Beagle 2

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Beagle 2 était un atterrisseur qui devait se poser sur la planète Mars le 25 décembre 2003. Il y a été porté à bord de la sonde Mars Express, lancée le 2 juin 2003, et s'en est séparé le 19 décembre 2003. Suite à un problème d'origine inconnue, Beagle 2 n'a plus donné signe d'activité et la mission fut un échec.

Réplique de Beagle 2

Objectif[modifier | modifier le code]

Beagle 2 fut conçu et construit par des universitaires britanniques, dont le professeur Colin Pillinger de l'Open University, pour le compte de l'ESA. Son but était de rechercher des signes de vie actuelle ou passée dans le sous-sol de Mars. Son nom reflète son but : Beagle fut le vaisseau sur lequel Charles Darwin fit son voyage qui révolutionna la connaissance humaine de la vie sur Terre. Pillinger dit : «Nous espérons que Beagle 2 en fera autant pour Mars.»

Équipements[modifier | modifier le code]

Beagle 2 était de conception très simple, elle n'était pas conçue pour se déplacer et explorer la planète. Tout l'intérêt de la mission résidait dans les mesures physico-chimiques que la sonde devait entreprendre afin de déceler des traces fossiles de vie bactérienne.

La sonde possédait un bras articulé qui aurait dû être déployé après l'atterrissage. Il comportait une paire d'appareils photos, un microscope, des spectromètres, une perforeuse pour prélever des échantillons de roche et un système d'éclairage. Un spectromètre de masse devait permettre de mesurer les proportions des différents isotopes de carbone. Le carbone étant supposé être à la base de toute vie, ces analyses auraient pu révéler si l'échantillon contenait les restes d'organismes vivants.

La phase d'approche[modifier | modifier le code]

Beagle 2 était embarqué à bord de la sonde européenne Mars Express, il était ensuite prévu que les deux sondes se séparent une quinzaine de jours avant le contact avec Mars. Les concepteurs de Beagle 2 avaient pris le parti d'une sonde légère et peu coûteuse, elle ne possédait aucun moyen de propulsion et devait simplement poursuivre sur sa lancée après le largage par Mars Express. Par ailleurs, aucun paramètre de Beagle 2 ne pouvait plus être vérifié après la séparation car les moyens de communication radio avec Mars Express, qui lui servait aussi de relais avec la Terre, ne devaient être déployés qu'après l'atterrissage sur Mars. La sonde européenne était donc muette, et donc les techniciens aveugles, pendant la phase la plus délicate de son voyage. Après avoir quitté l'orbite martienne, elle devait descendre dans l'atmosphère de la planète, profiter du freinage aérodynamique, ouvrir un parachute, puis un second. Devait suivre le gonflement de ballons tout autour de l'appareil pour amortir le choc lorsqu'il percuterait la surface planétaire en rebondissant sur ces sacs de protection. Le déploiement de panneaux en forme de pétale devait lui permettre de se redresser et s'orienter automatiquement.

L'échec de la mission[modifier | modifier le code]

Après son atterrissage, Beagle 2 aurait dû émettre un premier signal - composé par Alex James, bassiste de Blur - de confirmation vers Mars Express[1]. Ce signal n'a jamais été reçu. Malgré de nombreuses tentatives pour entrer en communication avec la sonde, soit depuis l'orbite martienne grâce aux deux sondes présentes autour de la planète, soit depuis des radiotélescopes terrestres, Beagle 2 est restée muette. Pourtant, la trajectoire de Mars Express ayant été conforme aux prévisions, on suppose que Beagle 2 a été correctement larguée et qu'elle s'est bien posée sur Mars. Finalement, le 27 décembre 2003, l'Agence spatiale européenne a admis que la sonde s'était probablement écrasée à l'atterrissage. On ne connaît pas à ce jour les raisons de ce silence.

Emplacement de Beagle 2[modifier | modifier le code]

Le 20 décembre 2005 le professeur Pillinger, se basant sur des images de la sonde Mars Global Surveyor, annonce sur le site officiel de la mission qu'il a peut-être localisé l'emplacement où se trouve Beagle 2. Ce serait près d'un cratère dans le bassin d'Isidis Planitia, site d'atterrissage de Beagle 2. Les images montrent plusieurs formes blanches qui pourraient être les ballons de protection qui devaient amortir l'impact avec le sol du robot.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Sight and sound on Mars, sur beagle2.com


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Paolo Ulivi et David M Harland, Robotic Exploration of the Solar System Part 3 Wows and Woes 1997-2003, Springer Praxis,‎ 2012 (ISBN 978-0-387-09627-8)
    Description détaillée des missions (contexte, objectifs, description technique, déroulement, résultats) des sondes spatiales lancées entre 1997 et 2003.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]