Bataille de Blain

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47° 29′ N 1° 45′ O / 47.483, -1.75 ()

La bataille de Blain eut lieu le 24 mai 843 et vit la victoire des troupes bretonnes sur les troupes nantaises aussitôt après leur défaite à la bataille de Messac.

Ce renversement de situation est dû à un effet de surprise évident.

La bataille de Messac[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Messac.

Le Dux Britanniae Nominoë désirant agrandir le territoire breton, passa la Vilaine à la tête d'une forte armée qu'il commandait avec son fils Erispoë. Les forces franques nantaises s'avancèrent vers la Vilaine sous la conduite de Renaud d'Herbauges. Ils se rencontrèrent à Messac et c'est le comte Renaud qui remporta la victoire.

Plusieurs sources (voir Dom Morice, Réginon de Prüm) mentionnent également la possibilité que Nominoë était alors atteint par une maladie assez grave et que le commandement des troupes dirigées contre la région nantaise, fut confié à son fils uniquement. Cela expliquerait d'autant mieux le caractère hasardeux de la rencontre dite de Blain.

La bataille de Blain[modifier | modifier le code]

Renaud croyant l'ennemi complètement hors de combat, réunit une troupe assez nombreuse et reprit la direction de Nantes. Arrivé à Blain, il s'arrêta pour faire reposer ses soldats. Chef et soldats étaient là, nous dit la Chronique de Nantes, étendus sur l'herbe près des bords de l'Isac, dans le plus complet abandon, lorsque soudain une troupe nombreuse se jeta sur eux : c'était le fameux Lambert II de Nantes que le roi Charles le Chauve avait chassé de Nantes[1].

Il avait fait alliance avec les Bretons, et à la tête de soldats rassemblés sur les frontières de l'Anjou, il s'était avancé sur la Vilaine, afin d'unir ses forces à celles de Nominoë. Ennemi juré de Renaud qui avait pris sa place comme chef du comté nantais, il se mit à sa poursuite, voulant satisfaire sa vengeance et réparer le désastre. Il surprit les Nantais désarmés, et en fit un grand carnage. Lui-même, de sa propre main tua le comte Renaud[2] : c'était le 24 mai 843. Cette victoire bretonne, suivie d'autres, conduisit en 851, au Traité d'Angers, par lequel les pays nantais et rennais devenaient possession de la Bretagne.

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • F.- C. Meuret, Annales de Nantes, Université d'Oxford, Suireau,‎ 1837 (lire en ligne)
  • Didacus Antoine Jérôme Marius de Bodard de La Jacopière, Chroniques craonnaises, la New York Public Library, Impr. E. Monnoyer,‎ 1871 (lire en ligne)