Bataille (jeu)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bataille (homonymie).
bataille
jeu de société
Wojna gra karciana.jpg
Ce jeu appartient au domaine public
Format jeu de cartes
Mécanisme levées
Joueur(s) 2 (ou plus)
Âge à partir de 5 ans
Durée annoncée variable
habileté
physique

 Non
 réflexion
décision

 Non
générateur
de hasard

 Oui
info. compl.
et parfaite

 Non

La bataille est un jeu de cartes pratiqué par les enfants/adultes, qui se joue habituellement à deux (bien que le nombre de joueurs puisse être supérieur) et qui est d'une grande simplicité puisque sous la conduite exclusive du hasard. (En plaçant les cartes de plus forte valeur au-dessus des cartes de plus faible valeur, on peut les faire tourner un peu plus vite, mais cela est négligeable.)

Règle actuelle[modifier | modifier le code]

On distribue l'ensemble d'un (ou plusieurs) jeu de cartes (52 ou 32) aux joueurs, qui n'en prennent pas connaissance. À chaque tour, chaque joueur retourne la carte du haut de sa main (ou son tas). Celui qui a la carte de la plus haute valeur — selon la hiérarchie du bridge : As, Roi, Dame, Valet, dix… jusqu'au deux — fait la levée, qu'il place sous son tas.

En cas d'égalité de valeurs — cas appelé bataille — les joueurs en ballotage disent « bataille ! », et commencent par placer une première carte face cachée puis une seconde carte face visible pour décider qui fera la levée. En cas de nouvelle égalité, la procédure est répétée. La bataille est parfois l'occasion d'acquérir une grosse carte et c'est l'unique manière de gagner un as. Sans bataille et à moins qu'un joueur ne possède tous les as, il serait impossible de terminer une partie de bataille. La partie se termine et le gagnant est déterminé lorsque ce dernier a en sa possession toutes les cartes du jeu.

Variantes[modifier | modifier le code]

Pas de carte à l'envers[modifier | modifier le code]

Il s'agit, en fait, de la règle la plus ancienne connue du jeu de la bataille que l'on retrouve dans différents recueils de règles de jeux du XIXe siècle[1].

Le jeu est le même mais on ne dispose pas de carte à l'envers en cas de bataille. Cette variante a tendance à favoriser les joueurs ayant beaucoup d'as puisque cette carte se voit alors bien moins souvent changer de main : l'as ne peut changer de main que lorsqu'il est perdu au cours d'une bataille d'as, et non plus en carte retournée. Par ailleurs, dans cette version du jeu, un joueur qui possède tous les as ne peut que gagner.

Avec les jokers[modifier | modifier le code]

On ajoute aux 52 cartes les deux jokers. Chaque joueur reçoit au début de la partie un joker et le reste des cartes reste distribué de manière aléatoire. On joue ensuite comme à la bataille ordinaire. Mais on peut aussi décider que le premier qui arrive à dérober le joker de son adversaire, à l'occasion d'une bataille, a gagné la partie. Cette variante est limitée à deux joueurs.


Il est également possible de cumuler les deux variantes.

Distribution par couleurs[modifier | modifier le code]

Pour éviter les inégalités lors de la distribution (par exemple que x joueurs ait les 4 as) il est possible à 2 joueurs de distribuer tous les noirs a une personne et tous les rouges à une autre personne. À quatre joueurs, une personne prend les trèfles, une les piques, une les carreaux et une les cœurs.

Pat à la bataille[modifier | modifier le code]

Une des règles de la bataille moderne stipule qu'un joueur ne gagne la bataille que s'il arrive à prendre toutes les cartes de son ou de ses adversaires. Le cas d'un pat, c'est-à-dire d'une partie nulle peut se rencontrer dans les deux situations suivantes : au cours d'une bataille, la dernière carte que pose un joueur est la carte face cachée ; la dernière carte que pose un joueur est la même que celle de son adversaire, ce qui donnerait normalement lieu à une bataille, qui ne peut avoir lieu.

En effet, le joueur est dans l'incapacité de continuer à jouer, et le joueur adverse n'est pas parvenu à lui subtiliser toutes ses cartes, ce qui revient à une égalité. Cette situation est similaire au pat échiquéen, où lorsque le roi adverse ne peut plus effectuer aucun mouvement, on déclare l'issue de la partie comme nulle, quand bien même l'un des deux adversaires aurait une supériorité incontestée.

Bataille payante[modifier | modifier le code]

Une autre variante permet le passage des As d'une main à l'autre, le perdant de chaque pli doit payer avec la carte suivante de son tas.

Bataille ouverte[modifier | modifier le code]

Chaque joueur tient ses cartes devant lui et choisit la carte jouée dans sa main. Cette version est plus subtile et fait intervenir des prises de risque et la mémoire.

La bataille a des vertus éducatives : elle permet d'enseigner la valeur des cartes aux débutants (enfants) et de les initier aux jeux de cartes en leur apprenant la patience car une partie peut être longue. La bataille ouverte, quant à elle, permet d'apprendre la gestion d'une main.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lebrun, Manuel des jeux de calcul et de hasard, Roret, Paris, 1828, p. 135.