Bataille de Gandamak

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Bataille de Gandamak
Le dernier carré du 44e régiment d'infanterie d'Essex à Gandamak(William Barnes Wollen)
Le dernier carré du 44e régiment d'infanterie d'Essex à Gandamak
(William Barnes Wollen)
Informations générales
Date 6-13 janvier 1842
Lieu Gandamak, village dans la province de Nangarhar
Casus belli inquiets de l'expansionnisme russe, les Britanniques décident de prendre le contrôle de l'Afghanistan
Issue écrasante victoire afghane
Belligérants
Flag of the United Kingdom.svg Empire britannique et Shah Shuja Drapeau de l'Afghanistan Royaume d'Afghanistan
Commandants
Général Elphinstone,
Shah Shuja
Général Wazir Akbar Khan (Prince, fils de Dost Mohammad Khan),
Chefs de tribus Ghilzai
Forces en présence
plus de 5 000 militaires répartis entre : 44e régiment d'infanterie d'Essex, armée du Bengale : 2e cavalerie légère, 1re infanterie européenne du Bengale, 37e, 48e, 2e et 27e infanterie du Bengale, artillerie montée du Bengale. plus de 10 000 hommes dont 4 000 à 5 000 cavaliers.
Pertes
plus de 16 600 morts (militaires et civils), deux survivants indéfini
Première Guerre anglo-afghane

La bataille de Gandamak eut lieu en janvier 1842, à Gandamak, et opposa l'armée britannique des Indes aux forces de Dost Mohammad Khan, souverain de l'Afghanistan dirigées par son fils le prince et général Wazir Akbar Khan. Les Britanniques qualifient cette bataille de massacre de Gandamak car, au cours de celle-ci, presque tous les Britanniques et leurs soutiens indiens furent massacrés. Seul le Dr Brydon put s'échapper et rejoindre Jalalabad.

Inquiets de l'expansionnisme russe, dont les forces militaires venaient d'annexer les grandes villes de Samarcande et Boukhara à leur empire déjà immense, les Britanniques avaient décidé de s'emparer de l'Afghanistan afin de contenir cet expansionnisme. Les généraux et responsables britanniques, aussi bien à Londres qu'à Bombay, pensaient qu'il leur suffisait de prendre le contrôle de la passe de Khyber ainsi que des grandes villes de l'Afghanistan comme Jalalabad, Kaboul, Kandahar et Herat en y envoyant un contingent limité de militaires. Les choses furent toutefois plus compliquées car les armées anglaises et indiennes durent faire face à des guerriers afghans aguerris qui se battaient avec acharnement. L'issue de cette bataille, qui hantera la politique étrangère britannique en Asie du sud, fut un désastre et un camouflet pour les armées anglaises.

Contexte[modifier | modifier le code]

Chargé par Londres de négocier un traité de coopération avec les Afghans et de s'assurer que ces derniers empêcheraient toute avancée des Russes vers l'Inde, sir William Hay Macnaghten fut envoyé à Kaboul. Ce diplomate britannique doué pour les langues et qui avait réalisé des écrits sur les rites hindous et la loi islamique commença sa carrière en Inde en 1830 au service de Lord William Bentinck. Profitant des dissensions et différends au sein de la famille régnante d'Afghanistan, il appuya Shah Shuja, lui offrant un soutien financier et militaire pour reconquérir le pouvoir en Afghanistan.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Survivants[modifier | modifier le code]

Hormis William Brydon, qui put fuir le champ de bataille, les seuls autres survivants furent le capitaine Thomas Souter, qui fut pris pour un officier supérieur par les Afghans, et fait prisonnier avec deux ou trois autres soldats. D'autres officiers tentèrent de fuir, mais seul Brydon parvint à s'en sortir vivant.

Lien externe[modifier | modifier le code]