Bataille de Forbie

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Bataille de Forbie
Enluminure de parchemin décrivant la bataille de la Forbie
Enluminure de parchemin décrivant la bataille de la Forbie
Informations générales
Date 17 et 18 octobre 1244
Lieu Près de La Forbie (Harbiyah),
Issue Victoire pour les Ayyoubides
Belligérants
Alliance des Croisés et d’adversaires des Ayyoubides Ayyoubides avec des mercenaires Khorezmiens
Commandants
Gautier IV de Brienne Baybars
Forces en présence
environ 11 000 5 000 cavaliers et plus de 6 000 fantassins
Pertes
environ 7 500 nombre inconnu
Septième croisade
Coordonnées 31° 36′ 21″ N 34° 32′ 47″ E / 31.60576667, 34.54635833 ()31° 36′ 21″ Nord 34° 32′ 47″ Est / 31.60576667, 34.54635833 ()  

Géolocalisation sur la carte : Israël

(Voir situation sur carte : Israël)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Forbie.

La bataille de La Forbie, également connue sous le nom de bataille de Harbiyah, s'est déroulée pendant les croisades, les 17 et 18 octobre 1244, près du village de La Forbie au nord-est de Gaza.

La bataille a opposé deux armées :

Déroulement[modifier | modifier le code]

Prélude[modifier | modifier le code]

La capture de Jérusalem par les Khorezmiens en août 1244 déclenche les hostilités entre les Chrétiens et les états Musulmans. Al-Mansur, l'émir de Homs et An-Nasir Dawud, régnants sur la Transjordanie, se sont alliés aux Templiers, aux Hospitaliers, aux chevaliers Teutoniques, et aux forces restantes du royaume de Jérusalem pour affronter le sultanat Ayyoubide d’Égypte.

Les deux armées se sont rencontrées près de La Forbie, un petit village au nord-est de Gaza. Du côté allié, Al-Mansur commandait une cavalerie d'environ 2 000 hommes et un détachement des troupes de Damas. En dépit de la présence de Philippe de Montfort, le commandement en chef des forces chrétiennes fut donné à Gautier IV de Brienne, comte de Jaffa et d’Ascalon : environ 1 000 cavaliers et 6 000 fantassins. Les forces alliées transjordaniennes étaient constituées d’environ 2 000 cavaliers bédouins sous les ordres de Sunqur az-Zahiri. L'armée égyptienne, en nombre légèrement inférieur, était commandée par le jeune émir Baybars futur sultan d'Égypte.

Al-Mansur conseilla à Gautier IV de renforcer le camp et de rester sur la défensive, en attendant que les Khorezmiens, indisciplinés, se dispersent et laissent les Égyptiens avec un handicap considérable. Cependant, Gautier IV, à qui le commandement avait été donné, était peu disposé à attendre les Égyptiens. La disposition des forces alliées sur le champ de bataille était la suivante : Les Chrétiens sur le flanc droit, près de la côte, l'émir de Homs et les Damascènes au centre, les bédouins d’Al-Mansur sur le flanc gauche.

La Bataille[modifier | modifier le code]

La bataille débuta le matin du 17 octobre, avec les chevaliers chrétiens chargeant à plusieurs reprises les Égyptiens. Malgré ces tentatives pour briser leurs rangs, les Égyptiens tinrent leur position. Au matin du 18 octobre, Baybars envoya ses Khorezmiens contre les Damascènes. Le centre des troupes alliées fut brisé et les Khorezmiens s'attaquèrent au flanc gauche, formé par les cavaliers bédouins. Seul 280 cavaliers et Al-Mansur survécurent au massacre. Menacés par les Egyptiens au centre et par les Khorezmiens sur leur flanc, les chrétiens ont chargé en vain. Plus de 5 000 d'entre eux périrent, et 800 furent faits prisonniers, dont Gautier de Brienne, et Guillaume de Chateauneuf, grand-maître des Hospitaliers. Des troupes de chevaliers des ordres, seulement 33 Templiers, 27 Hospitaliers, et 3 chevaliers Teutoniques survécurent. Philippe de Montfort et le patriarche de Jérusalem réussirent, quant à eux, à fuir à Ascalon, tandis qu’Armand de Périgord, l'évêque de Lydda et Ramla, Jean et Guillaume les fils de Bohémond d'Antioche, étaient tués.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le royaume de Jérusalem a souffert des conséquences de la défaite de la bataille de La Forbie. Depuis la bataille de Hattin aucune armée aussi nombreuse n'avait été envoyé en guerre. Malgré cette victoire, le succès des Ayyoubides n'a pas duré. Les Khorezmiens ont été défaits aux alentours de Homs par Al-Mansur en 1246, et grâce au soulèvement des sultans Mamelouks, Baybars commença son règne sur l'Égypte en 1260 et transforma le royaume de Jérusalem affaiblit en une petite bande côtière. La bataille de La Forbie marque ainsi l’effondrement de la puissance Chrétienne au Proche-Orient.

Notes et références[modifier | modifier le code]


Compléments[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Payne (1985), Le rêve et le tombeau, Stein et jour/éditeurs. (ISBN 0-8128-6227-9).
  • Joseph Drory (le septembre 2003), Al-Nasir Dawud : Un prince beaucoup frustré d'Ayyubid, Al-Masaq 15 (2) : 161-187.