Beatrice Potter Webb

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Beatrice Webb.

Martha Beatrice Potter Webb (Gloucester, 22 janvier 1858 - Liphook, Hampshire, 30 avril 1943) était une socialiste et économiste britannique.

Beatrice Potter Webb naquit à Gloucester, dans le comté de Gloucestershire. Elle était la petite fille d'un député radical, Richard Potter. En 1882, elle eut une relation avec l'homme politique radical Joseph Chamberlain, alors ministre. En 1890, elle rencontra Sidney Webb, qui l'aida dans ses recherches. Ils se marièrent en 1892. Elle prenait très souvent part aux activités politiques et professionnelles de son mari, y compris au sein de la Fabian Society. Elle participa ainsi à la création de la London School of Economics (LSE). Elle fut la coauteur de History of Trade Unionism (1894), et cocréatrice du magazine New Statesman en 1913.

Théoricienne de la coopérative[modifier | modifier le code]

Elle contribua de manière importante aux théories politiques et économiques du mouvement de la Coopération. Elle fut la première à employer les termes de « fédéralisme coopératif » et d'« individualisme coopératif » dans son livre publié en 1891 Le Mouvement Coopératif en Grande-Bretagne. Beatrice Webb pensait que les sociétés fondées sur la consommation coopérative devaient former des sociétés fondées sur un mode de coopération de vente de gros et que les Coopératives Fédéralistes devaient acheter des fermes ou des usines. Elle était très critique vis-à-vis des coopératives ouvrières censées conduire au socialisme, pointant du doigt — à l'époque où elle écrivait — que de telles tentatives s'étaient largement soldées par des échecs[1].

Dans le livre de H. G. Wells The New Machiavelli (1911), les époux Webb, sous le nom des Baileys, sont critiqués comme des bourgeois manipulateurs.

Eugénisme[modifier | modifier le code]

Beatrice Potter Webb admire Francis Galton. Elle pousse son époux Sidney Webb à adhérer à la Société eugénique à partir de 1890. Cependant, tous deux rejettent l'idée d'eugénisme positif de Francis Galton. Ils préconisent une action sur l'environnement plutôt que sur la biologie[2].

Archives[modifier | modifier le code]

Les écrits de Beatrice Webb, et notamment son journal intime, sont regroupés dans les archives Passfield de la London School of Economics.'A poor thing but our own': the Webbs and the Labour Party.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres de Béatrice Potter Webb :

Œuvres coécrites par Béatrice Potter Webb et Sidney Webb :

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Beatrice Potter, The Co-operative Movement in Great Britain, London: Swan Sonnenschein & Co., 1891
  2. Becquemont Daniel. Eugénisme et socialisme en Grande-Bretagne. 1890-1900. In: Mil neuf cent, no 18, 2000. Eugénisme et socialisme. p. 53-79.