Bataille de Racca

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Bataille de Racca
Vue de la ville de Racca en 2003.
Vue de la ville de Racca en 2003.
Informations générales
Date 3 -
Lieu Racca, gouvernorat de Racca, Syrie
Issue Victoire des rebelles
Belligérants
Drapeau de la Syrie République arabe syrienne Flag of Jabhat al-Nusra.jpg Front al-Nosra
Flag of Ahrar ash-Sham.svg Ahrar al-Sham
Flag of Syria 2011, observed.svg Armée syrienne libre
Commandants
• Hassan Jalili White flag icon.svg
• Souleiman al-Souleiman White flag icon.svg
• Abu Saad Hadrami
Pertes
30 à 90 morts
300 prisonniers[1]
46 à 116 morts[2]
140 tués au total[3]
Guerre civile syrienne
Coordonnées 35° 57′ 00″ N 39° 01′ 00″ E / 35.95, 39.01666666666735° 57′ 00″ Nord 39° 01′ 00″ Est / 35.95, 39.016666666667  

Géolocalisation sur la carte : Syrie

(Voir situation sur carte : Syrie)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Racca.

La bataille de Racca est une bataille pour le contrôle de la ville de Racca dans le nord de la Syrie pendant la guerre civile syrienne. Elle oppose les insurgés djihadistes, principalement du front al-Nosra, soutenus par l'Armée syrienne libre (ASL) aux forces armées syriennes en mars 2013.

Déroulement[modifier | modifier le code]

La bataille débute le 3 mars lorsque les forces rebelles, y compris de nombreuses brigades islamistes basées dans la campagne environnante de Racca, attaquent la ville en prenant les positions de l'armée gouvernementale par le flanc nord[4]. Elles engagent les forces de Bachar el-Assad autour des bâtiments-clés de l'État et prennent le contrôle de la place principale de la ville avant de faire tomber symboliquement la grande statue en or de l'ancien président Hafez el-Assad, le père de l'actuel président.

Les rebelles prennent par ailleurs d'assaut la résidence du gouverneur de la province, Hassan Jalili, avec Souleiman al-Souleiman, une des figures du Parti Baas du gouvernorat de Racca[5].

Les forces gouvernementales se retirent de la ville vers l'ouest et vers l'est, à 60 kilomètres de l'aéroport de Racca. L'armée de l'air syrienne mène des bombardements aériens contre les rebelles dans la ville après sa chute[6].

Le 5 mars, les rebelles déclarent que la ville est presque entièrement sous leur contrôle, ce qui en fait la première capitale provinciale revendiquée être aux mains des rebelles depuis le début du conflit[7].

Les dernières poches de résistance loyalistes tombent le 6 mars après que les rebelles aient saisi les bâtiments gouvernementaux où les troupes loyalistes s'étaient retranchées, incitant l'OSDH à déclarer officiellement que Racca est entièrement sous contrôle rebelle. Le chef de la police locale est également tué dans les affrontements[8].

Conséquences[modifier | modifier le code]

À la suite de la victoire rebelle, l'armée de l'air gouvernementale mène 25 frappes aériennes contre la ville, dans une tentative de déloger les forces de l'opposition. 39 personnes sont tuées au total, dont 17 sur une place et 10 ayant été confirmées comme des insurgés[9].

Les forces du régime syrien tentent alors d'envoyer des renforts depuis l'aéroport du barrage de Tabqa, mais les rebelles les auraient intercepté selon l'OSDH[10].

Une partie des soldats syriens capturés ont été exécuté publiquement par les insurgés et leurs corps ont été traînés dans les rues de la ville[11].

Le 10 mars, d'autres frappes aériennes gouvernementales résultent en la mort de 14 personnes[12].

Article connexe : Deuxième bataille de Racca.

Notes et références[modifier | modifier le code]