Bataille de Lexington et Concord

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42° 26′ 58.7″ N 71° 13′ 51.0″ O / 42.449639, -71.230833 / 42.449639; -71.230833

Bataille de Lexington et Concord
Carte datant de 1775 de la bataille et du siège de Boston.
Carte datant de 1775 de la bataille et du siège de Boston.
Informations générales
Date 19 avril 1775
Lieu Comté de Middlesex, Massachusetts
Issue Victoire américaine
Belligérants
Grand Union Flag.svg Treize colonies Royaume de Grande-Bretagne Royaume de Grande-Bretagne
Commandants
John Parker
James Barrett
William Heath
Francis Smith
John Pitcairn
Walter Laurie
Lord Hugh Percy
Forces en présence
Milice de la province de la Baie du Massachusetts
75 hommes à Lexington Green (Parker)
500 au pont de Concord (Barrett)
4 000 à la fin de la journée (Heath).
Tous les chiffres sont des estimations.
Royal Marines
800 hommes initialement (Smith):
250 à Lexington Green (Pitcairn),
115 au pont de Concord (Laurie).
Plus 1 000 hommes venus en renfort pour le retour à Boston (Percy).
Tous les chiffres sont des estimations.
Pertes
49 morts
39 blessés
5 disparus
73 morts
174 blessés
26 disparus
Guerre d'indépendance des États-Unis

La bataille de Lexington et Concord opposa les miliciens du Massachusetts aux forces britanniques et marque le début de la guerre d'indépendance américaine (1775-1783). Les affrontements eurent lieu à quelques kilomètres de Boston le 19 avril 1775 dans les villages de Lexington, de Concord, mais aussi à Lincoln, Menotomy et Cambridge. Ils se soldent par le retrait des troupes britanniques et plusieurs centaines de morts au total.

Sommaire

Contexte historique[modifier]

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, les tensions entre les colons américains et la métropole britannique s’accroissent : Londres entend imposer des taxes et contraindre le commerce ; cette politique heurte les intérêts des marchands de la Nouvelle-Angleterre. Ces derniers estiment de surcroît injuste de ne pas être représentés au Parlement britannique et de ne pas bénéficier des mêmes droits que les sujets britanniques. Les colons s’organisent progressivement en milices et font quelques coups d’éclat : à Boston, une organisation secrète, les fils de la liberté (Sons of Liberty) dirigés par Samuel Adams, détruit la maison du gouverneur Thomas Hutchinson[1]. En 1773, un groupe déguisé en Indiens s'en prend à la cargaison de trois navires britanniques lors du Boston Tea Party[2]: les 340 caisses de thé qu'ils transportaient sont jetées à l'eau dans le port de Boston.

Le général britannique Thomas Gage devient commandant en chef des armées du Massachusetts en 1774 et remplace le gouverneur civil Thomas Hutchinson en tant que gouverneur militaire en avril. À ce titre, il est chargé d’appliquer les Intolerable Acts. Thomas Gage cherche à confisquer les munitions et les armes des miliciens (1774). Mais il perd le contrôle de la colonie du Massachusetts, dont les habitants pensent que la guerre est inévitable[réf. nécessaire]. Il reçoit l'ordre d'arrêter John Hancock et Samuel Adams, deux activistes anti-britanniques de Boston, considérés par les Britanniques comme traîtres. Mais ces derniers s’enfuient à temps et se réfugient à Lexington. Les colons avaient quant à eux rassemblé pendant l'hiver des armes, des munitions et de la poudre à Concord. Dans la soirée du 18 avril 1775, Thomas Gage envoie 700 hommes dirigés par le lieutenant-colonel Francis Smith vers ces deux villes, situées à quelques kilomètres à l'ouest de Boston. Leur but est de saisir le stock de munition mais aussi de capturer Samuel Adams et John Hancock[3]. Cependant, les colons furent informés à temps par Paul Revere et William Dawes que les troupes britanniques arrivaient. Ils eurent le temps d’envoyer des messagers dans toute la région et de déplacer leur arsenal dans les localités voisines.

La bataille[modifier]

Bataille de Lexington, le 19 avril 1775.

On ne sait quel camp ouvrit le feu en premier, mais les premiers échanges de tirs commencèrent à Lexington au lever du jour, le 19 avril 1775[4]. À cause de son infériorité numérique (500 hommes), la milice américaine dut battre en retraite. Une autre escarmouche eut lieu au North Bridge, près de Lexington. Les renforts de minutemen et ceux de l’armée britannique changèrent la donne : les Britanniques finirent par se replier sur Boston. Sur le chemin du retour vers Boston, ils furent harcelés par des insurgents, en embuscade, qui les suivirent jusqu'au abords de la ville. Les milices patriotes commencèrent alors le Siège de Boston.[5]

Bilan et conséquences[modifier]

Au final, 273 Britanniques périrent, disparurent ou furent blessés contre seulement 95 colons.

Le gouverneur Thomas Gage garantit une amnistie à ceux qui manifesteraient leur loyauté à l’égard de la Couronne, sauf pour Hancock et Samuel Adams. Soupçonnant sa femme Margaret Gage, née en Amérique, de soutenir la cause des rebelles, il l’envoie en Grande-Bretagne. Elle était l’amie d’un insurgent, Joseph Warren, et l'aurait prévenu de la marche sur Lexington et Concord. La nouvelle de la bataille arriva en Grande-Bretagne le 29 mai 1775[6].

La bataille de Lexington et Concord a une charge symbolique importante : premier affrontement armé de la guerre d'indépendance, elle est toujours célébrée de nos jours dans le Maine et le Massachusetts (Patriots' Day et Marathon de Boston)[7]. Un poème patriotique de Henry Longfellow intitulé "Paul Revere's Ride" raconte la course de Paul Revere qui était un artisan franc-maçon[8].

Notes[modifier]

  1. (Wood 2002, p. 29)
  2. (Wood 2002, p. 37)
  3. (Wood 2002, p. 53)
  4. (Wood 2002, p. 54)
  5. (Wood 2002, p. 54)
  6. (Cottret 2003, p. 165)
  7. (Cottret 2003, p. 162)
  8. (Cottret 2003, p. 163)

Source[modifier]

  • Bernard Cottert, La Révolution américaine : La quête du bonheur 1763-1787, Paris, Perrin, 2003 (ISBN 2262018219) 
  • (en) Gordon S. Wood, The American Revolution : A History, New York, Modern Library, 2002 (ISBN 0-8129-7041-1) 

Liens externes[modifier]

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