Bataille de Șelimbăr

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Bataille de Şelimbăr
Les Sicules apportent la tête du cardinal André Báthory à Michel le Brave (peinture de Theodor Aman)
Les Sicules apportent la tête du cardinal André Báthory à Michel le Brave (peinture de Theodor Aman)
Informations générales
Date 18 octobre 1599
Lieu Sellenberk, Principauté de Transylvanie
(aujourd'hui Șelimbăr, Roumanie)
Issue Victoire de la Valachie, Michel le Brave est élu prince de Transylvanie
Belligérants


Commandants
MihaiViteazul.jpg
Michel le Brave
Batory1.jpg
André Báthory
Forces en présence
20 00030 000 hommes[1]
18 canons
15 00025 000 hommes

La bataille de Şelimbăr ou bataille de Sellenberk[2] (allemand : Schellenberg; hongrois : Sellenberk; roumain : Şelimbăr) se déroula le 18 octobre 1599 entre l'armée transylvaine de André Báthory (en hongrois : Báthory András) et l'armée valaque de Michel le Brave (en roumain : Mihai Viteazul) aidée de façon importante par des Sicules mécontents de la politique des Báthory[2]. Cette bataille eut lieu aux abords du village de Sellenberk (de) près de Nagyszeben (en allemand : Hermannstadt, en roumain : Sibiu).

Contexte[modifier | modifier le code]

Michel le Brave se rend en Transylvanie pour lutter contre les Ottomans. Les dirigeants voisins André Báthory en Transylvanie et Ieremia Movila en Moldavie sont alors sympathiques à la Pologne. En 1598, Michel le Brave signe un traité de paix avec les Ottomans, mais la tension continue de régner entre les deux camps. Lorsque la Transylvanie tombe sous l'influence de la Pologne qui a conservé des relations amicales avec les Ottomans, la Valachie est cernée par cette alliance hostile. Seuls les Habsbourg sont alors prêts à s'allier avec Michel le Brave. Le traité, signé à Prague le 9 juin 1598, fait de la Valachie un État vassal. En échange, l'empereur Rodolphe s'engage à couvrir le coût de 5.000 mercenaires à la principauté. Le voïvode qui veut obtenir un passage vers son allié attaque la Transylvanie avec l'assentiment de l'empereur.

Il informe le peuple sicule qu'il s'attaque à la Transylvanie au nom de l'empereur Rodolphe et promet s'ils le rejoignent, que leurs libertés traditionnelles seront restaurées. Les Sicules rejoignent les forces de Michel en masse et composent près d'un tiers de son armée de 36 000 soldats[3].

Michel entre en Transylvanie par le col Buzău (en). Un autre corps d'armée valaque, composée de 6.000 guerriers de l'Olténie, dirigé par Radu Buzescu traverse les Alpes de Transylvanie par le col Turnu Roșu. La jonction entre les deux corps d'armée est faite le 16 octobre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (ro) Petre P. Panaitescu, Mihai Viteazul, Bucarest,‎ 1936 (lien notice BnF?, lire en ligne), p. 50-51
  2. a et b (en) Ferenc Pozsony (trad. Peter Csermely), The Hungarian Csángó of Moldova, Corvinus Publishing,‎ 2006, 292 p. (ISBN 9781882785186, lire en ligne), p. 42
  3. (en) Alain Du Nay (trad. Dénes Bogsányi), Hungarians and Rumanians in the Torrents of History [« Români și Maghiari în vârtejul istoriei »], Corvinus Publishing,‎ 2001 (lire en ligne), p. 18