Bassoues

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Bassoues
La tour de Bassoues
La tour de Bassoues
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Gers
Arrondissement Mirande
Canton Montesquiou
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Astarac en Gascogne
Maire
Mandat
Claude Gatelet
2008 - 2014
Code postal 32320
Code commune 32032
Démographie
Gentilé Bassouais, Bassouaise
Population
municipale
334 hab. (2011)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 48″ N 0° 14′ 46″ E / 43.58, 0.246111111111 ()43° 34′ 48″ Nord 0° 14′ 46″ Est / 43.58, 0.246111111111 ()  
Altitude 220 m (min. : 150 m) (max. : 287 m)
Superficie 32,29 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.bassoues.net

Bassoues (Bassoas en gascon) est une commune française, située dans le département du Gers en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de Gascogne située dans l'Astarac à 35 km à l'ouest d'Auch. La plaine creusée par les vallées parallèles de la Baradée et de la Guiroue est barrée à l'ouest par la crête d'une colline sur laquelle la Bastide est implanté.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village de Bassoues (Bassoa) est fondé sur le sol d'une forêt antique ("basoa" signifie 'forêt' en Basque), séjour de druides. Ces derniers y célébraient le culte d'une divinité, remplacée plus tard par le dieu Mars, d'où vient le nom Marsoulés qui existe toujours dans la localité.

Le temps et la civilisation ont fait disparaître une partie des forêts primitives et le culte de saint Fris hâte la destruction de celle de Bassoues, remplacée par une ville élevée autour d'un sanctuaire, le plus vénéré de toute la contrée.

C'est au lieu-dit Moulin de l'Étendard que saint Fris, neveu de Charles Martel, plante sa bannière pour rallier les Francs.[réf. nécessaire] Écrasés par les Sarrasins sur les hauteurs du village voisin de Lupiac, ils s'opposent à nouveau aux troupes ennemies non loin de Bassoues et sortent cette fois-ci victorieux.[réf. nécessaire] La valeur guerrière et l'héroïsme de saint Fris lui valent ainsi la postérité. Mais, atteint d'une flèche mortelle, il meurt près du Pont-au-Chrétien.[réf. nécessaire] Son corps, enseveli à la hâte, est redécouvert deux cents ans plus tard, au Xe siècle, par des pâtres. Ses reliques sont placées dans un cercueil de marbre et une église est édifiée en son honneur. La renommée et les « miracles » du saint attirent de nombreux pèlerins sur la via Tolosane des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Un "castrum" existait au début du XIe siècle. Il est cédé en 1020 à l'abbaye Saint-Michel de Pessan.

Au XIIIe siècle, Bassoues devient une bastide, fondée par les archevêques d'Auch, propriétaires des terres situées autour d'un couvent bénédictin. En 1295, un archevêque accorda des coutumes aux habitants de Bassoues.

L'archevêque Arnaud Aubert (entre 1356 et 1371), neveu du pape Innocent VI et camérier de l'Église romaine depuis 1361, a fait édifier les remparts de la ville, le château situé à l'angle nord-est avec le grand donjon. Les comptes de construction conservés dans les Archives du Vatican sont connus pour l'année 1370-1371, témoignage de la vie au XIVe siècle.

Les logis du château ont été remaniés par un archevêque d'Auch de la famille de Lévis qui a été titulaire du siège entre 1425 et 1462. Ses armoiries figurent sur le bâtiment.

L'archevêque d'Auch Henri de La Mothe-Houdancourt, archevêque entre 1666 et 1684, fit construire un nouveau bâtiment à un seul étage contre le donjon, flanqué de deux tourelles d'angle.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 En cours Claude Gatelet[1] DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 334 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 400 1 497 1 384 1 615 1 667 1 583 1 584 1 591 1 418
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 481 1 313 1 319 1 257 1 185 1 118 1 038 986 932
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
881 890 733 720 637 698 715 667 631
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
568 512 503 454 376 389 334 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 19 282 €[4].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Une halle du village.
Détail de la basilique Saint-Fris
Église Sainte-Marie

La halle[5], l'église Sainte-Marie, les vieilles maisons à colombages, la basilique Saint-Fris et le donjon sont les vestiges d'un passé vieux de six cents ans.

Donjon et château[modifier | modifier le code]

Un donjon[6],[7] à 5 niveaux du XIVe siècle (hauteur de 43 mètres), a été élevé vers 1370 par Arnaud Aubert, neveu du pape Innocent VI. Dans les comptes de 1370-1371 sont notés comme maîtres d'œuvre l tailleur de pierre (latomus) Pierre Joc et le charpentier Étienne de Pradères. Les comptes semblent montrer que le donjon était pratiquement terminé à la mort d'Arnaud Aubert. de Son aspect massif est accentué par la présence de quatre angles d'épais contreforts couronnés par une gracieuse ceinture de mâchicoulis.

Les restes du château des Archevêques du XVIe siècle/ XVIIe siècle, avec ses tours rondes à mi-hauteur et ses fenêtres à vitraux, tempèrent l'aspect un peu lourd du gros donjon qui le surplombe. Le château faisait partie des constructions entreprises par Arnaud Aubert, mais ses ordres précisaient que le château ancien devait être englobé dans les nouvelles constructions. Il en reste les murs extérieurs, le portail du sud, le puits. Mais ses successeurs ont modifié le château. Au XVIIe siècle le château était en ruine quand l'archevêque d'Auch, Mgr de Lamothe-Houdancourt décida de le relever. Il a augmenté la construction d'un grand corps de maison entre les deux tours du côté du levant. De là, la rue principale s'engouffre sous une longue halle, bordée par un alignement de couverts à colombages s'appuyant sur des piliers de bois. De l'autre côté, l'espace plus ouvert laisse la place à un puits monumental, juste devant l'église Sainte-Marie, légèrement en contrebas.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Marie date du XVe siècle mais a été remaniée au XIXe siècle. Son clocher du XVIe siècle est de la même pierre brune que le château. Quelques marches dévalent vers le porche d'entrée orné d'un blason et d'un bénitier sculpté du XVe siècle. Entièrement polychrome, l'intérieur conserve une chaire en pierre sculptée du XVe siècle, un grand tableau représentant saint Fris bataillant contre les Sarrasins, une pieta et plusieurs statues en bois doré.

La Basilique Saint-Fris est plus ancienne encore (XIe siècle). Simple église à l'origine, elle fut embellie et agrandie par l'archevêque d'Auch en 1520, qui la dota, entre autres, de ses portes Renaissance. L'église possède un curieux plan : au bout de la nef centrale, un escalier mène à une crypte où se trouve le sarcophage de Saint Fris. À l'extrémité de chaque collatérale, un escalier double monte vers une chapelle supérieure.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Guide des beaux villages de France, sélection du Reader's Digest
  • Panneau d'information de l'église Sainte-Marie
  • Jacques Gardelles, Bassoues, pp. 29–32, dans Congrès archéologique de France. 128e session. Gascogne. 1970, Société Française d'Archéologie, Paris, 1970

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]