Bataille d'Elli

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Bataille d'Elli
Le croiseur Averof à la bataille d'Elli (Vassileios Chatzis)
Le croiseur Averof à la bataille d'Elli (Vassileios Chatzis)
Informations générales
Date 16 décembre 1912
Lieu Dardanelles
Issue Victoire grecque
Belligérants
State Flag of Greece (1863-1924 and 1935-1970).svg Royaume de Grèce Empire ottoman Empire ottoman
Commandants
Contre-amiral Pavlos Koundouriotis Capitaine Ramiz Bey
Forces en présence
1 croiseur cuirassé
3 navires de ligne
7 destroyers
3 navires de ligne
1 croiseurs
3 destroyers
Pertes
navire-amiral sérieusement endommagé
Première Guerre balkanique

La bataille d'Elli ou bataille navale des Dardanelles est livrée le 16 décembre 1912, durant la Première Guerre balkanique (1912-1913), au large du cap Elli (ou Hellès), à l'entrée des Dardanelles. Elle oppose la marine royale hellénique, commandée par le contre-amiral Pavlos Koundouriotis à la flotte ottomane, qui est battue. Elle est la plus grande (en termes de forces engagées) bataille navale de cette guerre[1].

La bataille[modifier | modifier le code]

Au départ, il s'agissait d'une tentative ottomane de briser le blocus grec à la sortie des Dardanelles. Dans la flotte ottomane se trouvaient les vieux cuirassés Barbaros Hayrettin et Mesudiye qui venaient de participer à la défense d'Adrianople, sur la ligne de Chataldzha. Ils avaient bombardé les forces bulgares depuis la mer de Marmara et avaient ainsi aidé à les repousser. Les navires ottomans furent appuyés par l'artillerie de leurs forts qui gardaient l'entrée du détroit[1].

Excédé par la lenteur de trois cuirassés de son escadre, l’Hydra, le Spetsai et le Psara, tous de construction ancienne, Koundouriotis, qui commande à bord du croiseur moderne Georgios Averof, fait hisser le signal "Z", qui signifie action indépendante, et navigue seul à la rencontre de l'ennemi. Il traverse la ligne turque, engage le navire-amiral et contraint ses adversaires à une retraite qui s'effectue dans le plus grand désordre.

Les deux flottes firent subir de sérieux dégâts à leur adversaire. Finalement, la flotte ottomane concéda qu'elle ne pouvait rompre le blocus et rentra dans les Dardanelles. Deux jours plus tard, une nouvelle tentative de sortie se solda par un nouvel échec[1].

La marine grecque poursuit son combat contre la flotte ottomane jusqu'en janvier 1913. La bataille de Lemnos, livrée le 18 janvier lui fait acquérir définitivement la maîtrise de la mer Égée.


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Richard C. Hall, The Balkan Wars 1912-1913. Prelude to the First World War., Routledge, Londres et New York, 2000. (ISBN 0415229464)
  • Raphaël Schneider, Les guerres balkaniques (1912-1913), revue Champs de Bataille numéro 22 (page 48), juin-juillet 2008

Lien interne[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c R. C. Hall, op. cit., p. 64-65.

Référence[modifier | modifier le code]