Bataille d'Uclès (1809)

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Bataille d'Uclès (1809)
Informations générales
Date 13 janvier 1809
Lieu Uclès, Espagne
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Drapeau de l'Espagne Espagne
Commandants
Claude Victor-Perrin Francisco Javier Venegas de Saavedra
Pertes
inconnues 2 000 morts ou blessés
6 000 prisonniers
Guerre d'Espagne
Batailles
Campagne de Castille et d'Andalousie (1809-1810)

Uclés · Yevenes · Ciudad Real (es) · Medellín · Alcantara · Talavera · Almonacid · Baños · Tamames · Hostalrich · Ocaña · Alba de Tormes · Cadix

Le 13 janvier 1809, lors de la bataille d'Uclès, le général français Victor vainc le général espagnol Venegas.

Contexte de la bataille[modifier | modifier le code]

Après que l'armée espagnole du Centre ait subi la défaite de Tudela, le duc del Infantado rallia à Cuenca quelques-uns des éléments rescapés de cette armée. Il comptait nettoyer la rive gauche du Tage de toute force ennemie, rive que parcouraient 1400 cavaliers adverses, cantonnés en divers points, et donna l'ordre à la division d'avant-garde du général Venegas, de tomber sur Tarancón, et ceci, en coordination avec le brigadier Senra, qui devait en même temps attaquer Aranjuez, se donnant ainsi la possibilité de tenter avec toute son armée un coup de main sur Madrid. Cette opération qui fut menée à bien le 25 décembre 1808, ne s'avéra pas à la hauteur des espérances qu'elle portait, mais au contraire fit comprendre aux Français la nécessité de donner une leçon aux Espagnols afin d'empêcher une tentative audacieuse de leur part. À cette fin le maréchal Victor, marcha à la rencontre des Espagnols à la tête de 14 000 fantassins et 3 000 cavaliers[1]. À la vue de supériorité de l'ennemi, Venegas consulta le duc d'Infantado (mais le Général en chef ne répondit pas), et réuni le conseil d'état-major qui décida de battre en retraite de Taracón vers Uclès afin de faire sa jonction avec la brigade de Senra et y prendre position, ce qui fut fait le 12 janvier, regroupant jusqu'à 8000 fantassins et 1200 cavaliers, mais seulement quatre canons à opposer aux vingt pièces de l'ennemi, commandées par un expert en la matière, le général Senarmont.

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

Claude Perrin Victor (Lamarche, Vosges, 1764 – Paris, 1841), Duc de Belluno, Maréchal de France

Le combat commença au matin du 13 janvier, par l'attaque du village de Tribaldos, point avancé du dispositif espagnol. Après avoir quelque peu contenu l'adversaire, le brigadier Ramírez de Arellano, s'en retira en bon ordre et avec arrogance vers la ligne de bataille. L'attaque principale fut dirigée contre l'aile gauche espagnole, qui était la partie la plus faible, et en cet endroit elle pouvait être exposée à une charge de cavalerie ennemie. La division Vilatte attaqua les corps d'infanterie qui s'y trouvaient et qui furent facilement mis en déroute et bien que le brigadier Senra accourut à leur aide, il fut incapable de contenir les Français.

Les corps d'infanterie du centre furent également dispersés, obligeant Venagas à abandonner Uclès, avec un risque important d'être fait prisonnier, et à prendre le chemin de Rozalen, encombré de fugitifs dans le plus complet désordre. Il n'y avait à cet instant pas d'autre troupe organisée que le bataillon de tirailleurs (240 hommes) qui fermait la marche de la colonne avec à sa tête le commandant Don Francisco Copóns y Navia. Ce bataillon couvrit la retraite des autres corps, et le fit tranquillement d'une position à l'autre.

La situation des corps d'infanterie de la droite, sous le commandement du brigadier Don Pedro Agustín Girón, fut encore pire, car au moment de tenter de battre en retraite, ils furent encerclés par la division Rufinn, et bien qu'ils se mirent en formation de colonne compacte pour s'ouvrir un passage, bien peu réussirent et la majeure partie fut faite prisonnière.

Dans la cavalerie espagnole, les dragons de Castille, Lusitania et Tejas réussirent à s'échapper. Il n'en fut pas de même pour les régiments de la Reine, du Prince et de Bourbon, qui attaquèrent brillamment les cavaliers français, réussissant même à les désorganiser. Mais ils furent arrêtés par le tir précis de l'artillerie ennemie qui les criblaient de projectiles et presque tous furent tués ou faits prisonniers. Les rares rescapés de ces troupes se retrouvèrent à Carrascosa, à une lieue et demi de là, où ils rencontrèrent le duc del Infantado qui se rendait dans le plus grand calme vers le lieu du combat.

L'armée du Centre se retira vers Cuenca, sur le chemin de Valence, perdit son artillerie (15 canons) à Tórtola, entra dans le royaume de Murcie et à partir de Chinchilla changea une fois de plus de direction, le 21 janvier, elle était dans la Sierra Morena, à Santa Cruz de Mudela.

Les pertes espagnoles de cette funeste journée furent de 2 000 tués et blessés, les prisonniers, selon les sources françaises officielles (considérées comme notablement exagérés par la partie espagnole) comprenaient 4 généraux, 17 colonels, 16 lieutenants-colonels, 200 officiers et 5 460 soldats. Les Français commirent à Uclès toutes sortes d'excès, traitant les malheureux habitants avec une véritable sauvagerie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. troupes qui selon Thiers étaient parmi les meilleurs d'Europe et capable de mettre en déroute 3 à 4 fois leur équivalent d'Espagnols.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]