Bataille d'Engen

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Bataille d'Engen (1800)
Informations générales
Date 3 mai 1800
Lieu Engen Allemagne
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau français République française Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Commandants
Jean-Victor Moreau Pál Kray
Forces en présence
45 000 hommes 40 000 hommes
Pertes
1 147 morts
1 884 blessés
3 862 prisonniers
(total des batailles de Stockach et d'Engen[1])
Deuxième coalition
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La bataille d'Engen, également écrit Enghen, eut lieu à Engen (Allemagne), le 3 mai 1800 (12 floréal de l'an VIII), entre le gros de l'armée française commandé par le Général Jean-Victor Moreau et le corps principal autrichien sous les ordres du Général Pál Kray. À l'issue de cette bataille très disputée, les Français restent maître du terrain.

Contexte[modifier | modifier le code]

Du 27 avril au 2 mai 1800, l'armée française commandée par Moreau, forte d'environ 100 000 hommes traverse le Rhin pour se mettre en bataille entre le Danube et le lac de Constance. En face d'elle se trouve l'armée autrichienne commandée par Paul Kray qui attend les Français à Engen.

Ordre de bataille[modifier | modifier le code]

Drapeau français République française


Flag of Austria.svg Archiduché d'Autriche

La bataille[modifier | modifier le code]

La lutte pour la prise du plateau est acharnée. Tout au long de la journée, Gouvion-Saint-Cyr prend et reperd cinq fois le plateau. L'anéantissement du corps de Joseph Marie de Vaudémont par le général Lecourbe à Stockach empêche Kray d'obtenir les renforts nécessaires. À dix heures du soir, le général autrichien décide de battre en retraite, en pleine obscurité et la mort dans l'âme.

la 4e demi-brigade enveloppée par la cavalerie ennemie s'ouvre un passage à la baïonnette et rejoint les lignes.

Conclusions et conséquences[modifier | modifier le code]

L'armée autrichienne eut au cours de cet engagement 4 000 morts et 8 000 prisonniers, auquel se rajoute la perte de la quasi-totalité de son artillerie et l'écrasement de son aile gauche à Stockach. La première ligne de défense autrichienne est occupée par l'armée française. Le Général Kray ordonne donc la retraite mais Moreau ne se lance pas immédiatement à sa poursuite, choisissant d'attendre que Gouvion-Saint-Cyr et Sainte-Suzanne aient rallié tous leurs régiments. Cependant, Kray répugnant à abandonner trop de terrain, les combats reprennent dès les jours suivants.

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abel Hugo, France militaire, Vol. 3: Histoire des armées françaises de terre et de mer de 1792 à 1833, Delloye, 1836, p. 139-140,

Références[modifier | modifier le code]