Bataille de Tessalit

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Bataille de Tessalit
Informations générales
Date 17 janvier - 11 mars 2012
Lieu Tessalit
Issue Victoire des rebelles
Belligérants
Drapeau du Mali Mali ShababFlag.svg Ansar Dine
MNLA flag.svg MNLA
ShababFlag.svg AQMI
Commandants
Drapeau du Mali Didier Dacko
Drapeau du Mali El Hadj Ag Gamou
Drapeau du Mali Mohammed Abderahmane Ould Meydou
Drapeau du Mali Mohamed Ag Bachir
Drapeau du Mali Kassim Goita
ShababFlag.svg Cheikh Ag Aoussa
ShababFlag.svg Abou Al-Tayyib
MNLA flag.svg Baye Ag Diknan
MNLA flag.svg Abdelkim Kojak
MNLA flag.svg Assaleth Ag Khabi
MNLA flag.svg Ibah Ag Moussa
Forces en présence
Flag of Mali.svg
800 hommes dans le camp d'Amachach[1]
+ forces à l'extérieur
MNLA flag.svg
600 hommes[2]

ShababFlag.svg
inconnues
Pertes
Drapeau du Mali
1 mort
3 blessés[3]
(le 17 et le 18 janvier,
selon le Mali)


36 morts
20 blessés[4]
(en février,
selon le MNLA)


62 prisonniers
2 chars capturés
2 Camions-BM capturés
16 véhicules capturés
2 BRDM-2 capturés
1 BRDM-2 détruit[5],[6]
(selon le MNLA)
MNLA flag.svg
2 blessés
(du 18 au 22 janvier,
selon le MNLA)


10 morts[3]
(le 17 et le 18 janvier,
(selon le Mali)


7 morts
7 prisonniers[4]
(en février,
selon le MNLA)
Guerre du Mali
Batailles
Rébellion touarègue de 2012 :

Ménaka (1re) · Tessalit · Aguel'hoc · In Emsal · Andéramboukane · Niafunké · Tinzawatène · Tinsalane · Goumakoura · Tessit · Fatélé · Soudere · Tin-Hama (1re) · Kidal (1er) · Koro

Coup d'État militaire de 2012 au Mali
Kati · Djicoroni


Conflit entre islamistes et touaregs :

Tombouctou (1re) · Gao (1re) · Tagarangabotte · Idelimane · Ménaka (2e) · Hourara

Intervention militaire de 2013 au Mali
(Opération Serval et MISMA) :

Konna · Gao (bombardement) · Diabaly · Gao (2e) · Gao (3e) · Gao (4e) · In Khalil · Tigharghâr · Imenas · Tin Keraten · Djebok · Tombouctou (2e) · Gao (5e) · Teghboubinene · In Arab · Tombouctou (3e) · Ber‎ · Anéfis (1re) · Agadez et Arlit · Anéfis (2e)


Accord de Ouagadougou


Deuxième phase de l'intervention militaire (2013-2014)
(MINUSMA et Opération Serval) :

Bordj Badji Mokhtar et In Farah · Fooïta · Douaya · Amazragane · Tin-Hama (2e) · Araouane · Kondaoui · Tamkoutat (massacre) · Labbezanga · Ametettaï (bombardement) · Dayet en Maharat · Inabohane-Ebahlal · Kidal (2e) · Kidal (3e) · Anéfis (3e)

Troisième phase de l'intervention militaire (2014-2015)
(MINUSMA)


Attentats de la guerre du Mali
Coordonnées 20° 15′ 26″ N 0° 59′ 28″ E / 20.257222222222, 0.99111111111111 ()20° 15′ 26″ Nord 0° 59′ 28″ Est / 20.257222222222, 0.99111111111111 ()  

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(Voir situation sur carte : Monde)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Tessalit.

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(Voir situation sur carte : Afrique)
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La bataille de Tessalit se déroule pendant la guerre du Mali. Lors de la Rébellion touarègue de 2012, la ville est prise par le Mouvement national pour la libération de l'Azawad après plusieurs assauts.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le camp militaire d'Amachach, à Tessalit était défendu par 800 soldats maliens commandés par Kassim Goita, 1 500 personnes en majorité des femmes et des enfants s'y étaient également réfugiées[1]. Le Comité international de la Croix rouge devait effectuer une mission pour évacuer les civils et des familles des militaires, cependant malgré l'accord du MNLA, l'opération est retardée par les autorités maliennes et ne fut jamais exécutée selon une source humanitaire[1]. Les autres forces militaires maliennes présentes dans la région de Tessalit étaient commandées par les colonels Didier Dakouo, El Hadj Ag Gamou et Ould Meydou. Celles-ci tentèrent en vain lors de la bataille, de briser l'encerclement du camp par les rebelles[7].

Les 18 janvier, la ville de Tessalit est attaquée par les rebelles indépendantistes du MNLA et les salafistes d'Ansar Dine[1]. Selon les soldats maliens, des combattants d'Al-Qaida au Maghreb islamique sont également présents[8].

Le 22 janvier, les indépendantistes affirment que : « Les combattants du MNLA encerclent actuellement le camp militaire de Tessalit et attendent que les formateurs militaires étrangers évacuent les lieux. Le MNLA déplore deux blessés, ainsi que la perte d’un véhicule suite à un accident[9]. »

Le 11 février 2013, des renforts et un convoi maliens venus de Kidal et d'Anéfif et se portant en direction de Tessalit sont mis en déroute par les rebelles lors du combat de Tinsalane[10].

Le 28 février, une nouvelle contre-offensive est lancée par les forces maliennes commandées par les colonels El Hadj Ag Gamou, Abderahmane Ould Meydou et Mohamed Ag Bachir, un ancien de l'armée libyenne, à la tête de miliciens maures et touaregs. Cette attaque est cependant repoussée par des troupes du MNLA commandées par les colonels Abdelkim Kojak, Assalat Ag Habi et Ibah Ag Moussa, dit Bamoussa[11].

Le 2 mars, Bakaye Ag Hamed Hamed, porte-parole du MNLA déclare que les affrontements des deux semaines précédentes ont fait 36 morts et 20 blessés chez les Maliens, plus trois véhicules détruits, contre 7 tués et 7 prisonniers pour les indépendantistes[4].

Le 4 mars, les colonels Dacko, Gamou et Meydou envoient des renforts sur Tessalit, les Maliens sont appuyés par des hélicoptères pilotés par des mercenaires ukrainiens, cependant ceux-ci sont repoussés après douze heures de combats depuis la nuit jusqu'à l'après-midi. Un petit hélicoptère arrive à Amachach pour récupérer les Maliens tués ou blessés maliens pendant les affrontements[6].

Le 10 mars 2012, en début de soirée, les rebelles lancent un assaut sur le camp d’Amachach[12].

Le 11 mars 2012, la ville de Tessalit tombe aux mains des rebelles d'Ansar Dine et du MNLA. L'armée malienne affirme avoir effectué un replis stratégique. En revanche, selon le MNLA, il y a eu plusieurs assauts et des combats[2].

Selon Soumaïla Boubèye Maïga, ministre des Affaires étrangères du Mali :

« Il n'y a pas eu de conquête car c'est nous mêmes qui avons décidé de faire évacuer le camp qui était assiégé depuis le 17 janvier. Nous avions tenté à plusieurs reprises de le ravitailler sans parvenir à nos fins... La situation humanitaire se dégradait... Il fallait faire l'économie de pertes humaines inutiles d'autant plus que même si nous abandonnons le camp aujourd'hui, nous pourrons toujours le reprendre plus tard... Les militaires se sont mis en ordre d'évacuation, avec le matériel essentiel et les familles, et qu'ils sont sortis du camp sans combats... les forces adverses ayant constaté cette évacuation, elles n'ont pas engagé de combat... pour éviter les pertes humaines inutiles[2]. »

D'après Baye Ag Diknan, officier du MNLA :

« Nous avons pris le camp suite à des assauts successifs, le dernier a eu lieu samedi soir... Les officiers du camp ont fui et nous les avons poursuivis... on a engagé près de 600 hommes (dans la bataille)... il y a eu des morts du côté de l'armée... (on a) une quarantaine de prisonniers... et une quarantaine de familles (de militaires)... on a saisi des centaines d'armes : des mortiers, lance-roquettes, mitrailleuses et même des blindés[2]. »

Les soldats maliens se replient sur Gao, selon une source militaire du quartier général de l’armée à Gao, les rebelles « ont donné 48 heures au commandant du camp Kassim Goita, pour quitter les lieux avant de lancer un nouvel assaut. Nos 800 éléments, dont 30 Touaregs, ont alors quitté Amachah avec armes, voitures et bagages pour nous rejoindre[1]. »

Bilan[modifier | modifier le code]

Le ministère malien de la Défense affirme que les combats des 17 et 18 janvier à Tessalit, ont fait 1 mort et 3 blessés dans l'armée contre 10 tués chez les rebelles[3],[13],[14].

Le matin 10 février, un 4x4 des combattants du MNLA est renversé lors d'un accident, un de ses occupants est tué et 3 autres sont blessés blessés. Le lendemain, c'est au tour d'un camion de transport de l’armée malienne, il y a 3 morts et plusieurs blessés[1].

Selon un communiqué officiel du MNLA rédigé le 4 mars par Bakay Ag Hamed Ahmed, 2 Chars, 2 Camions-BM-porteuses de missiles, 6 véhicules équipés de 12,7 mm et plusieurs autres équipements ont été capturés par les combattants du MNLA[6].

Entre le 4 et le 8 mars, 8 combattants du MNLA meurent de leurs blessures à In Khalil, un neuvième blessé est évacué en Algérie dans l'hôpital de Bordj Badji Mokhtar, puis celui de Reggane[15].

Le 12 mars, suite à l'assaut du camp d'Amachach, le MNLA, dans son communiqué officiel rédigé par Bakaye Ag Hamed Ahamed, affirme que les pertes maliennes sont les suivantes : 5 officiers capturés (2 commandants, 2 lieutenants et 1 capitaine), 57 soldats maliens capturés, 10 Véhicules récupérés, 2 BRDM récupérés, 1 BRDM détruit et important arsenal militaire saisi[5].

Dans son communiqué, le MNLA promet de traiter les prisonniers selon les Conventions de Genève de 1949, il affirme qu'un soldat malien malade a été remis aux autorités algériennes pour recevoir des soins et que 20 familles de militaires ont été remises au Comité international de la Croix-Rouge[5].

Dans une vidéo publiée le 11 juillet par Ansar Dine, le mouvement islamiste affirme avoir fait prisonnier 560 soldats maliens lors des batailles d'Aguel'hoc, de Tessalit et de Kidal. Ceux-ci ont été libérés après avoir « donné leur parole de ne plus jamais combattre la charia de l’islam. » La vidéo montre notamment une soixantaine de prisonniers maliens après les combats de Tessalit[16]. » Ce nombre de 560 prisonniers est peut-être exagéré, mais le 14 avril 2012, les islamistes d'Ansar Dine relâchent 169 prisonniers militaires maliens, ainsi que 14 civils appartenant à des familles de soldats[17],[18],[19].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Jeune Afrique : Rébellion au Nord-Mali : le camp militaire de Tessalit tombe aux mains du MNLA
  2. a, b, c et d RFI : La ville de Tessalit, au nord du Mali, est aux mains des rebelles du MNLA
  3. a, b et c AFP : Mali: combats entre rebelles touareg et l'armée dans le nord-est
  4. a, b et c Djazairess : L'armée malienne a échoué à récupérer la base « Amechach »
  5. a, b et c MNLAMOV : Communiqué N°09 -12/03/2012-MNLA-Bilan d'Amachach
  6. a, b et c MNLAMOV : La Grande bataille de tessalit
  7. Maliwab : Bataille pour Amachach : Le MNLA se renforce de 200 rebelles du Burkina Faso et du Niger, alors…
  8. RFI : Au Mali, les rebelles touaregs affirment avoir pris le camp militaire de Tessalit
  9. MNLAMOV : Communiqué n° 03/01/ 2012-MNLA
  10. ToumastPress : L'armée multiethnique du MNLA détruit un convoi de l'armée Malienne vers Tessalit
  11. Toumast Press : Combats terribles vers Tessalit entre le MNLA et les milices Tamasheq et Maures du Mali
  12. MNLAMOV :Le Camp Militaire Amachach de Tessalit libéré
  13. Mediaterranee : Des affrontements entre armée malienne et rebelles touareg font 47 morts - See more at: http://www.mediaterranee.com/2052012-des-affrontements-entre-armee-malienne-et-rebelles-touareg-font-47-morts.html#.UTEjpG_ddBU
  14. Fasozine : Attaques au Mali: le bilan du ministère chargé de la Défense
  15. Algérie 360 : 4 avions occidentaux bourrés d’armes atterrissent à Gao au Mali Des pays africains accusés de soutenir Bamako et des blessés, Azawad à l’hôpital de Reggan.
  16. Jeune Afrique : Mali : les islamistes d'Ansar Eddine publient une vidéo des prises de Kidal et Tessalit
  17. L'Expression : Nord-Mali: 160 militaires prisonniers libérés par un groupe islamiste
  18. Maliweb : Nord-Mali : 160 prisonniers de guerre libérés par Ançardine
  19. Mlijet : Nord-Mali: 160 militaires libérés