Bazouges-la-Pérouse

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Bazouges-la-Pérouse
Mairie de Bazouges-la-Pérouse
Mairie de Bazouges-la-Pérouse
Blason de Bazouges-la-Pérouse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton Antrain
Intercommunalité Communauté de communes du Canton d'Antrain
Maire
Mandat
Pascal Hervé
2014-2020
Code postal 35560
Code commune 35019
Démographie
Gentilé Bazougeais
Population
municipale
1 867 hab. (2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 37″ N 1° 34′ 23″ O / 48.4269444444, -1.5730555555648° 25′ 37″ Nord 1° 34′ 23″ Ouest / 48.4269444444, -1.57305555556  
Altitude Min. 10 m – Max. 116 m
Superficie 58,18 km2
Localisation

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Bazouges-la-Pérouse est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 1 867 habitants[Note 1] (les Bazougeais).

Géographie[modifier | modifier le code]

Bazouges est un village situé à 43 km au nord-est de Rennes sur la route de Pontorson entre Fougères et Combourg.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville serait un dérivé de basilica et de pétra qui deviendra pierreuse puis pérouse, « église » et « pierre ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Au VIIe siècle, on trouve des premières traces de la paroisse qui appartiendra ensuite à Notre-Dame de Fougères depuis le XIe siècle puis à l'abbaye de Rillé de Fougères vers 1163. Après avoir appartenu à Maffroy de Bazouges en 1090 puis au XIIe siècle à Raoul Ier de Fougères, la châtellenie reste jusqu'en 1789 aux barons de Fougères. Le château de la Ballue en était la maison seigneuriale.

De 1588 à 1590, elle passe tour à tour aux mains de Ligueurs et des Royaux. Pillée par les soldats anglais sous le commandement de Montbarot, gouverneur de Rennes en 1590, les habitants se réfugient au château, mais doivent payer aux Anglais 180 livres pour éviter que les vitraux de l'église soient brisés.

La Révolution[modifier | modifier le code]

L’organisation des fêtes révolutionnaires témoigne du maintien d’un sentiment favorable au nouveau régime, surtout après la fin de la Terreur :

  • les victoires des armées républicaines sont fêtées, notamment la paix avec l’Autriche, principal ennemi de la France, en brumaire an VI[1] ;
  • l’anniversaire de l’exécution de Louis XVI, accompagnée d’un serment de haine à la royauté et à l’anarchie, est fêté (à partir de 1795)[2] ;
  • la fête du 26 messidor (14 juillet) à partir de 1794[1] ;
  • les autres fêtes républicaines sont suivies, comme la fête de la Reconnaissance et la fête de l’Agriculture, pourtant peu suivie dans le département (les 10 prairial et 10 messidor[3]).

Cela n’empêche pas les manifestations d’une opposition diffuse mais déterminée, la chouannerie. Ainsi, le 8 mars 1796, un combat a lieu dans la forêt de Villecartier entre Républicains et Chouans de la région. Deux des chefs de ces derniers, le chevalier de la Vieuville et le vicomte de Sérent furent tués et enterrés par les paysans ; le premier dans la forêt, le second transporté par un paysan nommé Briant, le fut secrètement dans un champ lui appartenant. Un pommier marquait la tombe. En 1831, la famille fit exhumer le corps et transféra les restes à Paris[4].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’argent à trois arbres de sinople, au chef d’azur chargé de trois fleurs de lys d’or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Daniel Prévost[5] UMP Professeur, conseiller général du canton d'Antrain (2001 - 2008),
député (2002 - 2007)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 867 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 038 4 034 4 400 3 880 4 500 4 075 3 923 4 176 4 245
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 243 4 234 4 252 4 160 4 164 4 041 3 941 3 819 3 638
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 578 3 548 3 350 2 839 2 804 2 739 2 677 2 525 2 464
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 269 2 055 1 999 2 029 1 951 1 854 1 847 1 840 1 880
2011 - - - - - - - -
1 867 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Le village est le siège de la société Riaux, spécialisée dans la fabrication d'escalier. Créée en 1977, cette société employait, en 2012, 230 salariés pour un chiffre d'affaires de 24 millions d'euros[8].

Culture[modifier | modifier le code]

Bazouges est un ancien village perché sur une butte ce qui en a toujours fait un lieu touristique prisé. Depuis les années 1970, de nombreux artisans et artistes s'étaient installés dans les maisons anciennes autour de la place et alentours, attirant les touristes. Depuis le milieu des années 1990, ces artisans quittent leurs échoppes et la ville se désertifie. Dans ces mêmes années s'installait une association officiel d'Art contemporain : "Le village"[9].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune abrite trois monuments historiques :

  • Château de la Ballue, XVIIe siècle, le bâtiment et ses jardins, recréés de 1973 à 1977 par François Hébert-Stevens et Paul Maymond, ont été inscrits monument historique par arrêté du 11 juin 1999[10].
  • Une maison datée de 1604 et située sur la place de la Poterie est inscrite par arrêté du 4 janvier 1934[11].
  • Une maison à encorbellement du XVIIe siècle, située rue de l’Église, est inscrite par arrêté du 11 octobre 1930[12].
  • La maison des Pendus à une façade de pierre restaurée. Elle conserve dix têtes d'hommes et de femmes sculptées aux expressions diverses comme des grimaces ou autres expressions pouvant narguer les passant les remarquant.

Autres sites et monuments notables :

  • Église prieurale Saint-Pierre-et-Saint-Paul (partiellement gothique). Vitrail de 1674 classé le 25 octobre 1919[13].
  • Menhir (pierre dressée) en bordure de la route menant à Cuguen. Il date du Néolithique (2000 à 5000 ans av. J.-C.).
  • Forêt de Villecartier.
  • Étang de Villecartier, un des étangs mésotrophes initiaux d'Ille-et-Vilaine[14]
  • Les nombreux fours à pain (plus de 100 dans la commune) et le tout nouveau four à pain bâti à l'ancienne au cœur même du village en 2008.
  • Tombe d'Alexandre Miniac[15].
  • Rocher du Gros Chêne dit « pierre du Sacrifice ». Il existe de nombreuses hypothèses sur le rocher, il s'agirait d'une pierre de sacrifice. La pierre fait objet de légendes et de superstitions. Certaines victimes y auraient été égorgées.
  • Borne milliaire. Elle est d'époque gallo-romaine, elle est en granite d'environ 160 cm de haut. Dans l'ancien temps, les bornes milliaires étaient placées au centre d'un carrefour où convergeaient sept chemins. Dans la région il en reste peu.
  • La Vierge et l'Enfant. Elle a été créée au XIXe siècle. Elle est en bronze et argent. Elle a une particularité car elle porte son fils à droite alors que normalement les statues de Vierge à l'Enfant le place à gauche.
  • Labyrinthe. Une pierre a été retrouvée de ce labyrinthe datant du Moyen Âge. La pierre est en granite. Initialement, elle était placée au centre du labyrinthe dans une grande spirale de 2,60 m. Le symbole d'origine gravé sur le pierre est de style païen. Actuellement, elle est placée à côté de l'église gothique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adèle Denys, Mémoires d'une centenaire « aout'fas » en pays gallo, 1999, Éditions Kérig, ISBN 2-9514664-1-2 (texte en gallo et en français).
  • Isabelle Huchet, Le marquis va-nu-pied, 2004, Éditions Lattès, ISBN 270962608X

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 397
  2. Dubreuil, Fêtes..., p. 398-399
  3. Dubreuil, Fêtes..., p. 406
  4. La chouannerie en pays gallo par Adolphe Orain Armor éditeur, Rennes 1977
  5. « Ils ont été élus maires hier soir », Ouest-France (éd. Rennes), no 19320,‎ 22-23 mars 2008, p. 7 (ISSN 0999-2138)
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. http://www.entreprises.ouest-france.fr/node/49269
  9. http://association-levillage.org/
  10. « Notice no PA00090503 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Notice no PA00090505 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Notice no PA00090504 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Notice no IM35000709 », base Palissy, ministère français de la Culture
  14. Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, p. 64.
  15. Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Le Cherche-Midi, 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]