Belfius

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Belfius

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Logotype de Belfius, banque et assurances

Création 1996
Dates clés 2012 - nouveau nom
Personnages clés Marc Raisière, président du comité de direction - Jos Clijsters, président du conseil d'administration
Forme juridique société anonyme
Siège social boulevard Pacheco 44
1000 Bruxelles
Drapeau de la Belgique Belgique
Direction Marc Raisière, Dirk Vanderschrick, Dirk Gyselinck, Eric Hermann, Johan Vankelecom, Luc Van Thielen
Actionnaires Société fédérale de participations et d’investissement (État belge)
Activité Services financiers
Produits Banque, assurances
Filiales Crefius, Elantis
Effectif 5 742,49 total en équivalents temps plein (31/12/11)[1]
Site web www.belfius.com
Fonds propres 3 275 millions d’EUR (2011[1]
Résultat net 1 367 millions d’EUR (2011[1]
-301,5 %[1]

Belfius[2], connue avant le 1er mars 2012 sous le nom de Dexia Banque Belgique[3] est une société de service de banque et d’assurances. C’est une société anonyme à caractère commercial dont la vocation première était de répondre aux besoins des collectivités locales. Elle provient du démantèlement du groupe Dexia dont elle faisait partie jusqu’au 10 octobre 2011. Elle a été achetée par l’État belge pour 4 milliards d’euros. Son siège social se trouve à Bruxelles.

Activités[modifier | modifier le code]

Les activités principales de Belfius Banque et Assurances sont l’octroi de crédit au secteur public, l’offre de services financiers aux particuliers et aux entreprises (retail et banque commerciale) ainsi que les assurances.

Historique[modifier | modifier le code]

1860-1996 : Crédit communal de Belgique[modifier | modifier le code]

En 1860 , le Crédit communal de Belgique est créé, chargé d’octroyer des crédits aux communes pour leurs investissements. Société anonyme, le Crédit communal est une banque à caractère coopératif dont les communes sont actionnaires. Ainsi, celles qui voudraient y emprunter devaient y prendre des actions pour au moins 5 % du montant de leur emprunt.

En 1947, le Crédit communal développe un réseau d’agences pour récolter directement l’épargne auprès du public via des carnets de dépôts. En 1960, le réseau est professionnalisé, ce qui vise à diversifier les opérations et fidéliser une clientèle de particuliers, en élargissant la gamme de produits et de services.

En 1990, le Crédit communal démarre son expansion internationale de la banque avec la création de Cregem International Bank au Grand-Duché de Luxembourg, spécialisée dans la gestion de fortune. En 1991, la banque continue son expansion internationale en prenant 25 % du capital de la Banque internationale à Luxembourg (BIL), première banque du Grand-duché de Luxembourg. Début 1992, le Crédit communal monte à 51 % dans le capital de la BIL.

1924-1996 : BACOB / Artesia[modifier | modifier le code]

En 1924 est fondée la Coopération Ouvrière Belge (COB) qui est à l’origine de la Banque BACOB et Les AP.

En 1997, la banque BACOB prend une participation majoritaire dans le capital de la Banque Paribas Belgique qui deviendra ensuite la Banque Artesia. En 1999, le nouveau groupe prend le nom de Artesia Banking Corporation et se compose de la banque retail (BACOB), la société d’assurances (Les AP), la banque d’affaires (Banque Artesia) et l’Asset Manager (Cordius).

1996-2012 : Dexia[modifier | modifier le code]

En 1996, le Crédit communal de Belgique (présidé par François Narmon) s'allie au Crédit local de France pour donner naissance à Dexia[4].

En 1997, Dexia prend une participation de 40 % dans la banque italienne Crediop, première banque privée spécialisée dans le financement des collectivités locales italiennes. En 1998, Dexia porte à hauteur de 60 % sa participation dans le capital de Crediop.

A partir de novembre 1999, le titre de Dexia est coté à Bruxelles (BEL20) et Paris (CAC 40), et entre à la Bourse de Luxembourg. Le groupe engage des développements importants dans le secteur de l’assurance en France, en Belgique et en Allemagne.

En 2000, Dexia rachète Financial Security Assurance (FSA) aux États-Unis, l’un des leaders du rehaussement de crédit des obligations municipales; Dexia devient le leader mondial sur le marché des services financiers au secteur public et opère alors dans la quasi-totalité des pays de l’Union européenne.

En 2001, Dexia fait l'acquisition d’Artesia Banking Corporation, un groupe bancaire qui exerce des activités de banque de détail (BACOB), d’assurances (LAP), de banque d’affaires (Artesia) et de Gestion d'actifs (Cordius). La participation dans Crediop monte à 70 %, et Dexia prend également le contrôle d’Otzar Hashilton Hamekomi, une banque israélienne spécialisée dans le financement de collectivités locales.

En 2002, le réseau d’agences BACOB en Belgique est intégré au groupe bancaire.

Ces fusions ont permis à Dexia d'étendre sa clientèle retail de +15 à +25 %, de devenir l’un des leaders du marché dans le domaine de la bancassurance et un acteur à part entière pour les activités de banque privée, de se positionner dans le top 3 du marché belge pour la gestion de patrimoine et de maintenir une position de banquier de référence du secteur public et non-profit.

En 2006, Dexia fait l'acquisition de la banque turque Denizbank pour 2,6 milliards d'euros[5].

2011 : le démantèlement éclair[modifier | modifier le code]

Début septembre 2011, François Baroin convoque Augustin de Romanet, directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (CDC), et son numéro deux, Antoine Gosset-Grainville, pour une situation urgente : Dexia est au bord du gouffre, les marchés ne veulent plus lui prêter d'argent depuis que Standard & Poor's l'a placé sous surveillance[6]. Ils décident que la Caisse des dépôts viendra en aide à Dexia, au risque de se faire emporter dans la tourmente[6].

Le 5 septembre 2011, Jos Clijsters[7], alors conseiller au comité de direction de Dexia SA, est nommé président du comité de direction de Dexia Banque Belgique en remplacement de Stefaan Decraene, quittant le groupe pour une fonction internationale dans une autre banque[Laquelle ?].

Le 3 octobre 2011, la société de notation financière Moody's place les notes de crédit de Dexia sous surveillance négative[8]. La banque perd alors l'accès à 25 milliards d'euros de financements non sécurisés[6].

Le lendemain, le mardi 4 octobre 2011, le cours de Dexia a baissé de 40% à l'ouverture de la bourse, et sa clientèle retire en un jour 300 millions d’euros de la banque[9]. En réaction à ces informations, les gouvernements belges et français déclarèrent se porter garant de la banque et vouloir scinder l’entreprise afin de sauver les parties saines et isoler les risques : la France s'assure que ce sauvetage se fera comme en 2008, c'est-à-dire avec une participation belge de 60,5%, une participation française de 36,5%, et une participation luxembourgeoise de 3,5%[6]. A la fin de la semaine, les clients de Dexia ont retiré un total de 2,5 milliards d'euros[6].

Le 10 octobre 2011 a lieu l’annonce de la reprise du pôle belge du groupe Dexia, Dexia Banque Belgique, par l’État belge, pour 3,73 milliards d’euros (4 milliards moins 270 millions)[6]. L’État belge décida également de participer, à hauteur de 60,5 %, au dispositif de garantie de financement au bénéfice de Dexia SA (60,5 % de 90 milliards, soit 54,45 milliards).

Le 11 octobre 2011, un fonds d'investissement appartenant à la famille royale du Qatar rachète Dexia BIL - qui emploie 5500 personnes, dont 300 au Luxembourg, et dont dépend la filiale suisse Dexia Banque Privée SA - pour une somme non-communiquée[10]. Cette vente s'était préparée en anticipation à la crise qui s'annonça, et l'état du Luxembourg a également participé à ce rachat[6].

2012 : Belfius[modifier | modifier le code]

Le 1er mars 2012, Dexia Banque Belgique devient Belfius Banque et Assurances. Le nouveau nom Belfius est composé de "Bel" pour "Belgique", "fi" pour "finances" et "us" (en anglais), pour "nous"[11]. Le nouveau nom de la banque a fuité la veille au soir de l'annonce officielle sur plusieurs média belges, dont la chaîne de télévision VTM[12]. L'objectif de ce changement de nom est de distinguer la nouvelle entité bancaire du holding Dexia, en démantèlement mais toujours coté en bourse[12].

En juin 2012, le groupe revend la banque turque Denizbank à la banque semi-publique russe Sberbank pour 3,01 milliards d'euros[5].

Le 1er janvier 2014, Jos Clijsters quitte sa fonction de président du comité de direction pour la fonction de président du conseil d'administration. Marc Raisière[13] lui succède à la présidence du comité de direction.

Nom et identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

Direction de l’entreprise[14][modifier | modifier le code]

Conseil d’administration[modifier | modifier le code]

Comité de direction[modifier | modifier le code]

Autres activités[modifier | modifier le code]

Sponsoring[modifier | modifier le code]

Belfius est le partenaire principal de l’équipe de football du club de Bruges, de l’équipe de basket Belfius Mons-Hainaut (Hommes) et de l'équipe de basket BC Namur-Capitale (Dames).

Belfius Classics[modifier | modifier le code]

Le concours national de Musique et des Arts de la parole Belfius Classics, organisé annuellement par Belfius, est un concours destiné aux élèves des académies communales belges qui suivent un enseignement artistique de type court à horaire décalé.

Œuvres d’art[modifier | modifier le code]

Belfius est propriétaire de la Collection Belfius, une collection de plus de 4 500 œuvres d'art. Cette collection est née de la fusion des œuvres d'art que possédaient les anciens Crédit Communal, Paribas Belgique et Bacob. Grâce à l'initiative Culture pour tous, la collection est dans une certaine mesure ouverte au public au siège principal de Belfius à Bruxelles, Boulevard Pachéco 44.

Belfius Art est une initiative de Belfius Banque, un concours organisé en collaboration avec les organisations faîtières de l’enseignement artistique à temps partiel Codibel (het Comité van Directeurs Beeldende Kunst) et ADEAP (l’Association des Directeurs de l'Enseignement des Arts plastiques et de Promotion socio-culturelle). Il s’adresse aux étudiants en art plastique des académies belges qui organisent l’enseignement artistique à temps partiel.

Prix de la presse[modifier | modifier le code]

Belfius organise chaque année les Prix de la presse Belfius, un concours annuel qui récompense les meilleurs articles ou séries d’articles, reportages audiovisuels et photos publiés ou diffusés dans les médias durant l’année écoulée.

Mécénat[modifier | modifier le code]

Belfius est engagé dans le mécénat de solidarité en Belgique via la Belfius Foundation.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]