Beehive hut

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Beehive hut, cabane en pierre sèche de la péninsule de Dingle

Beehive hut est le nom anglais communément donné en Irlande à des cabanes en pierre sèche, c'est-à-dire construites sans mortier, ayant la forme en cylindro-cône ou en ogive des ruches anciennes.

Définition[modifier | modifier le code]

En anglais, on entend par beehive hut (littéralement « cabane ruche ») une cabane ayant la forme d'une ruche en cylindro-cône ou en ogive. C'est donc une désignation purement morphologique, ce qui explique que les matériaux des beehive huts peuvent être tout aussi bien de la pierre que des végétaux ou encore les deux à la fois.

Tel voyageur anglais parcourant l'Arabie méridionale au début du XXe siècle, décrit un campement bishari d'une « demi douzaine de huttes en forme de ruche faites de nattes posées sur des perches arrondies »[1].

De même, le touriste de 2007 visitant le Swaziland en Afrique méridionale sera hébergé dans des « huttes en forme de ruche faites de graminées savamment tressées sur de jeunes troncs »[2].

Beehive huts d'Irlande occidentale[modifier | modifier le code]

Beehive hut est le nom communément donné en Irlande aux cabanes en pierre sèche, c'est-à-dire construites sans mortier. Leur nom en irlandais est clochán, plur. clocháin.

On en compte plus de 400 (privées) sur le versant Sud du Mont Eagle (516 m) sur la péninsule de Dingle, sur Church Island, au large de Beginish Island et à Reask. Mais les plus célèbres sont celles situées au sommet de l'île Skellig Michael, dans l'archipel des Îles Skellig, classées depuis 1996 au patrimoine mondial de l'Unesco.

Ces cabanes en pierres sèches sont déjà mentionnées dans la loi Críth Gablach du VIIe au VIIIe siècle, mais leur construction remonte au Ve siècle, par les moines disciples de saint Patrick, dont les successeurs perpétuent la tradition sur l'île d'Iona puis sur les îles britanniques de Farne et de Holy Island en passant par Aidan. Il en existe d'autres exemples sur le site des forts circulaires à Leacanbuaile dans le comté de Kerry, qui seraient des habitations.

Des chapelles en pierres taillées, de facture plus élaborée, telles que l'oratoire de Gallarus, sont présentées comme étant dérivées de ces dernières. Pour ce dernier bâtiment, qui est en pierres taillées jointoyées avec une fine couche de mortier, la datation au VIe siècle avancée par son découvreur, Charles Smith, a été remontée au XIIe siècle par Peter Harbison mais la tradition locale à l'époque de Charles Smith n'y voyait que la chapelle funéraire privée d'un certain Griffith More au XVIIe siècle[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Theodore and Mabel Bent, Southern Arabia, Smith, Elder & Co., London, 1900: "half a dozen beehive huts made of matting on rounded sticks".
  2. Cf. (en) Hawane Village and Stables, Malalotja Mountains, sur le site natureworkshop.com : "beehive huts made from intricately woven grass over saplings".
  3. Cf. (en) Peter Harbison, How old is Gallarus oratory? A reappraisal of its role in early Irish architecture, dans Medieval Archeology, vol. XIV, 1970, pp. 34-59.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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