Bataille d'Antietam

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Bataille d'Antietam/Sharpsburg
Charge de la Brigade de Fer, près de l'église de Dunker, le matin du 17 septembre 1862par Thure de Thulstrup
Charge de la Brigade de Fer, près de l'église de Dunker, le matin du 17 septembre 1862
par Thure de Thulstrup
Informations générales
Date
Lieu Sharpsbourg, Maryland
Issue victoire stratégique de l'Union
Belligérants
US flag 34 stars.svg
États-Unis
CSA FLAG 28.11.1861-1.5.1863.svg
États confédérés
Commandants
George McClellan Robert E. Lee
Forces en présence
75 000 présents
environ 50 000 engagés
38 000 engagés
Pertes
2 108 morts
9 540 blessés
753 disparus/prisonniers
1 546 morts
7 752 blessés
1 018 disparus/prisonniers
Guerre de Sécession
Batailles
Fort Sumter — Bull Run (1re) — Shiloh — Sept Jours — Bull Run (2e) — Antietam — Fredericksburg — Stones River — Chancellorsville — Gettysburg — Vicksburg — Chickamauga — Chattanooga — Wilderness — Spotsylvania — Petersburg — Five Forks — Appomatox
Coordonnées 39° 28′ 24″ N 77° 44′ 41″ O / 39.4732, -77.7447 ()39° 28′ 24″ Nord 77° 44′ 41″ Ouest / 39.4732, -77.7447 ()  

Géolocalisation sur la carte : Maryland

(Voir situation sur carte : Maryland)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille d'Antietam.

La bataille d’Antietam (également connue dans l’historiographie sudiste comme la bataille de Sharpsburg) est le premier grand affrontement armé de la guerre de Sécession à se produire sur le territoire de l’union. Elle se déroula durant la journée du , aux alentours de Sharpsburg et d’Antietam Creek, dans le comté de Washington (État du Maryland) aux États-Unis d’Amérique. Cette bataille de la campagne du Maryland reste à ce jour la plus sanglante de l’histoire des États-Unis (à se dérouler en une journée) avec près de 23 000 victimes (morts, blessés, prisonniers ou disparus).

Contexte[modifier | modifier le code]

L'armée confédérée dite armée de Virginie du Nord, forte de 40 000 hommes avec une artillerie relativement ancienne commandée par le général Robert E. Lee, envahit le Maryland en deux colonnes. La première sous ses ordres avance en occupant les lieux stratégiques comme les cols de Blue Ridge tandis que la seconde sous le commandement de « Stonewall » Jackson attaque et prend Harpers Ferry et sa garnison. Bien qu'ayant 10 000 hommes pour la défendre, la ville est facilement conquise. Jackson place une division sous les ordres d'Ambrose P. Hill pour rassembler les prisonniers et fait marcher le reste pour rejoindre son chef.
Un soldat de l'Union découvre par hasard les plans de bataille de Lee dans une boîte de cigares abandonnée dans une prairie, apprenant ainsi à l'état-major nordiste que la Confédération a divisé ses forces. Mais George McClellan ne prend aucune initiative pendant les 18 heures qui suivent et laisse ainsi passer sa chance d'affronter une armée confédérée divisée.

Les forces en présence[modifier | modifier le code]

US flag 34 stars.svg Forces de l'Union
CSA FLAG 28.11.1861-1.5.1863.svg Forces de la Confédération

Bataille[modifier | modifier le code]

Soldats confédérés
photo de Alexander Gardner

Lee déploie son armée au sud de Sharpsburg le long du ruisseau Antietam. McClellan a 87 000 soldats à sa disposition. Il arrive en face le 15. Le lendemain Jackson rejoint Lee.

Bataille d'Antietam
par Kurz et Allison.

À l'aube, sur l'aile droite l'artillerie de l'Union du major général Joseph Hooker ouvre le feu sur les hommes de Jackson. Ceux-ci attaquent mais sont repoussés par le Corps du major général Joseph Mansfield. Les combats ont notamment lieu dans un champ de maïs et des bosquets. Les hommes de l'Union sont fréquemment repoussé par les troupes du Sud;

Au centre les hommes du major général Edwin Sumner subissent des pertes élevées, en particulier les Irlandais, en attaquant les confédérés du major général Daniel H. Hill retranchés dans une route encaissée.

Sur l'aile gauche au sud est de la ville les troupes du major général Ambrose Burnside, 10 000 hommes, sont décimés par les 500 franc-tireurs de la Géorgie de la brigade de Toombs au passage du pont qu'ils franchissent à 13 h, après avoir avancé lentement pendant toute la matinée. À la fin de l'après-midi elles menacent de prendre Sharpsburg et les forces de Lee à revers. C'est à ce moment que la division légère d'A. P. Hill les prend de flanc, arrêtant leur progression puis les repoussant de l'autre côté du ruisseau. Si les troupes de Burnside avaient avancé plus rapidement, elles n'auraient pas été bloquées par celles de Hill, ce qui aurait donné la victoire à L'Union.

Plus de trois mille six cents hommes moururent sur le champ de bataille ; les unionistes eurent 12 410 soldats mis hors de combat et ceux de Dixie, 10 700. Cela représente quatre fois plus de victimes que le débarquement du 6 juin 1944. En l'espace d'une seule journée, deux fois plus d'Américains périrent au combat que lors de la guerre de 1812, la guerre du Mexique et la guerre hispano-américaine réunies.

En dépit de la supériorité numérique de l'armée de l'Union, le général en chef George McClellan fit preuve une fois de plus de son tempérament temporisateur en n'engageant pas le gros de ses troupes dans la bataille, ce qui permit à Robert Lee de réaliser une retraite en bon ordre et de ramener en territoire confédéré son armée durement éprouvée par la bataille (proportionnellement, les pertes sudistes avaient été beaucoup plus élevées).

Conséquences[modifier | modifier le code]

Lincoln visitant le champ de bataille d'Antietam le 3 octobre 1862. On peut voir Custer qui appartient à l'état-major de McClellan qui se trouve à l’extrême droite près de la tente. Photographie d'Alexander Gardner

Lee fit retraite en Virginie poursuivi par le nouveau général de l'armée du Potomac, Burnside. Lee lui infligea une cinglante défaite à la bataille de Fredericksburg, en décembre 1862.

Le président Lincoln annonça l'abolition de l'esclavage. Il voulait le faire plus tôt mais il attendait une victoire pour ne pas paraître agir en position de faiblesse.

Les puissances européennes sont confortées dans leur opinion que le Sud ne gagnera pas la guerre et s'abstiennent d'intervenir. Par ailleurs, la proclamation entraina un vif soutien de la population européenne vis-à-vis de l'Union, dissuadant encore plus les gouvernements européens d'intervenir.

Bibliographie

  • Antietam: Le jour le plus sanglant de la guerre de Sécession, Frédéric Naulet, Economica, 2005.

Sources[modifier | modifier le code]

Antietam au cinéma[modifier | modifier le code]