Bataille de la Neva

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59° 48′ 27″ N 30° 36′ 15″ E / 59.8075, 30.60417 ()

La bataille de la Neva, représentée sur une icône montrant les saints Boris et Gleb, début XIXe siècle.

La bataille de la Neva eut lieu le 15 juillet 1240, sur les abords sud de la rivière homonyme, où Alexandre Iaroslavitch, grand-prince de Novgorod, repoussa une expédition en provenance de Suède[1]. Cette victoire lui valut le nom d'« Alexandre Nevski », soit « de la Neva ». La bataille fait partie des guerres novgorodo-suédoises.

Déroulement et importance militaire[modifier | modifier le code]

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Cette bataille n'a qu'une maigre source contemporaine russe, et n'a laissé aucune trace du côté suédois, la Suède étant quasiment en guerre civile à l'époque. De plus, la source ne donne aucune indication sur le déroulement de la bataille, et ne mentionne qu'un nombre de victimes très faible : côté vainqueurs trois habitants de Novgorod et une vingtaine de locaux, et « deux pleins bateaux de cadavres » du côté des vaincus. Ce manque de données laisse place à de nombreuses interprétations. De plus, des spécialistes ont recensé 26 confrontations armée entre les Suédois et les Novgorodiens à l'époque[2], pour ne rien dire de celle opposant les gens de Novgorod avec les Norvégiens ou avec les Lituaniens, ce qui relativise l'importance de la bataille.

Conséquences politiques et légende[modifier | modifier le code]

Cette bataille, même avec une dimension magnifiée par la légende, marque effectivement le développement de l'autonomie de ce qui deviendra la Russie, par rapport à ses voisins, en l'occurrence la Suède. Avec cette autonomie croissante, le lien politique traditionnel entre les Scandinaves et les Russes se distend : au siècle précédent, de nombreux princes et princesses de Novgorod et de Kiev avaient conclu des mariages avec des membres des familles royales de Suède, de Norvège et du Danemark.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nicholas Riasanovsky, Histoire de la Russie, Bouquins, Robert Laffont, p. 92.
  2. Nicholas Riasanovsky, op. cit., p. 93

Article connexe[modifier | modifier le code]