Bataille de L'Écluse

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Page d'aide sur les redirections Pour la bataille navale de 1603, voir Bataille de L'Écluse (1603).
Bataille de L'Écluse
les chroniques du XIVe siècle de Jean Froissart(miniature de la bataille)
les chroniques du XIVe siècle de Jean Froissart
(miniature de la bataille)
Informations générales
Date 24 juin 1340
Lieu près de L'Écluse (Zélande)
Issue Victoire anglaise
Belligérants
Blason pays fr FranceAncien.svg France
CoA civ ITA milano.png Gênes
England Arms 1340.svg Angleterre
Blason Nord-Pas-De-Calais.svg Flandre
Commandants
Hugues Quiéret
Nicolas Béhuchet
Édouard III d'Angleterre
Forces en présence
190 navires
20 000 hommes
250 navires
20 000 hommes
Pertes
15 000 morts
170 navires
9 000 morts
Guerre de Cent Ans
Batailles
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Coordonnées 51° 18′ 31″ N 3° 23′ 17″ E / 51.308611111111, 3.3880555555556 ()51° 18′ 31″ Nord 3° 23′ 17″ Est / 51.308611111111, 3.3880555555556 ()  

Le 24 juin 1340, lors de la bataille navale de L'Écluse (Sluis en Flandre zélandaise), le roi anglais Édouard III, prétendant à la couronne de France, anéantit la flotte de son rival, le roi de France Philippe VI de Valois, devant l'estuaire du Zwin, ce bras de mer (de nos jours ensablé) qui mène à Bruges.

C'est la première bataille d'importance de la guerre de Cent Ans.

Flotte du roi Philippe de Valois[modifier | modifier le code]

Outre une quarantaine de galères méditerranéennes, navires nerveux et maniables, avec des équipages génois expérimentés, menés par le mercenaire génois Egidio Boccanegra, dit Barbavera, Barbanegra (Barbenoire), les Français disposent d'une vingtaine de grandes cogues embarquant 200 hommes d'armes, et environ cent trente navires,(dont 80 vaisseaux bretons, selon d'Argentré (Histoire de Bretagne), ou 60 selon C. M. Nicolle, Mnémonique de l'histoire, voir aussi Aristide M. Guilbert, Histoire des villes de France) sur lesquels prennent place chacun une cinquantaine de soldats, soit un total d'environ 20 000 hommes, dont beaucoup de Normands, Picards et Bretons.

Mais les deux commandants, l’amiral Hugues Quiéret et Nicolas Béhuchet, ne sont pas des marins mais des administrateurs chargés en principe d'assurer le transport d'une armée. Ils ont reçu pour ordre d'empêcher le débarquement de l'armée d'Édouard et ont transformé la flotte en barricade sur trois rangs enchaînée d'une rive à l'autre, sauf quatre nefs et les navires Génois.

Bataille[modifier | modifier le code]

Le matin du 24 juin les 250 navires anglais avec 15 000 hommes plus les équipages apparaissent. À trois heures de l'après-midi, avec la marée et le vent portant, l'armada anglaise attaque. Du côté français, les arbalétriers ont l'initiative mais rapidement ils sont dominés par la vitesse de tir des archers gallois. Après l'abordage les combats furieux se font sur les ponts. Quiéret et Béhuchet parviennent à investir le bateau d'Édouard, La Thomas, et à blesser ce dernier à la cuisse. Mais les chefs français sont fait prisonniers. Immédiatement Quiéret est décapité et Béhuchet pendu.

Dans l'après-midi, grâce au vent qui a changé de direction, la flotte flamande peut quitter la rive et vient se mêler au combat. La panique s’empare des Français : n’ayant pas d’autre échappatoire que de sauter à l’eau, ils périssent noyés par milliers.
Seule la moitié des Génois, dont Boccanegra, parvient à s'échapper.
Si on s'en tient au chroniqueur anglais Thomas Walsingham (v. 1360-1422), bénédictin de l'abbaye de Saint-Alban, né une vingtaine d'années après cet évènement, les Français auraient perdu près de 30 000 hommes au cours de la bataille, ce qui semble vraiment excessif.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Miniature de la bataille.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Le Moing, Les 600 plus grandes batailles navales de l'histoire, Rennes, Marines Éditions,‎ 2011, 619 p. (ISBN 978-2-35743-077-8).
  • Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d'histoire maritime, Paris, éditions Robert Laffont, coll. « collection Bouquins »,‎ 2002, 1508 p. (ISBN 2-221-08751-8).

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