Bataille d'Entzheim

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bataille d'Entzheim
Bataille d'Entzheim-1674.jpg
Informations générales
Date 4 octobre 1674
Lieu Entzheim, Alsace
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau du Royaume de France Royaume de France Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Commandants
Henri de Turenne Aeneas de Caprara
Forces en présence
25 000 hommes 35 000 hommes
Pertes
2 500 tués ou blessés 4 000 tués ou blessés
Guerre de Hollande
Batailles
Solebay · Groenlo · Schooneveld (1re) · Schooneveld (2de) · Nimègue · Groningue · Maastricht · Texel · Bonn · Besançon · Sinsheim · Belle-Île · Fort-Royal · Seneffe · Entzheim · Mulhouse · Turckheim · Stromboli · Fehrbellin · Salzbach · Consarbrück · Alicudi · Agosta · Palerme · Valenciennes · Cambrai · Saint-Omer · Tobago · La Peene (Cassel) · Ypres · Saint-Denis
Cette boîte : voir • disc. • mod.
Coordonnées 48° 32′ 07″ N 7° 38′ 17″ E / 48.53527778, 7.63805556 ()48° 32′ 07″ Nord 7° 38′ 17″ Est / 48.53527778, 7.63805556 ()  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille d'Entzheim.

Géolocalisation sur la carte : Alsace

(Voir situation sur carte : Alsace)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille d'Entzheim.

La bataille d’Entzheim oppose Turenne aux Impériaux le 4 octobre 1674, durant la guerre de Hollande.

Contexte[modifier | modifier le code]

Après avoir ravagé le Palatinat, Turenne repasse le Rhin le 28 juillet 1674. Il se poste près de Wissembourg, pour défendre l’Alsace. Mais Louis XIV lui ordonne de l’évacuer, d’y démanteler toutes les places et de ne tenir que Brisach et Philippsbourg. Turenne s’y refuse. Il s’installe à Landau, convaincu qu’il faut combattre au-delà du Rhin[1].

Rassuré par la victoire de Condé à Seneffe le 11 août, le roi finit par donner raison à Turenne.

La bataille[modifier | modifier le code]

Le 15 août, les Impériaux se mettent en marche, passent le Rhin à Mayence, le remontent jusqu'à Spire, où ils le passent à nouveau le 17 septembre. Tandis que Turenne sur ordre du roi couvre Saverne et Haguenau, ils franchissent le pont de Kehl le 1er octobre, avec à leur tête Alexandre de Bournonville. La république de Strasbourg, neutre jusqu'ici, les laisse entrer en Alsace. Bournonville établit un camp de 35 000 hommes à Entzheim, au sud de Strasbourg, entre la Bruche et l’Ill[2].

Turenne ne l’apprend qu’avec retard. Il accourt, passe la nuit du 3 au 4 au château d'Osthoffen et, le 4 octobre, à la tête de 25 000 hommes, il attaque Bournonville. Les Impériaux perdent 3 000 hommes, une dizaine de pièces d’artillerie et 30 drapeaux. Mais ils tiennent leurs positions jusqu’au soir[3].

Sans être le triomphe que célèbre madame de Sévigné[4], le combat, très indécis, peut néanmoins être considéré comme favorable à Turenne[5]. À la faveur de la nuit, les Impériaux se replient sur Illkirch.

Prolongements[modifier | modifier le code]

Turenne quitte Entzheim et va camper à Marlenheim, entre Saverne et Haguenau. Le 14 octobre, Frédéric Guillaume Ier, électeur de Brandebourg, franchit à son tour le Rhin, avec 20 000 hommes[6]. Ce que Turenne redoutait le plus est arrivé : la guerre s’installe en Alsace. Et les Allemands sont maintenant au nombre de 55 000, avec un point faible cependant : il n’y a pas de véritable unité de commandement[7].

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean Bérenger, Turenne, Fayard, 1987.
  • Jacques Garnier (dir.), Dictionnaire Perrin des guerres et des batailles de l’histoire de France, Perrin, 2004.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Bérenger, Turenne, p. 404-405.
  2. Jean Bérenger, op. cit., p. 405.
  3. Jacques Garnier (dir.), Dictionnaire Perrin des guerres et des batailles de l’histoire de France, p. 305.
  4. Lettre du 15 octobre 1674 à Bussy-Rabutin.
  5. Jacques Garnier, ibid.
  6. Jacques Garnier, op. cit., p. 306.
  7. Jean Bérenger, op. cit., p. 406.