Bataille de Kunersdorf

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Bataille de Kunersdorf
La Bataille de Kunersdof par Alexander Kotzebue, 1848
La Bataille de Kunersdof par Alexander Kotzebue, 1848
Informations générales
Date 12 août 1759
Lieu Kunersdorf à l'Est de Francfort (Oder)
Issue Victoires des alliés Russes et Autrichiens
Belligérants
Drapeau de la Prusse Royaume de Prusse Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Drapeau de l'Autriche Archiduché d'Autriche
Commandants
Frédéric II de Prusse Piotr Saltykov
Ernst Gideon von Laudon
Forces en présence
50 900 hommes
230 canons
65 000 hommes
250 canons
Pertes
6 271 morts
11 342 blessés
1 356 disparus
2 055 déserteurs
172 canons
Russie :
5 614 morts
12 864 blessés
703 disparus

Autriche :
1 446 morts
2 438 blessés
447 disparus
Guerre de Sept Ans
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Coordonnées 52° 21′ 11″ N 14° 36′ 46″ E / 52.35306, 14.6127852° 21′ 11″ Nord 14° 36′ 46″ Est / 52.35306, 14.61278  

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

(Voir situation sur carte : Allemagne)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Kunersdorf.

La bataille de Kunersdorf eut lieu le 12 août 1759, pendant la Guerre de Sept Ans et se termina par la pire défaite qu'ait connue Frédéric II de Prusse face à l'armée coalisée de la Russie et de l'Autriche.

Contexte[modifier | modifier le code]

Pendant l'été 1759, l'armée russe commandée par le maréchal Piotr Saltykov traverse la Pologne pour venir à la rencontre de ses alliés autrichiens. À Kunersdorf à l'Est de Francfort-sur-l'Oder, elle fait sa jonction avec un contingent autrichien commandé par Ernst Gideon von Laudon, en présence d'un envoyé militaire français, le marquis de Montalembert. C'est la première fois que la grande coalition franco-austro-russe est en mesure de coordonner ses opérations contre l'ennemi commun, Frédéric II. Les forces russes et autrichiennes, 65 000 hommes en tout, sont nettement supérieures aux forces prussiennes. Frédéric, qui avait déjà affronté les Russes à la bataille de Zorndorf, se déclare résolu à les écraser "pour leur faire perdre l'envie de mettre à l'avenir le pied dans son pays et de le ravager"[1].

La bataille[modifier | modifier le code]

La bataille dure toute la journée avec des pertes considérables de part et d'autre. Un mouvement tournant des Prussiens échoue et leur attaque n'atteint que la plus petite partie des lignes adverses. Au cours de cette bataille Frédéric II n'échappe à la capture que grâce au capitaine de cavalerie et commandant d'escadron Joachim Bernhard von Prittwitz. Découragé par la perte ou la fuite de ses meilleurs soldats, le roi se serait écrié: "N'y aurait-il pas un maudit boulet qui puisse m'atteindre?" [2]. Il perd 43 670 soldats dont 6271 tués. Cependant, beaucoup de ses hommes qui s'étaient dispersés après la bataille pourront rallier l'armée par la suite.

Conséquences[modifier | modifier le code]

La victoire des Russes et des Autrichiens ouvrait aux armées alliées la route de Berlin. L'armée principale autrichienne, commandée par le maréchal von Daun, était en train de reprendre la Saxe conquise par Frédéric deux ans plus tôt. Le roi de Prusse, ne se croyant plus en mesure de défendre la Saxe, ordonne au commandant de la garnison de Dresde de se préparer à évacuer la ville avec son trésor de guerre, ce qui sera fait après un court siège le 5 septembre 1759[3]. Dans une lettre du 1er septembre 1759 à son frère Henri, Frédéric le Grand s'étonne que contre toute attente les troupes de l'alliance soient reparties. En fait, le roi de Prusse est sauvé par la mésentente des coalisés: Saltykov est mécontent de l'excessive prudence de von Daun qui hésite à risquer une bataille contre Frédéric II et qui, après la défaite d'un de ses contingents à Hoyerswerda, bat en retraite vers Dresde et renonce à rejoindre les Russes sur l'Oder. Les Autrichiens ne sont pas non plus en mesure de tenir leur promesse de ravitailler leurs alliés russes dans un pays ravagé, aussi l'armée russe souffre bientôt de la disette[4]. Mais ils conservent Dresde que Frédéric II tentera vainement de reprendre l'année suivante lors du siège de Dresde.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Friedrich August von Retzow, Nouveaux mémoires historiques sur la Guerre de Sept Ans, Volume 2, 1803, p. 133.
  2. Nouveaux mémoires historiques sur la Guerre de Sept Ans, p. 139.
  3. Nouveaux mémoires historiques sur la Guerre de Sept Ans, p. 187 à 191.
  4. Nouveaux mémoires historiques sur la Guerre de Sept Ans, p. 165 à 169 et 198-199.