Bataille de Chacabuco

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Bataille de Chacabuco
Des troupes chiliennes et argentines en marche vers la bataille de Chacabuco
Des troupes chiliennes et argentines en marche vers la bataille de Chacabuco
Informations générales
Date 12 février 1817
Lieu Vallée de Chacabuco, près de Santiago du Chili
Issue Victoire des Patriotes
Belligérants
Bandera de la Provincia de Mendoza.svg Armée des Andes Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg Royaume d'Espagne
Commandants
Drapeau de l’Argentine José de San Martín
Flag of Chile.svg Bernardo O'Higgins
Flag of Spain (1785-1873 and 1875-1931).svg Rafael Maroto
Forces en présence
600 de cavalerie
4000 d'infanterie
22 canons
1500 d'infanterie
Pertes
100 morts ou blessés 500 morts ou blessés
600 prisonniers
Guerres d'indépendance en Amérique du Sud
Batailles
Suipacha - San José - Las Piedras - Huaqui - Sorondo - Tucumán - Cerrito - Salta - Campagne Admirable - Ayohuma - Buceo - La Puerta (1814) - Rancagua - Tolú - Sipe-Sipe - Carthagène - Los Frailes - Chacabuco - La Puerta (1818) - Maipú - Vargas - Boyacá - Valdivia - Carabobo - Yaguachi - Pichincha - Lac Maracaibo - Ayacucho
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Coordonnées 32° 59′ 35″ S 70° 41′ 02″ O / -32.99305556, -70.68388889 ()32° 59′ 35″ Sud 70° 41′ 02″ Ouest / -32.99305556, -70.68388889 ()  

Géolocalisation sur la carte : Chili

(Voir situation sur carte : Chili)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Chacabuco.

La bataille de Chacabuco fut livrée le dans le cadre de la Guerre d'indépendance chilienne. Elle conduisit à la défaite de la Capitainerie du Chili mise en place par le gouvernement pro-espagnol près la vice-royauté du Pérou.

Contexte[modifier | modifier le code]

En 1814, après avoir joué un rôle dans l'établissement d'un congrès élu par la population argentine, José de San Martín commença à examiner la situation des autres états restés aux mains des royalistes espagnols d'Amérique du Sud. Il réalisa que la première étape consisterait à conquérir le Chili. À cette fin, il entreprit de recruter et d'équiper une armée. En un peu moins de deux ans, il réunit quelque 6000 hommes, 1200 chevaux et 22 canons. Le 17 janvier 1817, cette force se mit en route pour traverser les Andes afin de libérer le Chili. La planification minutieuse de sa part menant les forces royalistes au Chili à être déployées pour faire face à des menaces de diversion inexistantes, il entra au pays sans opposition.

La bataille[modifier | modifier le code]

L'Armée des Andes — nom donné à l'armée de San Martín — subit de lourdes pertes lors de la traversée de la Cordillère des Andes, perdant le tiers de ses hommes et plus de la moitié de ses chevaux. Les forces royalistes se précipitèrent au nord à leur approche et une force d'environ 1500 hommes, menées par le brigadier Rafael Maroto, bloqua l'avance de San Martín dans la vallée dite de Chacabuco, près de Santiago. Tout ce que Maroto avait à faire était de retarder San Martín, car il savait que de nouveaux renforts royalistes approchaient sur le chemin de Santiago. San Martín le savait aussi et opta pour l'attaque alors qu'il avait encore l'avantage du nombre.

San Martín divisa son armée en deux parties : La première, sous la direction du général Bernardo O'Higgins, eut pour mission de fixer l'attention de la force royaliste sur elle ; tandis que la seconde, sous la direction du général Soler, eut à se déplacer autour de son flanc gauche.

Malheureusement, les troupes du général Soler accumulèrent les retards ; et, comme la journée avançait, O'Higgins se trouva confronté à la majorité de l'armée royaliste dans un échange de coups de feu. Posant une action décisive (bien que désobéissant aux ordres), O'Higgins ordonna d'attaquer les lignes royalistes, dont les lignes ployèrent sous l'attaque ; ce qui permit à O'Higgins de s'y engouffrer. Les royalistes vaincus se replièrent dans une ferme à proximité. Dans l'intervalle, San Martín avait rallié la force d'accompagnement et la retraite des royalistes tourna en déroute.

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Agustin Toro Davila, Sintesis historico militar de Chile, Editorial Universitaria, Santiago de Chile, 1977.