Batailles de Saalbourg et de Schleiz
| Bataille de Saalbourg Bataille de Schleiz |
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| Informations générales | ||||||||||||||||
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| Quatrième coalition | ||||||||||||||||
| Batailles | ||||||||||||||||
| Cap-Vert (navale) — San Domingo (navale) - Río de la Plata
Campagne de Dalmatie (1806-1807) Campagne de Prusse (1806) Campagne de Pologne (1807) |
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Les batailles de Saalbourg et de Schleiz eurent lieu le 9 octobre 1806 entre la France, le Ier corps de la Grande Armée commandé par le maréchal Bernadotte et une coalition de la Prusse et de la Saxe, les troupes du général prussien Tauenzien de l'armée du général Hohenlohe.
Sommaire |
Cadre [modifier]
Alors que les autres coalisés reconstituent leurs forces après les défaites infligées par la Grande Armée de Napoléon la Prusse, poussée par les aristocrates et la reine, déclare la guerre. Les forces sont égales numériquement mais celles de la France sont beaucoup mieux aguerries.
Préambule [modifier]
La Grande Armée traverse les défilés du Frankenwald pour se rendre sur le théâtre des opérations en 3 colonnes :
La colonne de droite (50000 hommes) est formé des corps de Soult et de Ney, suivis par les Bavarois
La colonne du centre (70000 hommes) est composée des corps de Bernadotte (qui forme l’avant garde générale avec la cavalerie légère de Lasalle et de Milhaud) et de Davout
Ils sont suivis par la réserve de cavalerie et la Garde.
La colonne de gauche est composée des corps de Lannes et d’Augereau.
L’ensemble marche sur Berlin par la rive droite de la Saale.
Le passage s’effectue entre le 8 et le 10 octobre 1806.
Bataille de Saalbourg [modifier]
Le chef de l’armée prussienne, le duc de Brunswick, qui effectuait sa concentration sur Weimar et pensait intercepter les Français au niveau de Thuringerwald, plus à l’est, se rend compte qu’il risque justement d’être débordé par l’est.
Ne sachant trop que faire, il se prépare à la retraite.
Mais le prince de Hohenlohe, commandant un groupe d’armées qui était censé le rejoindre, préfère adopter une position offensive et reste sur le bord de la Saale.
À ce moment, la division du prince Louis de Prusse est envoyée sur Saalfeld comme flanc-garde et le corps de Tauenzien se retrouve à Schleiz, sur le chemin de la colonne de Bernadotte.
Le 9 octobre 1806 au matin, la compagnie d’élite du 27e léger du colonel Lacoste, qui forme l’avant garde du corps de Bernadotte, enlève, dans un assaut éclair, le pont de Saalbourg, sans aucune perte, qui permet de passer sur la rive droite de la Saale et se porter sur la route de Leipzig.
Le passage était défendu par un millier de Prussiens.
Les 1550 hommes du 57e léger passent l’obstacle assez facilement.
Forces en présence [modifier]
Bataille de Schleiz [modifier]
Vers midi Bernadotte peut se porter sur Schleiz que le général prussien Tauenzien occupe avec 8 bataillons et 2 régiments de cavalerie soit 6 000 hommes environ (mais 2 600 seulement prendront part au combat).
La 3e division du corps de Bernadotte marche en tête commandée par le général Drouet d’Erlon.
Celui-ci envoi la brigade du général Maison à l’assaut.
Le 27e léger du colonel Lacoste, (qui avait déjà pris le pont de Saalbourg), attaque en premier, bientôt soutenu par les 94e et le 95e de ligne (colonels Combelle et Pécheux).
À ce moment la cavalerie légère du corps (4e hussards et 5e chasseurs) intervient, mais elle est ramenée par la cavalerie prussienne qui se jette sur l’infanterie de la brigade Maison.
Mais celle_ci l’arrête par son feu et la force à s’enfuir. Le 5e chasseurs reprend l’offensive et repousse l’infanterie prussienne.
Bilan [modifier]
La bataille de Schleiz qui n’est qu’une affaire d’avant garde où 4 000 Français battent 2 600 Prussiens, permet toutefois à la colonne française de reprendre sa route.
Anecdotes [modifier]
Le maréchal Jean-Baptiste Bernadotte dans son rapport essaiera de transformer cet accrochage en une grande bataille. Il est vrai que le 1er corps n’aura pas grand-chose d’autre à se mettre sous la dent durant cette glorieuse campagne.
Savary, aide de camp de l’Empereur ne mentionne même pas ce combat dans ses mémoires.
Sources et références [modifier]
- Napoléon 1er N°40
- Tradition Magazine N°24
- http://www.monneuse.de/index_page13.html