Beaufort (Savoie)
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| Beaufort | ||
Mairie de Beaufort |
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Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Rhône-Alpes | |
| Département | Savoie | |
| Arrondissement | Albertville | |
| Canton | Beaufort (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Beaufortain | |
| Maire Mandat |
Annick Cressens 2008-2014 |
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| Code postal | 73270 | |
| Code commune | 73034 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Beaufortains | |
| Population municipale |
2 184 hab. (2010) | |
| Densité | 15 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 683 m — Max. 2 882 m | |
| Superficie | 149,53 km2 | |
| Localisation | ||
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Beaufort (nommée également Beaufort-sur-Doron non officiellement), est une commune française, située dans le département de la Savoie et la région Rhône-Alpes. La commune est la principale localité du Beaufortain, qui lui doit son nom.
Ses habitants sont appelés les Beaufortains.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Beaufort est situé au cœur du Massif du Beaufortain, sur le doron de Beaufort de Beaufort.
Climat [modifier]
Toponymie [modifier]
Histoire [modifier]
La commune portait le nom de Luce, Lucia XIIe siècle du nom d'une villa romaine. Puis elle prit le nom de la paroisse au XIIIe siècle, Sainte-Maxime. La commune prend le nom de Belfort en 1225. Ensuite, il évolue en Villa Sti Maximi vallis Lucie et Apud Sanctum Maximum, en 1308, Castellania Bellifortis en 1334, Saint Maxime de Beaufort en 1738[1].
Le contrôle du château est à l'origine de tensions entre Amédée VI de Savoie et les Comte de Genève et du Dauphiné. Le conflit prend fin avec le traité de Paris de 1355 où Beaufort et le Beaufortain reviennent au comte Amédée VI.
Le 10 octobre 1600, durant guerre franco-savoyarde, Henri IV parti de Faverges arrive à Beaufort et passe la nuit au château de La Sallaz. Le lendemain il fait une reconnaissance du col du Cormet d'Arêches, l'un des passages par lequel Charles-Emmanuel Ier de Savoie et son armée pouvaient entrer en Savoie pour porter secours à Montmélian. Le 12 octobre, avec 8 000 hommes il quitte le château et arrive le soir à Saint-Pierre-d'Albigny.
Le Beaufortain est érigée en baronnie en 1667.
Au cœur du village, existe encore le bâtiment de la gendarmerie impériale et, à la sortie (direction Arêches) il y a une forge ; ancienne boulangerie impériale elle est maintenant un atelier de ferronnerie.
Administration [modifier]
La commune de Beaufort est composée de deux villages, Beaufort et Arêches, ainsi que 11 hameaux.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 2 184 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
- Château de Beaufort
- Situé à deux kilomètres au nord-ouest du bourg, au sommet de la colline des Vanches, dominant le confluent du Doron et du Dorinet, à 997 m d'altitude, le château de Beaufort, anciennement « castorum Bellefortis », est un ancien château fort du XIe siècle. Il en subsiste d'importants vestiges.
- Château des Outards
- Situé en face de la colline des Vanches, sur la rive gauche du Dorinet, au sommet de la colline des Curtillets, à 1,2 km au nord-est du bourg, le château des Outards, « castrum de Altaribus » en 1297, est une ancienne maison forte du XIe siècle dont il subsiste des vestiges.
- Château de La Grande Salle
- Situé sur rive gauche de l'Argentine, avant son confluent avec le Doron, le château de La Sallaz ou château de la Grande-Salle est une ancienne maison forte du XIIIe siècle dont il subsiste des vestiges.
- Château de Randens[4] : aujourd'hui la mairie - XVIe siècle.
- Chapelle de Roselend
- Le Barrage de Roselend est un ouvrage de béton de type voûte datant de 1961. Sa hauteur est de 105 m et sa longueur est de 804 m. Il est l'un des quatre barrages hydro-électriques du Beaufortain, avec le barrage de la Gittaz et le barrage de Saint-Guérin (1960), qui alimentent la centrale de La Bâthie, et celui de la Girotte.
Économie [modifier]
La population vit principalement du tourisme (ski et tourisme vert) et de l'agriculture, principalement l'élevage laitier pour la production du célèbre fromage, le Beaufort auquel le bourg a donné son nom. La commune tire aussi quelques revenus des barrages du Beaufortain.
C'est de cette commune que dépend le domaine skiable d'Arêches-Beaufort. Village typique du Beaufortain (1 040 m), Arêches dépend de la commune de Beaufort en Savoie. C'est de ce village que l'on a accès aux remontées mécaniques de la station au pied du Grand Mont. Les pistes sont étagées entre 1 050 et 2 300 mètres. La station est composée de 50 km de pistes de ski alpin, de 15 remontées mécaniques et de 35 km de pistes de ski de fond. Une course de ski-alpinisme réputée, la Pierra Menta, se déroule chaque année en mars.
De façon récente, à l'image de bien des villages savoyards, Beaufort a été touché par le phénomène de rurbanisation. De plus en plus de personnes, fuyant les prix prohibitifs ou l'agitation des grandes villes, viennent s'y installer. On trouve donc des habitants qui travaillent à Chambéry (50 min par autoroute), Annecy (1 h) ou même Grenoble (1 h 20).
La commune accueille aussi un collège de 250 élèves, l'un des plus petits de Savoie. L'établissement dispose d'une section ski qui lui a apporté quelques titres prestigieux de champions de France et même de champions du monde scolaire. Quelques skieurs et skieuses de haut niveau sont passés par cette formation : Aurélie Révillet, Marie Bochet (handisport) ou encore la jeune Clara Direz.
Évènements [modifier]
- Mars : Course de la Pierra Menta
- Avril : Festival de l'humour [1]
- Mai : rallye du Beaufortain
- Juillet : 14 juillet : Fête de Beaufort et trail de montagne : la Frison Roche
- Aout : 2e dimanche : fête folklorique d'Arêches
- Octobre :
- 2e week-end : salon des sites remarquables du gout
- cross du collège
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Nicolas Oudéard (1645-?), artiste-peintre, décorateur d'églises.
- Claude-Antoine Ducis (1819-1895), abbé et historien.
- Félix Germain (1904-), enseignant et écrivain, membre de l'académie de Savoie.
- Roger Frison-Roche (1906-1999), explorateur et écrivain français.
- Lucien Avocat (1925-2006), médecin, maire et conseiller général.
- Marcel Perrier (1933), évêque émérite du diocèse de Pamiers.
- Alain Bar (1947-), graveur.
- Hubert Favre (1932-), Ambassadeur du Beaufortain.
- Maxime Viallet (1922-2002), le père du fromage "Beaufort".
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Dictionnaire d'Amboise. Pays de Savoie. Éditions Amboise. 1989. 2e édition, p.88 et surtout le Site des Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Georges Chapier, Châteaux Savoyards : Faucigny, Chablais, Tarentaise, Maurienne, Savoie propre, Genevois, La Découvrance. Collection L'amateur Averti, 2005, 410 p. (ISBN 978-2-8426-5326-2), p. 107.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Hélène Viallet, Les alpages et la vie d´une communauté montagnarde : Beaufort du Moyen Âge au XVIIIe siècle, Académie salésienne, 1993, Annecy
