Beignon

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Beignon
Blason de Beignon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Guer
Intercommunalité Communauté de communes du pays de Guer
Maire
Mandat
Yves Josse
2014-2020
Code postal 56380
Code commune 56012
Démographie
Gentilé Beignonnais, Beignonnaise
Population
municipale
1 738 hab. (2011)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 58′ 18″ N 2° 10′ 11″ O / 47.9716666667, -2.1697222222247° 58′ 18″ Nord 2° 10′ 11″ Ouest / 47.9716666667, -2.16972222222  
Altitude 116 m (min. : 52 m) (max. : 212 m)
Superficie 24,87 km2
Localisation

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Beignon [bɛɲɔ̃] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Le nom breton de la commune est Benion.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située au sud-ouest de la forêt de Paimpont, Beignon a connu une importante activité, maintenant disparue, de tannage des cuirs. Cette spécialité a dû être favorisée par la possibilité d'utiliser les tanins issus de la forêt. Il ne faut pas la confondre avec sa petite voisine : Saint-Malo-de-Beignon.

C'est sans véritable conviction qu'on a rapproché son nom du mot breton bignon signifiant source.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1789, le procureur Boisgontier ne croît pas utile de consulter les habitants pour rédiger le cahier de doléances ; ceux-ci se réunissent dans le cimetière le 7 avril 1789 pour produire un second cahier.

L'origine du nom de la commune peut être éclaircie par l'examen d'une petite affaire de vol arrivée en 1830 à quelques lieues de là (Gaël). Un témoin, Joseph Danion, déclare à l'occasion du procès : « Il employa de la semelle blanche non corroyée, peinte [en noir] avec de la couperose pour imiter le Beignon ». Un autre document de ce dossier du Tribunal correctionnel de Montfort-sur-Meu précise : « Il est à remarquer que l'on ne tanne de la semelle en gris que chez Madame Legemble et Monsieur Métairie. Les autres tanneurs et surtout ceux de Baignon tannent en noir ou en brun foncé ». L'action de baigner les peaux aurait donc été déterminante.

Description du blason de la commune:

Créé en 1987 par Paulette COLIN et Pierre BRIDIER

D’azur à la barre cousue de gueules, chargée d’une crosse d’or dans le sens de la barre, et accompagnée à dextre d’un chêne arraché cousu de sinople et à senestre d’un mont à trois coupeaux d’argent ; au chef d’hermine. Devise « Semper vivens » (« Toujours vivant »).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1802 Pierre Fleury    
1802 1822 Joseph Durand    
1822 1832 Clément Mouazan    
1832 1840 Mathurin Guérin    
1840 1843 Mathurin Jacquin    
1843 1857 Mathurin Huguet    
1857 1865 Mathurin Bécel    
1865 1869 Louis Danet-Tréberdières    
1869 1871 Mathurin Bécel    
1871 1878 Mathurin Guillaume    
1878 1884 Frédéric Lucas de Pellouan    
1884 1921 Joseph Deshayes    
1921 1924 Jean Duchêne    
1924 1931 Pierre Deshayes    
1931 1935 Pierre Allaire    
1935 1959 Louis Déron    
1959 1977 Eugène Lamballe    
1977 1983 Pierre Labbé    
1983 1989 Raymond Allain    
1989 2008 André Lamballe    
2008 en cours Yves Josse UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 738 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 800 1 623 1 368 1 530 1 569 1 479 1 419 1 401 1 417
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 436 1 432 1 343 1 320 1 385 1 406 1 391 1 332 1 272
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 242 1 200 1 191 657 645 603 590 595 587
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
580 701 711 611 712 818 1 417 1 738 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les Affolettes : ce petit parc privé (2500 m2) créé par un retraité du Camp de Coëtquidan dans les années 1960 a été très fréquenté pendant plus d'une décennie, notamment pour les sorties dominicales des habitants du secteur, jusqu'à sept mille visiteurs par an. À flanc de coteau, ses allées descendaient en lents lacets jusqu'à l'Aff entre diverses espèces végétales[3].

Le rocher glissant situé dans la lande de Beignon. La maison natale du père Gabriel Deshayes et le musée qui lui est consacré.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  3. Article de Ouest-France sur un projet de barrage sur l'Aff : « Une violence contre Brocéliande » du 25 août 1993.