Beaufremont

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Beaufremont
Blason de Beaufremont
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Neufchâteau
Intercommunalité Communauté de communes de Bulgnéville entre Xaintois et Bassigny
Maire
Mandat
Daniel Delétoille
2014-2020
Code postal 88300
Code commune 88045
Démographie
Gentilé Beaufremontais(es)
Population
municipale
69 hab. (2011)
Densité 7,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 27″ N 5° 45′ 19″ E / 48.2575, 5.75527777778 ()48° 15′ 27″ Nord 5° 45′ 19″ Est / 48.2575, 5.75527777778 ()  
Altitude 460 m (min. : 348 m) (max. : 492 m)
Superficie 9,02 km2
Localisation

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Beaufremont

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Beaufremont

Beaufremont est une commune française située dans le département des Vosges. Elle est essentiellement connue pour être une ancienne place forte du Duché de Lorraine.

Ses habitants sont appelés les Beaufremontais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Beaufremont se situe aux marches sud de la Lorraine, sur le flanc d'une colline qui porte le même nom. Pratiquement, il se situe à dix kilomètres de l'autoroute A 31 reliant Dijon à Nancy, à 80 km au sud de cette dernière et à équidistance des sorties de Châtenois et Bulgnéville. Plus précisément, Beaufremont a pour voisin au levant le village d'Aulnois où s'écoule le Grand Bany, tandis qu'au couchant se trouve le village de Lemmecourt où coule le Petit Bany et qu'enfin au nord s'étend Landaville, bourg où le Petit Bany se jette dans le Grand. Les eaux de ces deux ruisseaux se jettent dans le Mouzon, un affluent de la Meuse.

Vue générale de Beaufremont

Le village, accroché au coteau, surplombe une étendue assez grande sur le pourtour de laquelle des saules pleureurs sur un sol tombant trahissent la présence passée des berges d'un étang. Ce dernier s'étendait avant la Révolution depuis la digue de la Marcarie située au-dessus de Lemmecourt jusqu'aux confins du hameau de Roncourt où les parcelles de pré sont toujours appelées "la Queue de l'Étang". Au-delà de cette vallée, la terre remonte doucement puis de plus en plus abruptement pour former le coteau (que les géologues dénomment cuesta, la côte en espagnol) dit du bois de Saint Charles. Cette ligne de crête marque la limite ouest du territoire de la commune au-delà de laquelle s'étend la vallée de l'Anger et les villages de Gendreville et Jainvillotte. Le bois de Saint-Charles offre une protection naturelle à la source d'eau appelée Naburnessart qui rassasie les Beaufremontais. En contrebas du bois était autrefois une ferme qui elle-même était une ancienne fabrique de tuiles et a donné aux parcelles avoisinantes le nom des "Tuileries". Le passant peut encore observer les ruines de cette bâtisse en prenant la petite route communale qui mène à Saint Charles. Au sud du territoire, entre Roncourt et Aulnois, s'étend un autre bois, le "François Châtel" qui borde la "Queue de l'Étang" et dans lequel prend naissance le petit Bany.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ruines du château de Beaufremont au début du XXe siècle.

L'histoire du village de Beaufremont ne peut être objectivement évoquée sans entreprendre en même temps l'étude de celle de la famille de Bauffremont. La présence du château fort dont les bases ont été jetées par les Burgondes au Ve siècle et qui appartient toujours à la famille qui porte le même nom montre l'évidence de ce rapprochement. Cependant, bien que moins spectaculaire que les vestiges de la forteresse médiévale, un tumulus situé au sommet de la colline de Saint Charles qui fait face au village, témoigne de la présence d'une tribu sur les terres de la commune pendant l'ère néolithique.

Les seigneurs de Beauffremont, d’ancienne chevalerie, auraient été assez puissants au XIIIe siècle pour déclarer la guerre aux ducs de Lorraine[réf. nécessaire]. Beaufremont était défendu par un château entouré de fossés profonds et flanqué de tours dont les murs avaient quatre à cinq mètres d’épaisseur. En 1757, les Beauffremont devinrent princes du Saint-Empire.

À la Révolution, le château est vendu et entièrement détruit. La commune est alors érigée en chef-lieu de canton, statut qu'elle perdra dès 1801.

Blason Blasonnement :
Vairé d’or et de gueules.
Commentaires : Le blason repris par la commune n'est autre que celui de la Maison de Bauffremont, d’ancienne chevalerie.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle de Beaufremont au début du XXe siècle.
  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.
  • La chapelle-colombier du château
  • L’inventaire topographique du patrimoine de la commune a été réalisé par le service régional[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des derniers maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Daniel Delétoille UMP  
1989 mars 2008 Jean-Paul Thivet SE  
1971 1989 Marcel Thivet SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 69 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
317 331 366 442 459 446 418 392 350
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
337 318 294 301 275 277 256 241 231
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
229 184 163 162 159 132 129 116 115
1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011 -
111 88 98 77 73 69 71 69 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et fortifications de la France au Moyen Âge, Strasbourg, éditions Publitotal,‎ 1978, reprint 1991, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Une vision d’ensemble de l’architecture castrale. Page 121 : Beaufremont

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site officiel du Ministère de la Culture (France) (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la Région Lorraine
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011