Bataille de Łódź (1914)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bataille de Łódź
Front Est, septembre-novembre 1914
Front Est, septembre-novembre 1914
Informations générales
Date 11 novembre-6 décembre 1914
Lieu Łódź, actuelle Pologne
Issue indécise
Belligérants
Drapeau de l'Empire russe Empire russe Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Commandants
Nicolas Rouszki
Paul von Rennenkampf
August von Mackensen
Forces en présence
Ie, IIe et Ve Armées russes IXe Armée allemande
Pertes
95 000 tués, blessés, disparus 35 000 tués, blessés, disparus
Première Guerre mondiale
Batailles
Front d'Europe de l’Est

Stallupönen (08-1914) · Gumbinnen (08-1914) · Tannenberg (08-1914) · Île d'Odensholm (08-1914) · Lemberg (08-1914) · Krasnik (08-1914) · Komarów (08-1914) · Lacs de Mazurie (I) (09-1914) · Przemyśl (09-1914) · Vistule (09-1914) · Łódź (11-1914) · Bolimov (01-1915) · Bataille de Zwinin (02-1915) · Lacs de Mazurie (II) (02-1915) · Gorlice-Tarnów (05-1915) · Novogeorgievsk (08-1915) · Varsovie (08-1915) · Sventiany (09-1915) · Lac Narotch (03-1916) · Offensive Broussilov (06-1916) · Turtucaia/Tutrakan (09-1916) · Offensive Flămânda (09-1916) · Offensive Kerenski (07-1917) · Opération Albion (09-10-1917) · Marasesti (08-1917) · Traité de Brest-Litovsk (03-1918) · Bakhmatch (03-1918)


Front italien


Front d'Europe de l’Ouest


Front du Moyen-Orient


Front africain


Bataille de l'Atlantique

La bataille de Łódź est une bataille qui eut lieu du 11 novembre au 6 décembre, 1914, près de la ville de Łódź, dans le Royaume du Congrès (actuelle Pologne) dans le cadre de la Première Guerre mondiale. Elle opposa la IXe Armée de l'empire allemand aux Ie, IIe et Ve Armées de l'empire russe, dans des conditions climatiques extrêmes.

Contexte[modifier | modifier le code]

Au mois de septembre 1914, les Russes avaient repoussé l'offensive austro-hongroise en Galicie, à la bataille de Lemberg laissant la forteresse autrichienne de Przemyśl assiégée par la VIIIe Armée russe. Le général Rouszki avait réussi à empêcher les Allemands de prendre la ville de Varsovie, lors de la bataille de la Vistule. Le commandement russe était divisé sur la meilleure manière de tirer parti de ces récents succès. Le grand-duc Nicolas Nicolaïevitch était en faveur d'une offensive en Prusse-Orientale, alors que le chef de l'état-major, Mikhail Alekseïev préférait lui une offensive en Silésie. Paul von Hindenburg venait d'être nommé à la tête des armées des empires centraux sur le Front Est. Hindenburg avait intercepté des documents russes concernant la possible invasion de la Silésie, et vu une occasion de réitérer sa victoire écrasante obtenue à la bataille de Tannenberg, en frappant le flanc russe dès qu'il pénètrerait en Silésie.

Forces[modifier | modifier le code]

Hindenburg déplaça la IXe Armée allemande, sous les ordres du général von Mackensen, dans le secteur polonais. Le général von Hotzendorf, commandant autrichien, ordonna quant à lui à la IIe Armée autrichienne d'aller occuper le terrain libéré par la IXe Armée. Côté russe, le général Rouszki avait déjà été responsable de la défense victorieuse de Varsovie. Rouszki avait sous ses ordres la Ire Armée russe du général von Rennenkampf, qui était positionnée au nord de la Vistule, à l'exception d'un Corps qui se trouvait sur la rive sud. Rouszki commandait également la IIe Armée russe du général Scheidemann, qui était située en face de Łódź. Enfin, on ordonna à la Ve Armée russe, sous le commandement de Plehve, d'abandonner son offensive en Silésie, et de se replacer pour aider à contenir la nouvelle offensive d'Hindenburg.

La bataille[modifier | modifier le code]

Le 11 novembre, la IXe Armée de Mackensen attaqua le Corps de la Ire Armée russe, posté au sud de la Vistule et l'encercla, capturant 12 000 prisonniers. La manœuvre créa un espace entre les Ire et IIe Armées russes qui perdirent le contact. Le haut-commandement russe, furieux envers Rennenkampf le démit de ses fonctions sur le champ, et le remplaça par le général Litvinov. Pendant ce temps-là, la IIe Armée de Scheidemann subissait les assauts allemands et commença à battre en retraite vers Łódź. Les Russes commençaient alors à se rendre compte de la gravité de la situation en Pologne. La Deuxième Armée était à présent sur le point de se faire encercler. Le grand-duc voulait à tout prix sauver son armée et éviter que la défaite de Tannenberg ne se répète. Paul von Plehve et la Ve Armée russe furent rappelés de Silésie pour se rendre dans le secteur de Łódź parcourant plus de 110 kilomètres en deux jours. Plehve jeta l'ensemble de ses forces dans le flanc droit de l'armée de Mackensen le 18 novembre dans des conditions hivernales très dures (la température descendit en dessous des -10 °C). Ce fut à présent au tour des Allemands d'être menacés d'encerclement, mais il parvinrent à se sortir de cette situation le 26 novembre, emportant avec eux les prisonniers de la Ie Armée. Les attaques sur la ville de Łódź continuèrent jusqu'en décembre mais les Allemands furent incapables de percer les lignes russes. Manquant de munitions, les Russes durent se retirer pour former une nouvelle ligne de front, mieux défendue, près de Varsovie.

Résultats[modifier | modifier le code]

L'issue de la bataille de Łódź fut indécise, chaque camp ayant remplit ses principaux objectifs. Les Russes avaient repoussé les Allemands et sauvé Varsovie, qui était l'objectif initial de l'offensive allemande. Les Allemands, quant à eux, avaient réussi à faire abandonner aux Russes leurs plans d'offensive en Silésie.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Tucker, Spencer The Great War: 1914–18 (1998)