Bataille d'Actium
| Bataille d'Actium | ||||||||||||||||
Représentation de la Bataille d'Actium par Lorenzo A. Castro, 1672 |
||||||||||||||||
| Informations générales | ||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
||||||||||||||||
|
||||||||||||||||
| Succession de César | ||||||||||||||||
|
|
||||||||||||||||
| modifier |
||||||||||||||||
Le 2 septembre de l'an 31 av. J.-C. pendant la guerre civile romaine qui suit l'assassinat de Jules César, une grande bataille navale se déroule près d'Actium, sur la côte occidentale de la Grèce, dans le golfe Ambracique, au sud de l'île de Corfou. Elle met aux prises les forces d'Octave et celles de Marc Antoine et Cléopâtre. Elle marque la fin de la guerre civile, et la victoire d'Octave (qui deviendra l'Empereur Auguste). Par son ampleur et ses conséquences, elle est généralement considérée par les historiens comme l'une des batailles navales les plus importantes de l'histoire[1].
Sommaire |
Déroulement[modifier]
Les descriptions de la bataille sont assez imprécises, voire contradictoires et ont toutes été écrites pour célébrer le vainqueur.
Les forces en présence sont très nombreuses : les seules forces terrestres d'Antoine, selon Plutarque, comptaient « dix-neuf légions » (soit deux cents mille hommes, mais Plutarque a tendance à arrondir, et à compter chaque unité de troupes auxiliaires formée par un peuple allié comme une « légion »). En effet, des deux côtés, mais surtout du côté d'Antoine, participèrent des peuples alliés-clients des Romains (des Juifs, des Pontiques, des Maures, etc.) avec éventuellement leur roi à leur tête (Bocchus de Maurétanie y était, mais pas Hérode Ier le Grand). La flotte d'Octave (ou César Octavien), le neveu et fils adoptif de Jules César, commandée par Agrippa, forte d'environ trois cent cinquante navires relativement légers forme une ligne de bataille face aux trois cents (sans doute moins, certains auteurs antiques indiquant 170 ou 180 unités) vaisseaux lourds (entre 500 et 1 000 tonnes métriques) équipés de catapultes de Marc Antoine et navires égyptiens plus mobiles de Cléopâtre VII.
La chaleur, la malaria et la soif poussèrent les coalisés à forcer le blocus d'Octave et engager le combat. Mais, piégés par des vents défavorables (les navires antiques remontent mal au vent) ils ne parvinrent pas à grouper leur attaque et un grand nombre de navires furent incendiés. Selon Plutarque, 5 000 hommes furent tués, selon Orose, 12 000 auxquels s'ajoutèrent 6 000 blessés dont 1 000 ne survécurent pas.
Cela étant, la victoire d'Actium, incontestable, ne fut pas aussi nette que la propagande octavienne chercha à le faire croire. Ainsi une grosse partie de la flotte d'Antoine se rendit après la bataille avec une hâte si suspecte que certains ont parlé de trahison de ses chefs (dont Caius Sosius).
Marc Antoine et Cléopâtre parvinrent à s'enfuir mais se suicideront un an plus tard.
Cette bataille marqua la fin des troubles issus des guerres civiles qui avaient secoué Rome depuis -50, et permit à Octave, le futur Auguste, de s'imposer comme maître absolu de l'empire naissant.
Notes et références[modifier]
- Paul K. Davis (da), 100 Decisive Battles from Ancient Times to the Present: The World’s Major Battles and How They Shaped History (Oxford: Oxford University Press, 1999)
Voir aussi[modifier]
Bibliographie[modifier]
: ouvrage ou article utilisé comme source pour la rédaction de cet article
Auteurs de l’Antiquité[modifier]
- Dion Cassius, Histoire romaine [détail des éditions] [lire en ligne], L

- Plutarque, Vies parallèles [détail des éditions] [lire en ligne], Antoine
- Velleius Paterculus, Histoire romaine, livre II [lire en ligne]

- Virgile, Énéide [détail des éditions] [lire en ligne], VIII
Auteurs modernes[modifier]
- Guy Le Moing, Les 600 plus grandes batailles navales de l'Histoire, Marines Editions, 2011.
- Maurice Larrouy, Antoine et Cléopâtre. La bataille d'actium, Le Masque, 1934;
- Abbé Charles François Lhomond, De viris illustribus, XVIIIe siècle
- P.M. Martin, Antoine et Cléopâtre, la Fin d'un Rêve,1990, les pages 202 à 235 décrivent ou reconstituent brillamment la bataille, tout en cherchant à reviser l'idée d'une victoire écrasante, transmise par la propagande du vainqueur.
Articles connexes[modifier]
- Octave
- Marc Antoine
- Cléopâtre VII
- Actium
- Nicopolis d'Épire
- Dernière Guerre civile de la République romaine
Liens externes[modifier]
- (en) The actium project
- (fr) La bataille d'Actium dans son contexte sur le site de Hérodote