Bataille de Torà

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Bataille de Torà
Informations générales
Date 1006
Lieu Torà
Issue déroute musulmane
Belligérants
Umayyad Flag.svg Califat de Cordoue Aragon.png Comté de Barcelone
Urgell.png Comté d'Urgell
Comté de Besalú
Comté de Cerdagne
Commandants
Abd al-Malik al-Muzaffar Raymond Borrell de Barcelone
Armengol Ier d'Urgell
Bernat Taillefer de Besalú,
Guifred II de Cerdagne
Pertes
5 000
reconquista
Coordonnées 41° 48′ 41″ N 1° 24′ 14″ O / 41.81140278, -1.40385556 ()41° 48′ 41″ Nord 1° 24′ 14″ Ouest / 41.81140278, -1.40385556 ()  

Géolocalisation sur la carte : Espagne

(Voir situation sur carte : Espagne)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Torà.

La bataille de Torà est une bataille livrée en 1006 à Torà entre une alliance de comtes catalans et une armée du Califat de Cordoue.

Les sources[modifier | modifier le code]

La source principale pour cette bataille est André de Fleury, qui a probablement reçu l'information, détaillée et précise, durant un voyage en Catalogne. Il l'a incorporée dans son Miraculosa Sancti Benedicti[1] autour de 1043[2]. La bataille n'est pas datée précisément, mais les noms des comtes fournis par André la situe entre les années 992 et 1010. André affirme que le calife Hicham II est mort lors de la rencontre, mais cela est une légende.

Antécédents[modifier | modifier le code]

Ramon Borrell a mené en 1003 la bataille d'Albesa (|expédition de Lleida) qui a provoqué une nouvelle razzia d'Abd al-Malik al-Muzaffar, fils d'Almanzor récemment décédé[2]. Abd al-Malik al-Muzaffar a dévasté avec une armée musulmane de 17 000 hommes, les régions occidentales du comté de Barcelone, la montagne de Montseny, les comarques (cantons) d'Igualada et deManresa dans la province d'Osona. Il détruit aussi les châteaux de Montmagastre, de Meià et de Castellolí, en passant au sud du comté d'Urgell.

La bataille[modifier | modifier le code]

En 1006[3], Abd al-Malik al-Muzaffar réalise une nouvelle incursion contre la Segarra et la Ribagorce, détruit toutes leurs églises dont la cathédrale de Roda d'Isàvena[4].

Les comtes catalans se sont unis pour faire face à l'hadjib et Raymond Borrell de Barcelone, Bernat Taillefer de Besalú, Guifred II de Cerdagne et Armengol Ier d'Urgell vont affronter les armées musulmanes au castrum Thoranum[5]. Les musulmans ont été mis en déroute, perdant 5 000 hommes.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Abd al-Malik al-Muzaffar se retire dans son territoire.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (la) André de Fleury, Miracula Sancti Benedicti
  2. a et b (de) Carl Erdmann, Die Entstehung des Kreuzzugsgedankens, Stuttgart Kohl hammer,‎ 1935, 1e éd.
  3. (ca) Francesc Xavier Hernàndez Cardona, Història militar de Catalunya, vol. I, dels íbers als carolingis, vol. 1, Rafael Dalmau Editor,‎ 2001, 1e éd. (ISBN 84-232-0639-4)
  4. (ca) Eduardo Junyent, L'arquitectura religiosa a Catalunya abans del romànic, L'Abadia de Montserrat,‎ 1983 (ISBN 8472025551, lire en ligne)
  5. Château ou lieu fortifié de Torà

Sources[modifier | modifier le code]