Beaumont (Vienne)

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Beaumont
Le Clain à Beaumont.
Le Clain à Beaumont.
Blason de Beaumont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Vouneuil-sur-Vienne
Intercommunalité Communauté de communes du Val Vert du Clain
Maire
Mandat
Nicolas Reveillault
2014-2020
Code postal 86490
Code commune 86019
Démographie
Gentilé Beaumontois
Population
municipale
1 864 hab. (2011)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 18″ N 0° 25′ 46″ E / 46.7383333333, 0.42944444444446° 44′ 18″ Nord 0° 25′ 46″ Est / 46.7383333333, 0.429444444444  
Altitude Min. 56 m – Max. 151 m
Superficie 21,44 km2
Localisation

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Beaumont

Beaumont est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne, en région Poitou-Charentes. Ses habitants sont appelés les Beaumontois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Beaumont est une commune située sur l'axe Paris-Bordeaux, comprenant notamment l'autoroute A10, l'ancienne route nationale RN10, ainsi que les voies ferroviaires reliant Paris au Sud-Ouest. Cette localité est située à 15 kilomètres de Châtellerault et à 20 kilomètres de Poitiers. Beaumont fait partie de la communauté de communes du Val Vert du Clain regroupant plusieurs communes, notamment Dissay, Saint-Cyr, Marigny-Brizay, Jaunay-Clan et Saint-Georges-lès-Baillargeaux.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Beaumont est bordé par plusieurs communes comme Dissay, Naintré, Marigny-Brizay, Saint-Cyr, Colombiers et Jaunay-Clan, au niveau du village de Parigny. Ces localités sont placées géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Colombiers Naintré Rose des vents
Marigny-Brizay N
O    Beaumont    E
S
Jaunay-Clan
(Parigny)
Dissay Saint-Cyr

Espace naturel[modifier | modifier le code]

Beaumont est un bourg perché sur une butte-témoin dominant la vallée. La région de Beaumont présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées, de plaines de champs ouverts, de terres viticoles et de vallées. Le terroir se compose[2] :

  • d'argilo (pour 35 %) et de tuffeau jaune (pour 26 %) sur les collines et les dépressions sableuses des bordures du bassin parisien,
  • de champagnes ou aubues (pour 27 %) sur les autres collines,
  • de calcaire (pour 12 %) dans les vallées et les terrasses alluviales.

En 2006, 70 % de la superficie de la commune était occupée par l'agriculture, 26 % par des forêts et des milieux semi-naturels et 4 % par des zones construites et aménagées par l'homme (voirie)[3].

La forêt privée représente, en 2007, 503 hectares soit 23 % du territoire communal[4].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 9 kilomètres de cours d'eau, avec comme rivières principales le Clain sur une longueur de 4 kilomètres et la Palu sur une longueur de 2 kilomètres. Elles subissent toutes les deux une forte dégradation de leurs eaux et des écosystèmes aquatiques qui y sont liés. Au déficit récurrent s’ajoute une problématique qualité, avec les pollutions engendrées par diverses activités humaines.

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Beaumont regroupe plusieurs villages comme Brétigny, Beaudiment, Longève, Pineau, La Tricherie, Moncouard, Rouhet, Puy-Gachet et La Ballonière.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Dominique Gremiaux UMP  
mars 2014 en cours Nicolas Reveillault    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

La commune compte un bureau de poste.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 864 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 240 1 283 1 460 1 487 1 443 1 432 1 469 1 525 1 538
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 558 1 550 1 571 1 422 1 537 1 575 1 550 1 515 1 418
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 298 1 223 1 170 1 080 1 151 1 099 1 040 1 195 1 319
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 384 1 330 1 394 1 448 1 585 1 625 1 632 1 682 1 813
2011 - - - - - - - -
1 864 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2011, la densité de population de la commune était de 87 hab./km2, contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France métropolitaine.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 12 exploitations agricoles en 2010 contre 44 en 2000[8]. Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit - 16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[9].

Les surfaces agricoles utilisées ont, toutefois, augmenté et sont passées de 1 103 hectares en 2000 à 1 207 hectares en 2010[8].Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne vingt hectares[9].

62 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 15% pour les oléagineux (colza et tournesol) et 3% pour le fourrage[8].

Beaumont est également reconnu pour ces vins faisant partie du vignoble AOC Haut-Poitou.

Les élevages de chèvres (496 têtes), d'ovins (17 têtes) et de volailles (579 têtes) qui existaient en 2000, ont disparu en 2010.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Les ruines de la Tour de Beaumont. Le château a été bâti sur une motte castrale en dessous de laquelle un souterrain-refuge a été creusé. A quelques centaines de mètres du bourg de Beaumont, sur une hauteur, aujourd'hui au milieu des vignes, le château était un excellent poste d'observation dominant la vallée du Clain à plus de 140m. Le château est en deux parties. D'abord : le donjon féodal carré à contreforts rectangulaires Xe siècle/XIIe siècle. L'épaisseur des murs et les massifs arrondis des angles les plus exposés aux attaques soulignent son rôle défensif. Puis au XVe siècle, une tour carré, abritant un escalier à vis est accolée au donjon primitif. Cette construction a pour but de transformer le château féodal en une demeure plus confortable. Toutefois, des tourelles de 5m de diamètres ont aussi été construites à cette époque. Elles sont pourvues de canonnières. Toutefois, leur fonction défensive reste énigmatique dans le mesure où elles ne communiquent pas entre-elles, limitant ainsi les possibilités de déplacement des défenseurs. Le donjon a été détruit au XVIIe siècle.
  • Château de Beaudiment XVe siècle/XVIe siècle, restauré au XIXe siècle.
  • Château ruiné de Rouhet : tour carrée à mâchicoulis XVIe siècle/XVIe siècle/XVIIe siècle. Sa tour est inscrite comme Monument Historique depuis 1931.
  • Château du Puy-Chevrier XVIIe siècle.
  • Ruines de l'ancienne aumônerie des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle, à Longève.

Architecture sacrée[modifier | modifier le code]

  • Église romane Notre-Dame, remaniée XVe siècle : piliers à chapiteaux historiés, portail XIIe siècle en arc brisé à décor roman ; chapelle seigneuriale flamboyante XVe siècle ; tabernacle en bois doré XVIIe siècle, statuettes, cloche XVIIe siècle. Elle est inscrite comme Monument Historique depuis 1986.
  • Chapelle funéraire de la Madeleine (château de Beaudiment) : décor, crypte, gisant XVe siècle. Le décor est inscrit comme Monument Historique depuis 2002
  • Chapelle du château de Rouhet, inscrite comme Monument Historique depuis 1931.
  • La Croix du Bail

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de la Vienne.
Blason Blasonnement :
De gueules à une fasce d'argent chargée de trois fleurs de lys d'azur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  3. Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente
  4. Centre Régional de la Propriété Forestière de Poitou-Charente - 2007
  5. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. a, b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  9. a et b Agreste – Enquête Structure 2007