Beaupréau

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47° 12′ 10″ N 0° 59′ 36″ W / 47.2027777778, -0.993333333333

Beaupréau
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Armoiries
Administration
Pays France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Cholet
Canton Beaupréau
Code commune 49023
Code postal 49600
Maire
Mandat en cours
Gérard Chevalier
2008-2014
Intercommunalité C. C. du Centre-Mauges
Pays des Mauges
Site web Site officiel de Beaupréau
Démographie
Population 6 711 hab. (2009[1])
Densité 187 hab./km2
Gentilé Bellopratains
Géographie
Coordonnées 47° 12′ 10″ Nord
       0° 59′ 36″ Ouest
/ 47.2027777778, -0.993333333333
Altitudes mini. 32 m — maxi. 117 m
Superficie 35,83 km2

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Beaupréau est une commune française, située dans le département de Maine-et-Loire et la région Pays de la Loire.

Ville de 6 700 habitants, elle est située près de Cholet, dans les Mauges.

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Une région bocagée

Beaupréau se situe au cœur du pays des Mauges, et est souvent considérée comme sa capitale. La commune est nichée sur les coteaux formés par les nombreux méandres de l'Èvre, à une altitude variant de 32 à 117 mètres[2]. La commune qui s'étend sur 36 km²[3] est très marquée par le paysage de bocage, ainsi que ses nombreuses fermes d'élevage bovin. Néanmoins, les parcelles ont connu une période de remembrement, des années 1960 à 1980. Ainsi, par la présence de fermes, la campagne reste très occupée. C'est aussi un terrain humide : la commune est parsemée de nombreux petits étangs et de bois, dont le plus grand est celui du parc municipal de Beaupréau.

Si la commune ne possède pas de vignes, contrairement aux communes voisines du Val de Loire, elle possède cependant un grand nombre de vergers producteurs de pommes. C'est une source d'emplois saisonniers importants.

[modifier] Une ville placée au centre des Mauges

Beaupréau possède une rocade qui la relie à Cholet, achevée en 2009. Elle joue un rôle local indéniable. Grâce à ses deux lycées privés[4], le Pinier Neuf, professionnel, et Notre Dame de Bonne Nouvelle, général, la ville attire des lycéens de toutes les communes des Mauges. Elle possède aussi une salle de spectacle de niveau régional, La Loge, bâtie sur l'ancienne demeure du général vendéen Maurice d'Elbée. En coopération avec la Communauté de communes du Centre-Mauges, elle participe au rayonnement culturel de la ville.

[modifier] Un modèle économique

Beaupréau et le pays des Mauges ont longtemps constitué un cas d'école en géographie. C'est l'unique exemple en France d'une industrialisation massive au cœur d'une région agricole.[réf. nécessaire] Beaupréau était ainsi tout au long du XXe siècle un centre industriel orienté vers le textile et le cuir[5], et très lié à des mouvements chrétiens comme les Jeunesses ouvrières chrétiennes. Néanmoins, le secteur a subi de nombreuses fermetures d'usines à partir des années 1970, entrainant un grand nombre de licenciements et une perte de dynamisme économique de la région. Il ne subsiste désormais que l'usine Bopy, qui emploie encore 140 salariés[6].

[modifier] Histoire, lieux et monuments

[modifier] Toponymie

Mentionnée sous la forme latinisée de Bello Pratello vers 1075, c'est-à-dire « beau pré »[7].

Formation médiévale : Préau vient de l'ancien français prael (attesté vers 1165) issu du bas latin pratellu diminutif de pré (du latin pratum) qui a donné le terme « préau » actuel par évolution sémantique.

[modifier] Histoire

Blason de
Beaupréau

Durant les guerres de religion, Beaupréau s'oppose au pouvoir royal. Henri IV devenu souverain, la grande partie de la province d'Anjou, hormis Angers et Saumur, refuse de reconnaître ce roi huguenot. Les ligueurs de Segré, Baugé, Beaupréau et Chalonnes refusent de se rallier au roi. En 1593, s'étant fait catholique, la paix revient[8].

La région a été marquée par les guerres de vendée, qui se déroulèrent au XVIIIe siècle.
En mars 1793 la Division de Cholet et de Beaupréau de l'Armée catholique et royale de Vendée compte 9 000 hommes, sous les ordres du général Maurice Gigost d'Elbée.
Fait marquant pour Beaupréau, en 1794 Charette monte une campagne victorieuse dans le marais et le bocage, La Rochejaquelein et Stofflet dans les Mauges. Les Bleus sont ainsi dispersés à Cholet, Beaupréau, Bressuire et Argenton-le-Château.

À la fin du XIXe est construit un réseau secondaire de chemin de fer, le Petit Anjou. L'Etoile de Beaupréau entre Beaupréau et Cholet, Beaupréau et Chalonnes-sur-Loire, Beaupréau et Nantes est ouverte en 1899.

[modifier] Le Château

Construit sous le Comte Foulques Nerra, le château de Beaupréau fit partie d'une chaîne de fortifications pour protéger l'Anjou des marches de Bretagne. Il accueillit le Roi Charles IX en 1565. Le château médiéval connaitra des transformations architecturales au cours des Xe, XIIe, XVIe, XVIIe, XIXe et XXe siècles. Son aspect gothique date de la fin du XIXe siècle.

Au cours du XXe siècle, une extension a été construite dans la cour intérieure, perpendiculairement au corps principal du bâtiment. Après avoir appartenu au marquis de Scépeaux puis à ses héritiers, les ducs de Blacas, il fut vendu par ces derniers à une congrégation religieuse qui le transforma en clinique maternité (1958/1995). À la fermeture de celle-ci, il fut vendu pour être aménagé en copropriété d'appartements privés, sans changement de son aspect extérieur.

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[modifier] Autres lieux

  • L'hôtel du Sénéchal des XVIe et XIXe siècles, en ruine en 1900, et que la famille Courtois a restauré entièrement dans les années 1930.
  • L'église Notre-Dame, inaugurée en 1863 et qui est une des grandes églises de style néo-gothique du Choletais. Elle est due à l'architecte local Alfred Tessier.
  • Le monument aux morts 1914-1918 et 1939-1945 qui a une rare particularité : en principe monument civil, il est pourtant surmonté d'une croix.
  • Le parc du château, un lieu de détente et de loisir qui a été récemment ouvert au public.
  • Le collège Notre Dame de Bonne Nouvelle, un bâtiment important pendant les guerres de Vendée.
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[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Louis Pierre Bory    
1791   Simon Michel Coycault    
1792   Marie Augustin Harreau    
1792   Jean Lefebvre    
1796   Marchand    
1797   Nicolas Dupas    
1797   Jean Tharreau    
1798 1799 Jacques Menard    
1801   Louis Pierre Cady    
1801 1802 Simon Michel Coycault    
1802 1815 Yves Louis Joseph Paumard    
x 2001 Jean Moreau RPR Président de la CC
2001-2008   Louis Chouteau DVG  
mars 2008 x Gérard CHEVALIER gauche Président de la CC
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

[modifier] Évolution démographique

En 2008, Beaupréau comptait 6 717 habitants (soit une augmentation de 8 % par rapport à 1999). La commune occupait le 1 462e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 483e en 1999, et le 12e au niveau départemental sur 363 communes.

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Beaupréau depuis cette date. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Beaupréau, cela correspond à 2006, 2011, etc. Les autres dates de « recensements » (2008, etc.) sont des estimations[9],[10].

Le maximum de la population a été atteint en 2008 avec 6 717 habitants.

Évolution démographique
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 678 1 640 1 893 2 964 3 207 3 238 3 887 3 887 3 669
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 790 3 821 4 134 3 758 3 926 3 878 3 863 3 857 3 834
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 746 3 497 3 590 3 531 3 667 3 693 3 767 4 190 4 398
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2009
4 577 4 955 5 428 5 782 5 937 6 217 6 456 6 717 6 711
Sources : base Cassini de l'EHESS pour les nombres retenus jusque 1962[11], et à partir de 1968 : Insee (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[12],[13].
Histogramme

[modifier] Pyramide des âges

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,6 %) est en effet supérieur au taux national (22,1 %) et au taux départemental (21,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 49,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,8 %, 15 à 29 ans = 22,6 %, 30 à 44 ans = 18 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 18,6 %) ;
  • 50,6 % de femmes (0 à 14 ans = 17,6 %, 15 à 29 ans = 17,4 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 25,3 %).
Pyramide des âges à Beaupréau en 2008 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90 ans ou +
1,5 
6,7 
75 à 89 ans
10,4 
11,3 
60 à 74 ans
13,4 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
18,0 
30 à 44 ans
19,5 
22,6 
15 à 29 ans
17,4 
19,8 
0 à 14 ans
17,6 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Notes et références

  1. http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/commune.asp?annee=2009&depcom=49023
  2. Carte IGN 1/50000  : Chemillé 1423
  3. Statistiques Insee
  4. Un lycée public Julien Gracq est en projet pour répondre au besoin de lycée public de la région.
  5. Lire à ce sujet, la bande dessinée d'Étienne Davodeau, Les Mauvaises Gens
  6. Site internet de Bopy
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, 2e éd., 738 p., p. 64 
  8. Paul Wagret, Jacques Boussard et Jacques Levron, Visages de l'Anjou; [cartes de H. Jacquinet et P. Simonet, couverture de G. Marjollin], Paris, Horizons de France, coll. « Collection Provinciales », 1951, in-8°, 178 p. 
  9. Calendrier de recensement sur insee.fr. Consulté le 2 juillet 2011
  10. Afin de permettre une comparaison entre communes, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de présenter :
    * pour 2004 et 2005 la population réelle publiée dans la base Cassini (attribuée par convention à l'année 2006 par l'EHESS) si elle existe ;
    * la population 2006, première population légale connue post-1999 publiée par l’Insee ;
    * les populations suivantes correspondant aux années réelles de recensement publiées par l’Insee ;
    * la dernière population légale publiée par l’Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur Base Cassini de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 2 juillet 2011
  12. a et b Évolution et structure de la population sur Résultats du recensement de la population - 2008. Consulté le 2 juillet 2011
  13. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur insee.fr. Consulté le 2 juillet 2011
  14. Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 sur insee.fr. Consulté le 2 juillet 2011

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes


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