Bataille de Sarandí

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Les Trente-trois Orientaux par Juan Manuel Blanes
Bataille de Sarandi
Blanes-sarandi.jpg
Bataille de Sarandi, tableau de Juan Manuel Blanes
Informations générales
Date 12 octobre, 1825
Lieu Uruguay
Issue Victoire uruguayenne
Belligérants
Flag of the Treinta y Tres.svg Rebelles orientaux Flag of Empire of Brazil (1822-1847).svg Brésil
Commandants
Juan Antonio Lavalleja Bento Manoel
Forces en présence
2360 hommes 1411 hommes
Pertes
35 tués, 90 blessés 200 tués, 575 prisonniers (dont 158 blessés)
Guerre de Cisplatine
Batailles
Sarandi — Los Pozos (navale) — Maldonado (navale) — Juncal (navale) — Ituzaingo — Carmen de Patagones (navale) — Lac Mirim (navale) — Barrega (navale) —
Juan Antonio Lavalleja par Jean Philippe Goulue

La Bataille de Sarandí est une bataille livrée le 12 octobre 1825, pendant la guerre de Cisplatine (1825-1828).

[modifier] La bataille

À la suite de la bataille de Tacuarembó (1820), la Banda Oriental (l'Uruguay d'aujourd'hui) est annexée par le Portugal à sa colonie du Brésil et devient la province de Cisplatine. Les Uruguayens n'ont jamais renoncé à leur indépendance et lorsque le Brésil s'affranchit du Portugal, après une brève guerre (1822-1823), et devant le refus clair et net des autorités brésiliennes d'accéder à leurs souhaits, en 1825 un groupe d'entre eux, les Treinta y Tres Orientales (les Trente-trois Orientaux) menés par Juan Antonio Lavalleja brandit l'étendard de la révolte. Celle-ci s'étend rapidement et l'armée de la cruzada libertadora (croisade libératrice), remporte à la bataille de Rincon (24 septembre 1825) son premier succès notable sur les troupes de l'empire du Brésil.

Le 12 octobre, Lavalleja, secondé par les généraux Fructuoso Rivera et Manuel Oribe, à la tête d'une armée de 2 360 hommes (238 officiers et 2 122 soldats), remporte sur les bords de l'arroyo Sarandí, affluent de la rivière Yi, dans le département de Flores, une nouvelle victoire sur l'armée brésilienne. Cette bataille allait se révéler décisive pour la suite des évènements car elle décide le gouvernement de Buenos Aires, qui soutient la révolte, à intervenir militairement dans le conflit. Après moult combats et des alternances de succès et d'échecs, les Uruguayens et les Argentins infligent à la bataille d'Ituzaingo (1827), une grave défaite aux Brésiliens, qui conduit ces derniers à admettre l'impossibilité de continuer à imposer leur souveraineté sur la région.

[modifier] Bibliographie

  • Hernâni Donato, Dicionário das batalhas brasileiras [détail des éditions]
  • Robert L. Scheina, Latin America's Wars, the age of the Caudillo, 1791-1799, Brassey's Inc., Dulles, Virginia, 2003, ISBN 1-57488-450-6
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