Beauregard-l'Évêque

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Beauregard et L'Évêque.
Beauregard-l'Évêque
Vue générale du village de Beauregard-l'Évêque.
Vue générale du village de Beauregard-l'Évêque.
Blason de Beauregard-l'Évêque
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Arrondissement de Clermont-Ferrand
Canton Canton de Vertaizon
Intercommunalité Communauté de communes de la Vallée du Jauron
Maire
Mandat
Alain Néri
2014-2020
Code postal 63116
Code commune 63034
Démographie
Population
municipale
1 323 hab. (2011)
Densité 110 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 48′ 42″ N 3° 18′ 01″ E / 45.8117, 3.300345° 48′ 42″ Nord 3° 18′ 01″ Est / 45.8117, 3.3003  
Altitude Min. 295 m – Max. 390 m
Superficie 12,02 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme

Voir sur la carte administrative de Puy-de-Dôme
City locator 14.svg
Beauregard-l'Évêque

Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme

Voir sur la carte topographique de Puy-de-Dôme
City locator 14.svg
Beauregard-l'Évêque

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Beauregard-l'Évêque

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Beauregard-l'Évêque
Liens
Site web http://beauregardleveque.fr/

Beauregard-l'Évêque est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne.

Elle fait partie de l'aire urbaine de Clermont-Ferrand.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Beauregard se situe sur un piton rocheux. L'Allier, alimentée par le Joron, passe au pied du village à l'ouest. Le village est composé de plusieurs quartiers (La Côte de Bas, Le Chantou, La Motte, Le Charmagnat, La Double, Le Bois, Le Coudert, La Coudiarche), et hameaux, écarts ou domaines (Courcourt, La Malgarou, Margnat, Mirabeau, Le Domaine Neuf, L'Eguilhe, La Borde, Layat). Le village est situé près de l'A89, qui passe au pied du piton en direction de Culhat.

Histoire[modifier | modifier le code]

Beauregard est connu, durant une grande partie du Moyen Âge et durant la période moderne, pour avoir été un lieu de résidence ou de villégiature des évêques de Clermont.

On relève les différentes appellations suivantes : Bellum Regardum (1103), Castrum Dicitur inter duos rivos (1212), Belragard (1262), Apud Bellum Regardum (1286), Belli Regardi (1318), Belregard (1418), Ville de Beauregard (1560) et enfin Beauregard-l'Evêque en 1789[Informations douteuses].

Audigier (1659-1744)[1] mentionne « une petite éminence, au-dessous du château de Beauregard sur le chemin de Lezoux, d’où l’on tire un minéral apprécié pour la peinture à fresque et à huile par les marchands de Clermont ». Il considère les vins de Beauregard parmi les plus renommés et que l’on « ne mépriserait pas dans les meilleures tables de Paris s’ils pouvaient être transportés sans demeurer longtemps en chemin ». Audigier cite également « deux sources d’eaux minérales entre Beauregard et Joze, au-dessous du bois du prieuré de Médagues, l’une appelée le petit Bouillon et l’autre le grand Bouillon  »[2]. Massillon, en proie à de violents maux d’estomac, en buvait régulièrement afin de se soulager. Dom Boyer[3] est reçu, les 13 et 14 janvier 1711, par les Minimes de Beauregard lors de sa collecte d’informations pour la Gallia Christiana. Il y revient, le 5 juillet 1712. Le 10 il est à Clermont où les Minimes de Beauregard viennent de remettre une relique de Saint François de Paule à ceux de Clermont pour la procession du reliquaire exécuté par l’orfèvre Dangoran natif de Bourges.

Massillon, prédicateur et évêque de Clermont, décède à Beauregard le 28 septembre 1742 à 10 heures du soir. Les entrailles et le cœur sont inhumés dans l’église paroissiale entre l’entrée du chœur et la première marche du maître autel[4] alors que le corps est transporté, dès le lendemain du décès au palais épiscopal de Clermont. Il y demeura trois jours avant d’être inhumé, le 2 octobre 1742 vers 11 heures, dans le chœur de la cathédrale en présence du célébrant Paul de Ribeyre évêque de Saint-Flour. La pierre tombale noire, gravée en lettres gothiques, a été déplacée et remplacée.

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le nom de la commune est, pour une courte période, redevenu simplement Beauregard[5].

Évêques de Clermont ayant résidé à Beauregard[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 en cours Alain Néri PS Retraité de l'éducation nationale spécialisée
sénateur, ancien député,
conseiller général (canton de Vertaizon)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 323 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 492 1 483 1 532 1 494 1 427 1 497 1 637 1 650 1 490
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 471 1 484 1 518 1 473 1 414 1 335 1 351 1 250 1 145
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 119 1 113 1 099 886 800 786 708 678 634
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
648 654 634 773 894 1 158 1 299 1 306 1 312
2011 - - - - - - - -
1 323 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Chapelle Saint-Aventin (Xe siècle) sur les bords de l'Allier. On peut voir au plafond un ex-voto représentant un trois-mâts placé par les mariniers de l'ancien port de la gabelle tout proche.
  • Couvent des Minimes (XVIe siècle) au lieu-dit Mirabeau : fondé par Guillaume Duprat, évêque de Clermont[10].
  • Église paroissiale[11] : Reconstruite presque totalement au XIXe siècle, on a alors placé le clocher et l'entrée principale sur l'abside de la vieille église, bien orientée au XVIIIe, qui sert de porche. Le chœur est maintenant à l'ouest. Transféré du couvent des Minimes en 1808, l'autel du chœur fut morcelé, car trop volumineux, pour ornementer le fond du chœur et les trois chapelles.
  • Château des évêques. Démoli en 1797. De 1724 à 1731, Massillon entreprit une série de travaux et restauration importants dans sa résidence seigneuriale conjointement à ceux du palais épiscopal de Clermont : terrasses entourant le château de toute part, chapelle garnie d’une riche argenterie à ses armes, et ornée de boiseries sculptées identiques à celles de Clermont. Ce chef d’œuvre, selon les témoins, a été réalisé par un maître menuisier de Clermont originaire de Saint-Julien-de-Coppel, Pierre Sureau. Ces pièces ont été transférées à la Révolution en l’église de Lempdes avant d’être vendues à un brocanteur. Le testament[12] de l’évêque donne le nom du concierge du château, Cousson, à qui il lègue une rente annuelle et viagère de cent livres[13].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abbé Ossédat, Les évêques de Clermont à Beauregard, Impr. Générale, Clermont-Ferrand, 1910, 164p.
  • Pierre Mondanel, L'ancienne batellerie de l'Allier et de la Dore, Mémoires de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres & Arts de Clermont-Ferrand, Impr. De Bussac, 1975, 689p. (pp. 52, 68, 69, 515, 558, 559, 613).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Histoire d'Auvergne », Clermont-Ferrand, L. Bellet, 1894,pp. 152, 168, 211, 212, 271, 272.
  2. À propos de « Medaigues », Jean Banc cite les travaux d'un médecin thiernois, le Sieur Bachot in « La Mémoire renouvelée des merveilles des eaux naturelles en faveur de nos nymphes françoises et des malades qui ont recours à leurs emplois salutaires », Paris, 1605.
  3. Dom Jacques Boyer, « Journal de voyage (1710-1714) », in « Bulletin Historique et Scientifique de l'Auvergne », 1884, tome XXVI, p112,115, 294, 296.
  4. Les viscères seront exhumés le 28 novembre 1862 par l’entrepreneur Mandon, des dalles en volvic recouvrent le caveau où a été déposée une lame de plomb portant inscription de l’évènement.
  5. Beauregard-l'Évêque sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS, consulté le 24 juillet 2012.
  6. Archives départementales du Puy-de-Dôme 1 G 14 / 6 : Testament de Martin Gouge (copie).
  7. Testament de Martin Gouge cité dans Jean Savaron, Les origines de la ville de Clairmont, augmentées des remarques, nottes et recherches curieuses des choses advenuës avant et après la première Édition. Ensemble des généalogies de l’ancienne et illustre maison de Senectere et autres, justifiées par chartres, tiltres, privileges des Rois, et autres preuves authentiques, et enrichies de plusieurs portraits dédiées à Monsieur le Mareschal de Senectere, par Pierre Durand, conseiller du Roy, Visiteur General des Gabelles en la cour des Aydes de Clairmont-Ferrand, Paris, 1662.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  10. Les Minimes de Beauregard dépendaient à l’origine de la Province d’Aquitaine et ensuite dans celle de Lyon. Un décret du consistoire sous Alexandre VII (1655 – 1667) créa la Province d’Auvergne composée des couvents de Clermont, Beauregard, Chaumont, Courpière, Brioude, Usson.
  11. Père Mallay, « Classification des églises du diocèse de Clermont », in « Bulletin Historique et Scientifique de l’Auvergne », 1870, tome XII.
  12. en date du 14 mars 1737.
  13. Michel Cohendy, « Correspondances, Décisions, Ordonnances et autres œuvres inédites de Jean-Baptiste Massillon, évêque de Clermont », « Bulletin Historique et Scientifique de l’Auvergne », 1882, tome XXIV, pp.145-320.

Liens externes[modifier | modifier le code]