Bataille de Bobr

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cyrillic letter Dzhe.svg Cette page contient des caractères cyrilliques. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.
Bataille de Bobr
Informations générales
Date 26 juin - 27 juin 1944
Lieu Bobr en Biélorussie
Issue Victoire allemande
Belligérants
Drapeau de l'URSS Union soviétique Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Commandants
LVF: capitaine Jean Bridoux
Forces en présence
3e Corps Blindé de la Garde Légion des volontaires français,
4e division SS Polizei,
Schwere Panzer-Abteilung 505,
600-1000 hommes
Pertes
Plusieurs centaines d'hommes
40 chars
LVF: 41 tués et 24 blessés[1]
Seconde Guerre mondiale

La bataille de Bobr (en biélorusse : Бобр) est un affrontement limité entre des éléments du Kampfgruppe Bridoux de la Légion des volontaires français (L.V.F.) au sein de la Wehrmacht et le 3ème Corps Blindé de la Garde de l’armée soviétique, lors de l'offensive soviétique Opération Bagration, le 26 et 27 juin 1944, près de la rivière Bobr et du village du même nom, à l'est de Borissov.

Forces en présence, avant l’affrontement[modifier | modifier le code]

La bataille de Bobr se déroula les 26 et 27 juin 1944. Du côté allemand, se trouvent les Ier bataillon, 13e compagnie du IIIe bataillon et deux compagnies du IIIe bataillon, de la PAK régimentaire de la Légion des volontaires français, soit environ 600 hommes, assistés le premier jour d'une centaine de SS Polizei.[réf. nécessaire] Du côté soviétique, sont alignés quatre ou cinq bataillons à effectif complet de l'Armée rouge, épaulés par plusieurs chars T-34 et aussi des chars américains et anglais du programme Lend-Lease du 3ème Corps Blindé de la Garde.

Suite à la retraite générale du front de l'Est dans le secteur "centre" de la Russie blanche (Biélorussie), les soldats français collaborateurs de la Wehrmacht s'enterrent pour retarder la progression des Soviétiques et permettre à la 9e armée allemande de la Wehrmacht de se replier par la Magistrale pour éviter l'encerclement. Ils s'installent le 22 juin 1944 près du Bobr, à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Borissov.

La bataille[modifier | modifier le code]

Ils sont renforcés, le 25 juin 1944 par quatre chars Tigres du Schwere Panzer-Abteilung 505 et 6 pièces de 37 mm de la PAK. Pendant les combats, ils recevront le soutien aérien de plusieurs Stukas. Ce Kampfgruppe s'élève, le 25 juin, à presque 1000 hommes, dont au moins 400 français commandés par le capitaine Jean Bridoux, fils d'Eugène Bridoux, secrétaire d'État à la Guerre puis sous-secrétaire d'État à la Défense nationale du gouvernement de Vichy[2].

L'assaut commence le 26 juin à quatre heures du matin. Bien que les Soviétiques aient un matériel lourd important — de nombreux canons, des Katyushas, des mortiers lourds et de très nombreux chars — les Français résistent. Ils subissent 5 assauts, ils se battent même au corps à corps pour conserver un cimetière.

Bilan[modifier | modifier le code]

Les Français sont relevés le 27 juin au matin. Ils perdent 41 hommes, 24 blessés et détruisent à peu près le même nombre de chars russes (26 par les Tigres, 13 par la PAK régimentaire et 1 par un tireur de la compagnie Rigide) et mettent hors de combat plusieurs centaines de soldats de l'Armée rouge.[réf. nécessaire]

D'après l'auteur collaborationniste Saint-Loup, les journaux russes auraient écrit sur cette bataille : « (...) sur la rivière Bobr, des unités blindées appartenant aux deux fronts de Russie blanche se sont heurtées à la résistance de deux divisions françaises », alors qu'ils étaient moins de 1000[3].

Annexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Giolitto, Volontaires français sous l'uniforme allemand, page 365
  2. Pierre Giolitto, Volontaires français sous l'uniforme allemand, pages 361 et 364
  3. Saint-Loup, Les Volontaires, Presses-Pocket n° 834, Paris, 1963, p. 334, cité dans Viviane du Castel, De Königsberg à Kaliningrad : L'Europe face à un nouveau « département d'outre-mer », L'Harmattan,‎ 2008, 504 p. (présentation en ligne, lire en ligne), p. 77

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]