Beauvoir-en-Lyons

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Beauvoir-en-Lyons
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Arrondissement de Dieppe
Canton Canton d'Argueil
Intercommunalité Communauté de communes des Monts et de l'Andelle
Maire
Mandat
Dominique Rimbert
2014-2020
Code postal 76220
Code commune 76067
Démographie
Population
municipale
605 hab. (2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 30′ 14″ N 1° 35′ 13″ E / 49.5038888889, 1.5869444444449° 30′ 14″ Nord 1° 35′ 13″ Est / 49.5038888889, 1.58694444444  
Altitude Min. 129 m – Max. 231 m
Superficie 33,29 km2
Localisation

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Beauvoir-en-Lyons est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune du pays de Bray, Beauvoir-en-Lyons est l'une des plus grandes communes de Seine-Maritime de par sa superficie. C'est également l'une des communes les plus hautes du département. Le bourg est situé à 15 km de Forges-les-Eaux, 41 km de Rouen, 12 km de Gournay-en-Bray et à 7 km d'Argueil.

Histoire[modifier | modifier le code]

Période médiévale[modifier | modifier le code]

L'une des quatre châtellenies royales du pays de Lyons au Moyen Âge avec celles de Longchamps-en-Lyons, Neufmarché-en-Lyons et Lyons-la-Forêt. Le roi d'Angleterre et duc de Normandie Henri Ier Beauclerc (1100-1135) y édifie un château sur motte au pied duquel est créé dès le début du XIIe siècle un bourg castral. Utilisé à des fins à la fois militaire et résidentielle, ce château royal est suffisamment vaste pour accueillir des hôtes prestigieux comme en 1185 où Henri II Plantagenêt y reçoit le jeune roi de France Philippe Auguste. Mais ce château ne survit pas au XIIe siècle. Pris en 1193 par le roi de France, Beauvoir est en effet démantelé par les Français en 1196. Alors que le traité de Gaillon prévoyait la restitution de Beauvoir aux troupes anglo-normandes, c'est un château en grande partie détruit qui est remis aux mains de Richard Coeur de Lion.

Vers 1150, Hugues de Gournay fonde le prieuré Saint-Laurent-en-Lyons.

Les rois capétiens qui réinvestissent la forêt de Lyons dès 1202 ne chercheront pas à reconstruire le château. S'ils séjournent règulièrement en forêt de Lyons pour chasser, ils préfèrent disposer dans ce secteur de la forêt de résidences plus modernes et confortables en faisant édifier dans le courant du XIIIe siècle deux manoirs royaux destinés à remplacer Beauvoir: La Feuillie et Bellozanne à proximité immédiate de l'abbaye.

Le souvenir de la châtellenie royale de Beauvoir se perpétue jusqu'à la Révolution par le maintien de la verderie de Beauvoir et de la toponymie médiévale de Beauvoir-en-Lyons qui subsiste encore aujourd'hui.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
    Abel Eugène Lassenay    
    Aimé Luquet    
    Henry Luquet    
    Aimé Elie    
mars 2001 en cours Dominique Rimbert UMP agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 605 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 950 1 616 1 725 1 593 1 443 1 405 1 283 1 243 1 165
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 057 1 039 1 066 1 006 1 009 920 895 851 820
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
762 762 737 647 645 653 643 726 701
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
669 561 539 464 463 473 556 578 605
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Nicolas

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • B. Nardeux, "La forêt royale de Lyons (XIe-XVe), un espace résidentiel méconnu", Congrès des Sociétés historiques et archéologiques de Normandie de Sées. Année 2008, p 51-59.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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