Bataille d'Actium

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Bataille d'Actium

Représentation de la Bataille d'Actium par Lorenzo A. Castro, 1672
Informations générales
Date 2 septembre 31 av. J.-C.
Lieu Golfe ambracique
(Île de Corfou), près d'Actium
Issue Victoire d'Octave
Belligérants
Romains partisans d'Octave Romains partisans de Marc Antoine
Egyptiens
Commandants
Agrippa Marc Antoine et Cléopâtre
Forces en présence
400 navires
37000 hommes
500 navires
(dont 300 romains et 200 égyptiens)
19 légions soit 114000 hommes
Pertes
entre 5000 et 13000 morts
Succession de César
Disposition des troupes lors de la bataille d'Actium

Le 2 septembre de l'an 31 av. J.-C. pendant une guerre civile romaine, une grande bataille navale se déroule près d'Actium, sur la côte occidentale de la Grèce, dans le golfe ambracique, au sud de l'île de Corfou.

Sommaire

[modifier] Déroulement

Les descriptions de la bataille sont assez imprécises, voire contradictoires et ont toutes été écrites pour célébrer le vainqueur. Les forces en présence sont très nombreuses: les seules forces terrestres d'Antoine, selon Plutarque, comptaient "dix-neuf légions" (soit deux cents mille hommes, mais Plutarque a tendance à arrondir, et à compter chaque unité de troupes auxiliaires formée par un peuple allié comme une "légion"). En effet, des deux côtés, mais surtout du côté d'Antoine, participèrent des peuples alliés-clients des Romains (des Juifs, des Pontiques, des Maures, etc...) avec éventuellement leur roi à leur tête (Bocchus de Maurétanie y était, mais pas Hérode Ier le Grand La flotte d'Octave (ou César Octavien), le neveu et fils adoptif de Jules César, commandée par Agrippa, forte d'environ trois cent cinquante navires relativement légers forment une ligne de bataille face aux trois cents (sans doute moins, certains auteurs antiques indiquant 170 ou 180 unités) vaisseaux lourds (entre 500 et 1 000 tonnes métriques) équipés de catapultes de Marc Antoine et navires égyptiens plus mobiles de Cléopâtre VII, les amants les plus célèbres de l'Antiquité.

La chaleur, la malaria et la soif poussent les coalisés à forcer le blocus d'Octave et engager le combat. Mais, piégés par des vents défavorables (les navires antiques ne savaient ni remonter au vent, ni louvoyer), ils ne parviennent pas à grouper leur attaque et un grand nombre de navires sont incendiés. Selon Plutarque, 5 000 hommes furent tués, selon Orose, 12 000 auxquels s'ajoutent 6 000 blessés dont 1 000 ne survécurent pas.

Cela étant, la victoire d'Actium, incontestable, ne fut pas aussi nette que la propagande octavienne chercha à le faire croire. Ainsi une grosse partie de la flotte d'Antoine se rendit après la bataille avec une hâte si suspecte que certains ont parlé de trahison de ses chefs (dont Caius Sosius).

Marc Antoine et Cléopâtre parviennent à s'enfuir mais se suicideront un an plus tard.

Cette bataille marque la fin des troubles issus des guerres civiles qui ont secoué Rome depuis -50, et permet à Octave, le futur Auguste, de s'imposer comme maître absolu de l'empire naissant.

[modifier] Notes et références

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

Ouvrage utilisé pour la rédaction de cet article : source utilisée pour la rédaction de cet article

[modifier] Auteurs de l’Antiquité

[modifier] Auteurs modernes

  • Maurice Larrouy , Antoine et Cléopâtre. La bataille d'actium, Le Masque, 1934;
  • Abbé Charles François Lhomond, De viris illustribus, XVIIIe siècle
  • P.M. Martin, Antoine et Cléopâtre, la Fin d'un Rêve,1990, les pages 202 à 235 décrivent ou reconstituent brillamment la bataille, tout en cherchant à reviser l'idée d'une victoire écrasante, transmise par la propagande du vainqueur.

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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