Bataille de Caravaggio

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bataille de Caravaggio
Informations générales
Date
Lieu Campagne entre les localités Caravaggio et Fornovo San Giovanni
Issue Victoire des Milanais
Belligérants
Flag of the Ambrosian Republic.png République ambrosienne de Milan Flag of Most Serene Republic of Venice.svg République de Venise
Commandants
Francesco Sforza Micheletto Attendolo
Forces en présence
12 000 chevaliers et 7 000 soldats 12 500 chevaliers et 3 000/4 000 soldats
Pertes
morts et prisonniers morts et blessés

La bataille de Caravaggio eut lieu le dans la campagne entre les localités Caravaggio et Fornovo San Giovanni situées à l'extremité méridionale de l'actuelle province de Bergame entre la République ambrosienne de Milan et la République de Venise. La victoire fut remportée par les Milanais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La bataille de Caravaggio est un combat qui s'est déroule le dans la campagne entre les localités de Caravaggio et Fornovo San Giovanni, à l'extremité méridionale de l'actuelle province de Bergame.

Déroulement[modifier | modifier le code]

La bataille opposa les armées de l'éphemère République Ambroisienne de Milan conduites par le condottiere Francesco Sforza à celles de la République de Venise sous les ordres du condottiere Michele Attendolo.

La victoire fut remportée par les Milanais qui mirent à sac le camp ennemi et emportèrent un important butin. Parmi les participants de la bataille, figure Alessandro Sforza qui avait la charge de surveiller un pont avec ses compagnons Manno Barile et Fiasco da Giraso. Un moment en difficulté, il a été secouru par deux compagnies de chevalerie guidées par Mariano di Calabria et dal Turco. Ce mouvement se révéla décisif vu que la chevalerie lourde des forces vénitiennes n'était pas capable de combattre sur le terrain marécageux. Apès la victoire il resta en poste à Caravaggio.

Pertes[modifier | modifier le code]

Selon :

  • Paul Jove, il y eut seulement 7 morts ;
  • Andrea Navagero il y eut beaucoup de morts ;
  • Storie Bresciane : 6000 soldats de Brescia et 3000 de Bergame ont été réduits en pièces ou dispersés et des Vénitiens seulement 1500 cavaliers furent épargnés[1].

Après la bataille[modifier | modifier le code]

Francesco Sforza, fort de son succès dirigéa son armée vers Brescia qui devait lui échoir suite au pacte conclu entre lui- même et la république Ambroisienne qui néanmoins chercha à conclure la paix avec Venise au détriment du condottiere, mais le 18 octobre c'est finalement Francesco Sforza qui trahit Milan et conclut avec la république Vénitienne l' Accord de Rivoltella qui lui permit de s'octroyer le territoire compris entre le Tessin et le Sesia, se réservant pour lui-même celui compris entre les fleuves Tessin et Adda.

Au cours du mois de décembre, avec l'aide du marquis Guillaume VIII de Montferrat, il conquit Pizzighettone, Binasco, Rosate, Abbiategrasso, Varèse, Legnano et Busto Arsizio.

Citation dans Le Prince de Machiavel[modifier | modifier le code]

Dans Le Prince de Nicolas Machiavel au XIIe chapitre consacré aux milices mercenaires :« E' Milanesi, morto il duca Filippo, soldorono Francesco Sforza contro a' Viniziani; il quale, superati gli inimici a Caravaggio, si congiunse con loro per opprimere e' Milanesi suoi patroni. »

« Dans les temps modernes, les Milanais, à la mort de leur duc Philippe [ Visconti, se trouvaient en guerre contre les Vénitiens ; ils ] prirent à leur solde Francesco Sforza : celui-ci, ayant vaincu les ennemis à Carravaggio, s'unit avec eux pour opprimer ces mêmes Milanais qui le tenaient à leur solde. »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Cristoforo da Soldo, La Cronaca, Bologne, G. Brizzolara, Rerum Italicarum Scriptores, II ed., XXI/3,‎ 1942, p. 81-84
  • (it) Niccolò Machiavelli, Il principe, Oscar classici Mondadori, p. 56.

Sources[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Federico Odorici, Storie Bresciane, Brescia, Pietro di Lor. Gilberti,‎ 1856