Beaufort (Jura)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Beaufort.
Beaufort
Image illustrative de l'article Beaufort (Jura)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Canton de Beaufort
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Sud-Revermont
Maire
Mandat
Jean Franchi
2014-2020
Code postal 39190
Code commune 39043
Démographie
Population
municipale
1 041 hab. (2011)
Densité 79 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 34′ 27″ N 5° 26′ 22″ E / 46.5741666667, 5.4394444444446° 34′ 27″ Nord 5° 26′ 22″ Est / 46.5741666667, 5.43944444444  
Altitude 230 m (min. : 191 m) (max. : 574 m)
Superficie 13,11 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Beaufort

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Beaufort

Beaufort est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Ses habitants sont appelés les Beaufortains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé à 15 km au sud de Lons-le-Saunier, sur la RD 1083 (ex RN 83), le village est bâti au pied du revers occidental des collines qui lient les montagnes du Jura à la plaine de la Bresse, sur un sol très accidenté ; il fait partie du Sud-Revermont jurassien.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Savigny-en-Revermont (Saône-et-Loire) Bonnaud Vincelles Rose des vents
N Vercia
Orbagna
O    Beaufort    E
S
Flacey-en-Bresse (Saône-et-loire) Maynal
Cuisia
Rosay

Histoire[modifier | modifier le code]

Beaufort

Beaufort apparaît dans les chartes sous le nom de Belloforti au XIIIe siècle. Son nom actuel est la francisation de son nom en francoprovençal, byo fòrt, deux adjectifs signifiant « beau et fort » et s’appliquant au château[1].

Il doit son origine à son château fort bâti au XIIe siècle par les religieux de Gigny pour la protection de leurs vastes domaines en ces lieux. Quelques cabanes occupées par des serfs ont donc formé le premier village. Installé au pied de la colline les habitants pouvaient se réfugier au château en cas de péril.[réf. nécessaire]

De 1471 à 1479, les armées du roi Louis XI mirent à sac le village. En 1595, Beaufort subit les sévices des troupes d’Henri IV (guerres de religion). Un peu plus tard dans le temps, en 1637, les troupes françaises, après avoir ruiné Maynal, se jetèrent sur Beaufort qui tomba. Mais le 14 avril 1639 Lacuzon accompagné de 300 soldats reprit Beaufort aux Français.[réf. nécessaire]

La Révolution fait sentir ses effets à Beaufort. On note l'épisode de 1793 : les paysans de Beaufort prennent et pillent le château ; il est ensuite démoli.[réf. nécessaire]

Le 11 août 1819 Beaufort remplace Cousance comme chef lieu de canton[2]. Quatre ans plus tard, la commune fusionne avec celle de Rambez[2]. Le 17 août 1850 fut marqué par le passage de Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République.[réf. nécessaire]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jean-Marie Goudot    
mars 2008 réélu en 2014 Jean Franchi[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 041 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
964 877 1 226 1 067 1 178 1 210 1 268 1 215 1 278
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 173 1 255 1 299 1 359 1 301 1 270 1 298 1 240 1 160
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 164 1 166 1 163 1 020 1 022 1 000 966 804 843
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
841 781 779 896 936 965 1 011 1 000 1 022
2011 - - - - - - - -
1 041 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Beaufort bénéficie de l'appellation d'origine contrôlée "Côtes du Jura" pour les vins qui sont produits dans le vignoble couvrant les pentes du Revermont. Il est aussi situé dans la zone d'appellation "Comté".

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du château (XIIe s), propriété privée;
  • Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte (XVe s);
  • Tilleul (XVIe s);
  • Calvaire (XVIIe s);
  • Demeures (XVIIIe s);
  • Site de la Madone.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Beaufort est la patrie de Jacques Baulot ou Baulieu, plus connu sous le nom de frère Jacques, célèbre lithotomiste, né à l'Etandonne (quartier de Beaufort) en 1651, mort à Besançon le 7 décembre 1714. Il est l'inventeur de la méthode de tailler appelée taille de Rau. On peut trouver une biographie complète issue du Dictionnaire des sciences médicales. Biographie médicale. Tome 2 à cette adresse : Biographie de Jacques Baulot
  • Gustave Oudet (1816-1897), homme politique, maire de Besançon et sénateur

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

De gueules au lion d'argent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195),‎ 1991, 1852 p. (lire en ligne), p. 1479, notice 26855
  2. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consulté le 2 mai 2010
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011