Bataille de Ndjamena (2008)

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Bataille de Ndjamena
Informations générales
Date 2 -
Lieu Ndjamena
Issue Victoire gouvernementale
Belligérants
Drapeau du Tchad Tchad
Drapeau de la France France
CMU
Commandants
Drapeau du Tchad Idriss Déby Fizani Mahadjir
Mahamat Nouri
Abdelwahid About Makaye
Acheikh Ibn Oumar
Timan Erdimi
Forces en présence
Drapeau du Tchad
2 000 à 3 000 hommes[1]
12 chars T-55[2]
4 hélicoptères Mi-24 et Mi-17[2]

Drapeau de la France
plusieurs soldats français de l'EUFOR[3]
2 000 à 3 000 hommes
250 à 300 technicals[4],[5]
Pertes
Drapeau du Tchad
400 morts
900 blessés[2]
500+ morts[2]
135 prisonniers
Guerre civile tchadienne
Batailles
Adré · Borota · 1re Ndjamena · Abou Goulem · Massakory · Massaguet · 2de Ndjamena · Am Zoer · Am Dam · Tamassi
Coordonnées 12° 06′ 59″ N 15° 04′ 20″ E / 12.116388888889, 15.07222222222212° 06′ 59″ Nord 15° 04′ 20″ Est / 12.116388888889, 15.072222222222  

Géolocalisation sur la carte : Afrique

(Voir situation sur carte : Afrique)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Ndjamena (2008).

Géolocalisation sur la carte : Tchad

(Voir situation sur carte : Tchad)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Ndjamena (2008).

La bataille de Ndjamena est une bataille qui eut lieu du 2 au 4 février à Ndjamena, durant la guerre civile tchadienne.

Elle oppose les forces rebelles coalisées de l'UFDD (Union des forces pour la Démocratie et le développement) de Mahamat Nouri, de l'UFDD-Fondamentale d'Abdelwahid About Makaye et d'Acheikh Ibn Oumar et du RFC (Rassemblement des forces démocratiques) de Timan Erdimi, réunies sous un commandement militaire unifié commandé par le colonel Fizani Mahadjir, à l'armée nationale tchadienne (ANT), commandée par le président Idriss Déby.

Après plusieurs défaites loyalistes, cette bataille se termine enfin par une victoire gouvernementale qui sauve le régime d'Idriss Deby.

Contexte[modifier | modifier le code]

Les accords de paix signés à Syrte en Libye le entre les différentes factions tchadiennes étant restés lettres mortes, Mahamat Nouri tente dès le mois de novembre une offensive contre le gouvernement tchadien.

Les 26 et 27 de ce mois, ses troupes se heurtent à celles de l'ANT, commandées par Idriss Déby et subissent un revers à la bataille d'Abou Goulem. En janvier 2008, les rebelles repartent à l'assaut, mais cette fois le RAFD et l'UFDD-Fondamentale se joignent à l'offensive et trois colonnes, composées chacune de plusieurs centaines de véhicules tout-terrain franchissent la frontière soudanaise et se dirigent vers Ndjamena.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Après une traversée depuis le Soudan voisin, le 2 février les rebelles parviennent à entrer dans la capitale, Ndjamena et se dirigent vers le palais présidentiel où se déroulent d'importants combats avec les forces gouvernementales.

Le 4 février, Idriss Déby qui dispose d'un avantage matériel certain sur ses adversaires car il peut aligner quatre hélicoptères et douze chars T-55, repousse les rebelles et sauve son gouvernement. Ces derniers ne concèdent toutefois pas de défaite et battent alors en retraite vers Mongo et Bitkine. Le lendemain, le 5 février, les rebelles déclarent un cessez-le-feu.

L'armée française et ses portes-paroles Bernard Kouchner et Hervé Morin se déclarent défavorables à cette prise de pouvoir. Cependant, l'attitude des soldats français reste à la neutralité bien qu'elles aident les forces gouvernementales tchadiennes à sécuriser l'aéroport de Ndjamena afin d'évacuer les ressortissants étrangers.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Chad troops battle against rebels, BBC News, 3 février 2008
  2. a, b, c et d Le Nouvel Observateur : La bataille de N’Djamena, par Jean-Paul Mari
  3. (en) French troops, Chadian rebels exchange fire near airport, India eNews, 4 février 2008
  4. (en) Chad: caught in the Darfur crossfire, Le Monde diplomatique
  5. Jeune Afrique : La bataille de N'Djamena, par Christophe Boisbouvier.

Liens externes[modifier | modifier le code]