Bataillon de marche n° 2

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Le bataillon de marche de l'Oubangui-Chari en Afrique-Équatoriale française (A.E.F.) était une unité militaire française créée pendant la Seconde Guerre mondiale et intégrée au sein des Forces françaises libres du général de Gaulle. Il s'agit de la première unité de l'armée de terre française à recevoir la croix de l'ordre de la Libération le 9 septembre 1942.

Insigne du Bataillon de Marche no 2 de l'Oubangui-Chari (Afrique équatoriale française)

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Après le ralliement du territoire de l'Oubangui-Chari (actuelle Centrafrique) à la France libre le 29 août 1940, est créé à Bangui quelques semaines plus tard, le 1er novembre, le 2e bataillon de marche de l'Afrique équatoriale française, également dénommé Bataillon de marche de l'Oubangui-Chari et couramment appelé BM2.

Composition et effectifs[modifier | modifier le code]

Le bataillon de marche est composé de :

L'effectif initial à la création compte :

  • 26 officiers;
  • 115 sous-officiers;
  • 800 hommes de troupe africains.

Après avoir reçu son fanion en janvier 1941, le bataillon rejoint Brazzaville au Congo, où ses effectifs sont complétés.

La majorité des hommes de troupes viennent de l'Oubangi-Chari mais également de fort-Archambault (actuelle Sahr, sud du Tchad), du bas Congo et quelques Camerounais[1]. La plupart des hommes ne parlant pas ou peu français, la langue utilisée est le sango[1] que la plupart des officiers français connaissent[1].

Campagnes de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Citations collectives à l'ordre de l'Armée[modifier | modifier le code]

« Belle unité indigène constituée en Oubangui-Chari par le chef de bataillon de Roux dès le ralliement au combats des troupes de l'AEF. Sous le commandement de cet officier supérieur, puis du chef de bataillon Amiel, encadrée par des militaires, fonctionnaires et colons de l'Oubangui animés d'un esprit magnifique, a pris une part glorieuse à toutes les actions militaires des Forces françaises libres dans le Moyen-Orient de mai 1941 à juin 1942. À Bir Hakeim, du 26 mai au 11 juin 1942, a défendu avec acharnement un des secteurs les plus violemment attaqués, a maintenu ses positions malgré des pertes très lourdes et a réussi finalement à percer les lignes ennemies et à ramener 60 % de ses effectifs, lorsque l'ordre de repli a été donné. Blancs et Noirs de l'Oubangui, étroitement unis, ont donné dans la campagne 1941-1942 un bel exemple de patriotisme et de valeur militaire. »

— Citation à l'ordre de l'Armée du BM2 après la bataille de Bir Hakeim, Charles de Gaulle

Personnalités ayant servi au Bataillon de marche no 2[modifier | modifier le code]

  • Mouniro (1907-1958), officier français d'origine tchadienne,
  • Pierre-Louis Bourgoin (1907-1970), militaire et homme politique français.
  • Robert de Roux (1899-1942), militaire français et compagnon de la Libération[2]
  • Henri Amiel (1907-1976), général français et compagnon de la Libération.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mémorial d'un Bataillon de Marche de la France Libre, Henri Amiel, imprimerie du CEDOCAR, 1981
  • De l'Oubangui à La Rochelle, Pierre Sammy Mackfoy, L'Harmattan, 2003

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c RFI, « L'histoire et le périple du deuxième Bataillon de marche de l'Oubangui-Chari », sur www.fri.fr,‎ 2010 (consulté le 16 décembre 2013)
  2. ordre de la Libération, « Robert de Roux », sur http://www.ordredelaliberation.fr (consulté le 16 décembre 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]