Bataille de Pyongyang

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Bataille de Pyongyang
成歓の戦い
Ukiyo-e de Mizuno To représentant la bataille de Pyongyang.
Ukiyo-e de Mizuno To représentant la bataille de Pyongyang.
Informations générales
Date 15 septembre 1894
Lieu Pyongyang, Corée
Issue Victoire japonaise, l'armée chinoise se retire de Corée
Belligérants
Drapeau de la Chine (Dynastie Qing) Dynastie Qing Drapeau du Japon Empire du Japon
Commandants
Drapeau de la Chine (Dynastie Qing) Ye Zhichao Drapeau du Japon Nozu Michitsura (en)
Drapeau du Japon Katsura Tarō
Forces en présence
13 000 - 15 000 hommes 10 000 hommes
Pertes
2000 tués
4000 blessés
102 tués
433 blessés
33 disparus
Guerre sino-japonaise (1894-1895)
Batailles
Première guerre sino-japonaise

Pungdo · Seonghwan · Pyongyang · Yalou · Jiuliancheng · Lüshunkou · Port-Arthur · Weihaiwei · Yingkou · Pescadores

Coordonnées 39° 02′ 00″ N 125° 45′ 00″ E / 39.033333, 125.75 ()39° 02′ 00″ Nord 125° 45′ 00″ Est / 39.033333, 125.75 ()  

La bataille de Pyongyang (平壌作戦?) est le second grand affrontement terrestre de la première guerre sino-japonaise. Elle a lieu le 15 septembre 1894 en Corée et est parfois appelée dans les sources occidentales de l'époque bataille de Ping-yang. Entre 13 000 et 15 000 soldats chinois de l'armée de Beiyang arrivent à Pyongyang le 4 août 1894 et effectuent d'intenses réparations des anciennes murailles de la ville, restant confiant dans leur supériorité numérique et la solidité des défenses.

La bataille[modifier | modifier le code]

Les 10 000 hommes (chiffre non confirmé) du 1er corps de l'armée impériale japonaise se répartissent entre la 5e division provinciale (Hiroshima) du lieutenant-général Nozu Michitsura (en), et la 3e division provinciale (Nagoya) du lieutenant-général Katsura Tarō. Les forces japonaises débarquent à Chemulpo (actuelle Inchon) le 12 juin 1894 sans rencontrer d'opposition. Après une brève sortie au sud lors de la bataille de Seonghwan le 29 juillet 1894, la première armée prend la route de Pyongyang au Nord, et reçoit des renforts en chemin ayant débarqué dans les ports de Busan et de Wonsan.

La première armée japonaise converge sur Pyongyang de différentes directions le 15 septembre 1894 et attaque directement aux coins nord et sud des fortifications sans grande couverture de l'artillerie. Les défenses chinoises résistent mais sont surprises par une attaque des Japonais par derrière, et les Chinois accusent de lourdes pertes comparés aux Japonais. À 16h30, la garnison hisse le drapeau blanc pour indiquer qu'elle se rend. La chute de la ville est cependant retardée par de fortes pluies. Tirant avantage de ce délai inespéré et de la tombée de l'obscurité, les survivants de la garnison chinoise s'échappent de la ville et se réfugient à Wiju (actuel village d'Uiju en Corée du Nord) le long du fleuve Yalou.

Le général Qing musulman Zuo Baogui (1837–1894), originaire de la province du Shandong, est tué au combat à Pyongyang par l'artillerie japonaise. Un mémorial à son honneur a plus tard été construit[1].

Pyongyang est capturée par les forces japonaises le matin du 16 septembre 1894.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Après la bataille de Pyongyang, le général Nozu prend le commandement de la première armée japonaise à la place de Yamagata Arimoto pour raisons de santé. La 5e division passe ainsi sous le commandement du lieutenant-général Oku Yasukata. Les Japonais avancent ensuite au Nord jusqu'au fleuve Yalou sans rencontrer de résistance. Les Chinois décident (tout comme les Russes dix ans plus tard durant la guerre russo-japonaise) d'abandonner le Nord de la Corée et de défendre la rive Nord du fleuve Yalou.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chamberlin, William Henry. Japan Over Asia, 1937, Little, Brown, and Company, Boston, 395 pp.
  • Kodansha Japan An Illustrated Encyclopedia, 1993, Kodansha Press, Tokyo (ISBN 4-06-205938-X)
  • Lone, Stewart. Japan's First Modern War: Army and Society in the Conflict with China, 1894-1895, 1994, St. Martin's Press, New York, 222 pp.
  • Paine, S.C.M. The Sino-Japanese War of 1894-1895: Perception, Power, and Primacy, 2003, Cambridge University Press, Cambridge, MA, 412 pp.
  • Warner, Dennis and Peggy. The Tide At Sunrise, 1974, Charterhouse, New York, 659 pp.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Aliya Ma Lynn, Muslims in China, vol. Volume 3 of Asian Studies, University Press,‎ 2007 (ISBN 0-88093-861-7, lire en ligne), p. 44

Source de la traduction[modifier | modifier le code]