Batrachotoxine

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Batrachotoxine
Structure de la batrachotoxine.
Structure de la batrachotoxine.
Identification
No CAS 23509-16-2
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule brute C31H42N2O6  [Isomères]
Masse molaire[1] 538,675 ± 0,0299 g/mol
C 69,12 %, H 7,86 %, N 5,2 %, O 17,82 %,
Écotoxicologie
DL50 0,0027 mg·kg-1 (souris, i.v.)
0,002 mg·kg-1 (souris, s.c.)
0,002 mg·kg-1 (souris, i.p.) [2]
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

La batrachotoxine (BTX) est un alcaloïde stéroïdien produit par certaines grenouilles d'Amérique du Sud, ainsi que par certains insectes de la famille des Melyridae (appartenant à la super-famille des Cleroidea) et par quelques oiseaux de Nouvelle-Guinée. Le terme batrachotoxine dérive du grec ancien batrachos (βάτραχος) et toxikos (τοξικόν) qui signifie « le poison de la grenouille »[3]. Cette toxine porte ce nom en raison de l'animal sur lequel elle fut découverte, Phyllobates aurotaenia (Boulenger, 1913) et de l'utilisation, par exemple sur les pointes de flèches, de cette toxine par les populations humaines qui sont au contact des populations de P. aurotaenia .

Mode d'action[modifier | modifier le code]

La batrachotoxine est un ligand des canaux sodiques du cœur et du système nerveux central. Ainsi elle empêche la sécrétion de chlorure de sodium dans la lumière des cellules épithéliales de ces organes. On estime qu'en théorie un gramme de ce poison suffirait à tuer 100 000 personnes[réf. nécessaire].

Origine de la toxine[modifier | modifier le code]

À la fois pour les espèces de grenouilles et de passereaux sous-citées, cette toxine pourrait avoir pour origine l'alimentation ou une production « par des bactéries hôtes ou par des modifications de précurseurs fournis par ces mêmes bactéries »[4].

Origine de la toxine chez les grenouilles[modifier | modifier le code]

La batrachotoxine est secrétée notamment par des grenouilles d'Amérique du Sud appartenant au genre Phyllobates (5 espèces).

En captivité, il a été observé que l'effet de la toxine est fortement atténué[réf. nécessaire] ce qui amène à penser que l'alimentation joue un rôle déterminant dans la production de cette toxine.

Origine de la toxine chez les oiseaux[modifier | modifier le code]

La batrachotoxine se rencontre chez l'Ifrita de Kowald[5] mais également quelques espèces du genre Pitohui[5],[6].

Chez ces passereaux, la batrachotoxine pourrait avoir en partie pour origine la consommation de scarabées Choresine[7] qui en contiennent eux-mêmes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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