Bear Stearns

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The Bear Stearns Companies, Inc.

Description de l'image  Bear Stearns.png.
Création 1923
Fondateurs Joseph Bear, Robert Stearns et Harold Mayer
Personnages clés David Rockefeller (2008)
Forme juridique Publique (NYSE: BSC)
Siège social Drapeau des États-Unis New York (États-Unis)
Direction Alan Schwartz CEO
Activité Investissements financiers
Produits Financial Services
Investment Banking
Investment management
Société mère JPMorgan Chase
Effectif 13 566 (11/2006)
Site web www.bearstearns.com
Chiffre d’affaires 16,151 milliards USD (11/2007)

The Bear Stearns Companies, Inc. (NYSE : BSC) est la maison mère de Bear, Stearns & Co. Inc., une des plus grandes banque d'investissement, d'échange de valeur mobilière et agent de change. Ses principaux secteurs d'activités, sur la base des contributions 2006, étaient : le marché de capitaux (80 %), la gestion de patrimoine (10 %) et les services de compensation (10 %) [réf. nécessaire]. Pionnière dans les produits de titrisation, la banque d'affaires, alors la 5e de Wall Street[1], a été largement exposée à la crise des subprimes et, malgré un renflouement de la Federal Reserve Bank of New York en mars 2008, a dû être revendue à la banque commerciale JPMorgan Chase[1] à un prix de 10 $ par action (celles-ci s'évaluaient avant la crise à plus de 133 $). La faillite de la banque a été un événement précurseur de l'effondrement de l'activité bancaire de Wall Street en septembre 2008 et de la crise financière.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bear Stearns World Headquarters, Madison Avenue, New York, revendue en 2008 avec le reste de la banque à JPMorgan Chase.

La société fut fondée en 1923 par Joseph Bear, Robert Stearns et Harold Mayer en tant que société de trading à fonds propres. Sa clientèle se compose de corporations, institutions, gouvernements et particuliers. L'activité de la société inclut la finance d'entreprise, les fusions et acquisitions, sociétés côtées en bourse et ventes à revenu fixe, commerce et recherche, services aux clients privés, produits dérivés, marché international et contrats à terme (futures en anglais), gestion d'actifs et services de placement.

Le siège social est situé au 383 Madison Avenue, entre E. 46th Street et E. 47th Street à Manhattan (New York). La société emploie actuellement plus de 15 500 personnes à travers le monde. Elle est également implantée à Atlanta, Boston, Chicago, Dallas, Denver, Houston, Los Angeles, Irvine, San Francisco, San Juan, Whippany NJ et Saint Louis. À l'étranger, elle est aussi implantée à Londres, Beijing, Dublin, Hong Kong, Lugano, Milan, São Paulo, Shanghai, Singapour, et Tokyo.

Au début des années 2000, après le krach boursier de 2001-2002 qui sanctionne la fin de la bulle Internet et sur les télécoms, Bear Stearns est l'une des dix grandes banques d'investissement à avoir signé un compromis à 1,4 milliard de dollars sur la question de l'indépendance de l'analyse financière, via l'accord amiable d'avril 2003, avec la SEC et[2] l'association des courtiers américains.

Malgré ces difficultés, entre 2005 et 2007, Bear Stearns fut reconnue comme la "plus admirable" (most admired) société de valeurs mobilières, par l'étude du magazine Fortune "America's Most Admired Companies", et seconde parmi les sociétés de titres. L'étude annuelle constitue un classement prestigieux révélateur du talent des employés, de la qualité de la gestion et de l'innovation. Cependant, en mars 2008, l'action de la société perd 80 % de sa valeur, soit un retour en arrière de 10 ans, en relation avec la crise des prêts immobiliers dite des subprimes.

Le 14 mars 2008, la société annonça un plan de financement d'urgence par la Fed [réf. nécessaire].

Le 16 mars 2008, annonce de l'acquisition de Bear Stearns, qui comptait alors 14 000 employés[3], par JPMorgan Chase Bank à 2 $ l'action [3]. Elle en valait 130 en octobre 2007 et plus de 60 le 12 mars. Le 24 mars suivant, JPMorgan réévalue son offre à 10 $ l'action (les bureaux de Madison Avenue inclus[3]). La transaction a été aidée par la Fed[3].

En avril 2008 une enquête est en cours par les tribunaux du Delaware sur la légalité de cette acquisition par JPMorgan Chase[4],[5].

Dans son numéro 1089 d'octobre 2008 le magazine américain Rolling Stone révèle au public l'existence d'un délit d'initié géant portant sur 1,7 million d'options Bear Stearns. Ces options ont été acquises avant la faillite de la banque et pariaient sur une chute vertigineuse du titre en quelques jours. Les autorités américaines n'ont pas révélé les noms des bénéficiaires des 270 000 000 $ de gains générés par l'opération.

Notes & Sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bear Stearns devrait être racheté par JPMorgan Chase, Les Échos, 14 mars 2008
  2. [http://www.pbs.org/wgbh/pages/frontline/shows/wallstreet/fixing/settlement.html L'accord du 28 avril 2003 entre la Justice, dix grandes banques, la SEC et la Nasd
  3. a, b, c et d Andrew Ross Sorkin, JP Morgan Pays $2 a Share for Bear Stearns, New York Times, 17 mars 2008
  4. C&T Files Complaint and Temporary Restraining Order Challenging Bear Stearns Buyout by JPMorgan, 2008-03-24, <http://www.chimicles.com/bearstearns/>. Retrieved on 16 April 2008
  5. Today, no regulator in the federal government is given explicit authority and responsibility for the supervision of investment bank holding companies with bank affiliates. Full Text: SEC Chairman Cox On Role of SEC (Securities and Exchange Commission) 05.07.08, 5:32 PM ET forbes

Liens externes[modifier | modifier le code]