Beaucaire (Gard)

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43° 48′ 29″ N 4° 38′ 39″ E / 43.8080555556, 4.64416666667

Beaucaire
Vue sur Beaucaire
Vue sur Beaucaire
Administration
Pays France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement Nîmes
Canton Beaucaire
Chef-lieu
Code commune 30032
Code postal 30300
Maire
Mandat en cours
Jacques Bourbousson
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Beaucaire-Terre d'Argence
Démographie
Population 15 857 hab. (2009)
Densité 183 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 48′ 29″ Nord
       4° 38′ 39″ Est
/ 43.8080555556, 4.64416666667
Altitudes mini. 1 m — maxi. 156 m
Superficie 86,52 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Beaucaire (en provençal Bèu caire) est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Beaucairois et Beaucairoises.

Sommaire

[modifier] Géographie

Pont sur le Rhône entre Beaucaire et Tarascon

[modifier] Situation

La ville de Beaucaire se situe à la frontière Est du département du Gard, sur la rive droite du Rhône, au centre d'un triangle formé par Nîmes à l'Ouest, Avignon au Nord-Est et Arles au Sud.

Elle se trouve au croisement de grandes régions naturelles telles la Provence, la Camargue et le plateau des Costières. En face, se trouve la ville de Tarascon dans les Bouches-du-Rhône avec qui elle forme une agglomération d'environ 30 000 habitants.

Beaucaire est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard (voir lien) et fait également partie des 41 communes du Pays Garrigues Costières.

[modifier] Communes limitrophes

[modifier] Toponymie

Témoins de la période médiévale, les désignations du "château" sont nombreuses. On les rencontre exprimées à l'aide de termes différents : les beaucaire (castrum Bellicadri en 1096, après avoir été Ougernon chez Strabon) sont des bèu caire (de l'occitan bèu : beau et caire : pierre d'angle, pierre de taille), c'est-à-dire des châteaux.

[modifier] Histoire

Foire de Beaucaire, gravure coloriée du XVIIIe siècle
Château de Beaucaire, vu depuis le Nord
Vue du canal du Rhône à Sète, à Beaucaire
Dessin à la plume du canal, à Beaucaire

[modifier] Antiquité

Fondée au VIIe siècle av. J.‑C., Beaucaire est connue comme ville relais de la célèbre voie Domitienne qui reliait l’Italie à l’Espagne (121 avant J.C.). C’est à cette étape que la voie Domitienne se divise pour desservir les directions d’Arles, de Nîmes, de Remoulins et de Saint-Gilles. À cette époque, Beaucaire s’appelle Ugernum. C'est là que, suite à la prise de Rome par les Vandales en 452, la noblesse gauloise se réunit pour élire Avitus nouvel empereur[1].

[modifier] Moyen Âge

Le Moyen Âge marque un ralentissement de l’extension de la ville. Beaucaire n’échappe pas aux troubles de cette sombre période. Elle subit les invasions Burgondes, des Goths puis des Sarrasins. C’est à cette époque que se construit le premier rempart et que s’effectue l’agrandissement du château.

La ville prend le nom de Beaucaire (qui signifie "belle pierre", sans doute en référence à ses nombreuses constructions, à ses carrières, ou encore au fait que les collines de la triple levée forme le premier massif lorsqu'on remonte le Rhône depuis la mer). Simon de Montfort tente d'assiéger la ville en 1216, mais y subit un de ses plus importants échecs.

Au XIIIe siècle, Louis IX se rend plusieurs fois à Beaucaire. La ville s’étend et sa population augmente.

Malgré la guerre de Cent Ans et les guerres de religion (XIVe au XVIe siècle), le faste et le raffinement de l’architecture s’amplifient, parallèlement à la richesse des marchands beaucairois.

En 1579, Beaucaire est tenue par Montmorency-Damville, gouverneur catholique du Languedoc, mais tolérant. Le capitaine de la ville est Jean de Parabère, qui joue bientôt son propre jeu. Damville provoque alors une émeute pour récupérer la ville, mais même si Parabère est décapité, la ville reste aux mains des Huguenots, grâce aux renforts envoyés par Châtillon, le fils de l’amiral de Coligny[2].

[modifier] XVIIe et XVIIIe siècles

Du XVIIe au XIXe siècle, la Foire de la Madeleine va apporter à Beaucaire un rayonnement international.

Article détaillé : Foire de Beaucaire.

Dix jours de foire franche généraient un volume d’affaires comparable à celui du port de Marseille en une année. La Révolution française de 1789 n'altère pas l’activité des marchands. C’est en effet à cette époque que s’édifient les plus beaux hôtels particuliers et demeures, dont l’Hôtel de Clausonnette et l’Hôtel de Ville. L’avènement du chemin de fer et la fin du commerce fluvial vont progressivement anéantir la Foire de la Madeleine et plonger Beaucaire dans l’anonymat.

La foire de la Madeleine existe toujours sous la forme de fêtes foraines, courses de taureaux, et festivités diverses. Elle débute toujours le 21 juillet, se finit toujours un lundi et doit durer au minimum 6 jours.

Beaucaire fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

[modifier] Depuis le XIXe siècle

À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, quelques ouvrages de grande valeur sont construits comme la « banquette », digue de pierres longeant la ville dans sa partie est, protégeant le centre-ville des crues du Rhône, les halles alimentaires et le casino municipal, actuelle salle des fêtes. C’est aussi à cette époque que le canal du Rhône à Sète est creusé. Il permet de relier Beaucaire au canal du Midi.

[modifier] Héraldique

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason de Beaucaire

Les armes de Beaucaire se blasonnent ainsi :

Écartelé d'or et de gueules[3].

[modifier] Économie

La ville abrite une cimenterie de Ciments français, filiale du groupe italien Italcementi[4] et l'usine de la société Casanis, du groupe Bacardi, qui commercialise le Get 27[5].

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1983 José Boyer PCF Conseiller général du canton de Beaucaire (1976-1982)
1983 2002 Jean-Marie André UDF-DL  Député du Gard de 1993 à 1997
2002 mars 2008 Mireille Cellier UMP  Ancienne première adjointe au maire

Conseillère régionale du Languedoc-Roussillon de 1998 à 2010

mars 2008 mars 2014 Jacques Bourbousson[6] Rad. Président de la communauté de communes
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : Ehess[7] et INSEE[8])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8 510 7 943 8 671 9 825 9 967 9 601 9 795 9 725 11 045
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
12 713 9 544 9 395 8 804 8 777 9 724 9 824 8 947 9 020
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 143 8 764 8 488 7 916 8 479 9 701 10 059 9 343 10 197
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009  
11 061 12 740 12 829 12 840 13 400 13 748 15 099 15 857[9]  

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes


[modifier] Culture et patrimoine

[modifier] Lieux et monuments

  • Abbaye troglodytique de Saint-Roman : au sommet d'un piton calcaire dominant la vallée du Rhône au confluent du Gardon, cet étonnant monastère rupestre, qui dépendait de l'abbaye de Psalmodie, fut abandonné au XVIe siècle. Une forteresse bâtie en partie avec les pierres de l'abbaye, lui succéda. Elle fut démantelée en 1850 et seuls quelques vestiges des fortifications sont encore visibles.
  • Château de Beaucaire et son donjon triangulaire.
  • Église-collégiale Notre-Dame-des-Pommiers datant du XVIIIe siècle, la plus grande église de la ville, de style baroque.
  • Croix couverte.
  • Taureau cocardier Goya, sculpture de Camille Soccorsi (1984), place Jean Jaurès.
  • Sculpture du Drac, place de la République.
  • Le Vieux Mas, une ferme comme en 1900.
  • Musée Auguste Jacquet, musée de l'Histoire, de l'archéologie et des traditions de Beaucaire. Dans l'ancien couvent des sœurs Augustines, aux pieds du château médiéval.
  • Musée du Cheval et de l'Eperonnerie d'Art, salle des IV Rois, rue du 4 septembre.
  • Sur le plateau au nord-ouest du village, à proximité du cimetière, se situent des bornes milliaires sur le tracé de l'ancienne voie Domitienne. Constituées d'une seule pierre droite, elles sont disposées à droite de la voie dans le sens Beaucaire-Narbonne. Elles sont plusieurs en raison de l'ajout d'une nouvelle borne au nom de l'empereur en titre lors de chaque réfection importante. Ces multiples bornes portent le nom de "colonnes de César"[10].

[modifier] Légende

Beaucaire a le redoutable drac, monstre surgissant du fond des eaux pour dévorer ses proies. Un jour, le monstre s'empare d'une jeune lavandière et l'entraîne dans sa grotte. Mais, alors que la malheureuse s'attend au pire, le drac lui explique ce qu'il attend d'elle : il cherche une nourrice pour son fils, le draconnet. C'est ainsi que la lavandière nourrit pendant sept ans le petit monstre avant d'être relâchée. Mais un jour de foire, le drac vient faire son marché, en prenant une apparence humaine. La lavandière reconnaît son geôlier et ameute la foule. Furieux d'être ainsi démasqué, le drac crève les yeux de la pauvre lavandière qui, affirme Gervais de Tilbury, auteur en 1214 de ce conte, resta aveugle jusqu'à la fin de ses jours.

[modifier] Festivités

Lâché de taureau dans les rues de Beaucaire.
  • Beaucaire est Cité du Livre depuis 2007. Elle accueille des maisons d'édition, des bouquinistes et organise un festival du conte.
  • Les Estivales, manifestations tauromachiques et culturelles annuelles. La ville est membre du l'Union des villes taurines françaises.

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Notes et références

  1. [1]
  2. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 978-2-7242-0785-9), p 326
  3. Le blason de la commune sur Gaso
  4. (en) Italcimenti
  5. (fr) « La société Casanis transfère son usine dans le Gard », Les Échos n° 16943 du 20 juillet 1995.
  6. Le site officiel du ministère de l'Intérieur de l'Outre-mer et des Collectivités Territoriales
  7. http://cassini.ehess.fr/ Population par commune avant 1962 (résultats publiés au journal officiel ou conservés aux archives départementales)
  8. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  9. Recensement de 2006 des communes du Gard
  10. Panneau d'information présent sur place et disponible en image sur Commons Image du panneau

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes


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