Bataille de Custoza (1848)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Pour la seconde bataille de Custoza, voir Bataille de Custoza (1866).
Première Bataille de Custoza (1848)
une lithographie de la bataille de Custoza
une lithographie de la bataille de Custoza
Informations générales
Date 23 au 25 juillet 1848
Lieu Custoza, près de Vérone
Issue Victoire autrichienne
Belligérants
Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche Flag of Italy (1860).svg Royaume de Sardaigne
Commandants
Joseph Radetzky Charles-Albert de Sardaigne
première guerre d'indépendance italienne
Batailles
Cinq journées de Milan · Pastrengo · Santa Lucia · Vicence · Cornuda · Curtatone et Montanara · Goito · Custoza · Milan · Novare
Coordonnées 45° 22′ 44″ N 10° 47′ 45″ E / 45.37888889, 10.79583333 ()45° 22′ 44″ Nord 10° 47′ 45″ Est / 45.37888889, 10.79583333 ()  

Géolocalisation sur la carte : Vénétie

(Voir situation sur carte : Vénétie)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Custoza (1848).

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Custoza (1848).

La première bataille de Custoza a lieu du 23 au 25 juillet 1848 durant la première guerre d'indépendance italienne au cours du Risorgimento italien, entre les armées de l'Empire d'Autriche conduites par le maréchal Radetzky, et celles du Royaume de Sardaigne, conduites par le roi Charles-Albert en personne.

Elle a lieu près de la localité de Custoza (près de Vérone, en Italie du nord) avec comme objectif le contrôle des plaines de la Vénétie.

Les faits qui précèdent la bataille[modifier | modifier le code]

Après la victoire de Goito et la conquête de Peschiera par l'armée piémontaise, la voie des forteresses du quadrilatère s'ouvre mais la lenteur et l'indécision du commandement piémontais lui font perdre l'avantage acquis.

La bataille[modifier | modifier le code]

La bataille commence le 22 juillet à Rivoli quand les Autrichiens tentent un premier assaut sur l'aile gauche de l'armée piémontaise. Cet assaut sera repoussé, mais aura permis à Radetzky de se rendre compte que la disposition de l'armée adverse présente de nombreux points faibles. En effet les Piémontais sont répartis sur une ligne de presque 70 km et divisés en deux groupes, ce qui réduit les forces de chacun d'entre eux et rend le centre particulièrement vulnérable. C'est donc sur cette cible que les Autrichiens concentrent leur attaque, le 23 juillet, entre les villages de Sona et de Sommacampagna. Pendant toute la journée, les Piémontais opposent une farouche résistance mais à la fin de la journée, le général Hector Gerbaix de Sonnaz ordonne la retraite.

La situation n'est pas encore catastrophique pour l'armée piémontaise car les Autrichiens ont deux fois plus de pertes. De plus le repli de de Sonnaz a paradoxalement permis d'éliminer le point de faiblesse du dispositif piémontais. À ce stade des opérations, une contre-offensive est impossible mais le commandement de Charles-Albert se montre indécis et quand il tente malgré tout une contre-attaque, elle doit être immédiatement interrompue en raison à la fois du manque d'approvisionnement et de la chaleur.

L'armée autrichienne reprend alors l'initiative et attaque à son tour les Piémontais à Salionze, au moment où de Sonnaz avance sur Monzambano. Battu une nouvelle fois, de Sonnaz ordonne une retraite vers Valeggio où les combats reprennent le 25 juillet. Cette fois, ce sont les Piémontais qui attaquent les premiers. Mais pour atteindre leur objectif, il leur manque les hommes de de Sonnaz. En effet celui-ci ne disposant que de troupes fatiguées et doutant de la réussite de la campagne, s'est entre temps replié d'abord sur Volta, puis sur Goito.

L'attaque des Piémontais se trouve par conséquent ralentie ce qui donne aux Autrichiens l'occasion de reprendre l'initiative. Au cours de la furieuse bataille qui s'ensuit, les deux fils de Charles-Albert, Victor-Emmanuel et Ferdinand se distinguent. Le premier défend une position vitale en résistant à un ennemi supérieur en nombre et le second repousse à trois reprises les attaques autrichiennes avant de se retirer afin de ne pas être capturé.

Bien que le soir du 25 juillet la bataille semble perdue, les combats durent encore deux jours. Le général Eusebio Bava pense qu'il est possible de construire une nouvelle ligne défensive en reprenant la petite ville de Volta abandonnée par de Sonnaz. Le soir du 26 juillet, les Piémontais attaquent la ville afin de la reprendre mais au matin du 27, les autrichiens contre-attaquent et battent définitivement les Piémontais.

Les conséquences[modifier | modifier le code]

Il s'est créé une fracture au sein du commandement piémontais: alors que Charles-Albert semble disposé à continuer la lutte, Bava souhaite placer les troupes au-delà du Tessin afin de défendre les frontières du royaume de Sardaigne, jugeant impossible la défense de la Lombardie.

La défaite de l'armée sarde aboutit cependant au repli des Piémontais sur l'Adda et Milan. C'est dans cette ville qu'a lieu, le 4 août, une bataille au terme de laquelle Charles-Albert demande l'armistice. L'année suivante, la défaite de Novare met un terme au conflit.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Emilio Faldella, Storia degli eserciti italiani da Emmanuelle Filiberti di Savoia ai nostri giorni, Bramante Editrice, Varese, 1976.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]