Bassemberg

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Bassemberg
Une partie de Bassemberg vue depuis les hauteurs.
Une partie de Bassemberg vue depuis les hauteurs.
Blason de Bassemberg
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Sélestat-Erstein
Canton Villé
Intercommunalité C.C. du canton de Villé
Maire
Mandat
Emmanuel Eschrich
2014-2020
Code postal 67220
Code commune 67022
Démographie
Gentilé Bassembergeois(es)
Population
municipale
265 hab. (2011)
Densité 149 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 07″ N 7° 17′ 03″ E / 48.335278, 7.284167 ()48° 20′ 07″ Nord 7° 17′ 03″ Est / 48.335278, 7.284167 ()  
Altitude Min. 275 m – Max. 616 m
Superficie 1,78 km2
Localisation

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Bassemberg est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bassemberg se trouve à moins de deux kilomètres au sud-ouest de Villé et forme la première commune en remontant la vallée du Giessen d'Urbeis. La superficie s'étend sur 178 ha et se décompose en deux secteurs bien distincts séparés par la vallée du Giessen.

  • Au nord, le versant méridional de la Honel dont l'altitude, de 475 m au Scheibenberg croît vers l'ouest jusqu'à 615 mètres. Ses pentes escarpées sont couverts de forêts autrefois cultivées.
  • Au sud-ouest, le ban communal empiète légèrement sur la rive droite du Giessen en direction des autres villages du Comte-Ban (secteur ferme Eichmatt). Les pentes régulières et peu abruptes s'élèvent entre 280 et 330 mètres d'altitude et sont propices à l'agriculture.

Le village se trouve à 280 mètres d'altitude, au pied du coteau de la Honel. Sa situation proche du Giessen ne la protège pas des crues de la rivière.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Le Giessen à Bassemberg.
  • Giessen

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bassenberg en 1361, Bassemberg au XVIIIe siècle. Le nom du village provient peut-être d'un vieux nom germanique "Badubald" (le courageux). D'autres interprétations peuvent s'appliquer : "der basse", le sanglier, en l'occurrence la montagne des sangliers.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un village appartenant à Frédéric de Cuntzmann de Hattstatt[modifier | modifier le code]

Le village a sans doute été construit au Moyen Âge sur l'antique route reliant Villé à Saint-Dié. La localité est citée la première fois en 1361 alors qu'elle est aux mains de Frédéric de Cuntzmann de Hattstatt une puissante famille noble alsacienne. Le village s'est sans doute formé autour d'un moulin et d'un pont sur la Scheer d'Urbeis. Un relevé de 1453 y mentionne une forêt, sans faire état de vastes prairies aux alentours qui serviront de prétextes au fil des siècles et de nombreux procès avec les villages voisins de Lalaye, Charbes, Fouchy et Villé.

Un règlement[modifier | modifier le code]

Bassemberg après la fin des conflits qui dévastent la région (Armagnacs, guerre des Rustauds, guerre des Suédois) se dote d'un règlement comportant pas moins que 29 articles. Il s'agit ici en l'occurrence d'un véritable règlement de police rurale qui précise les droits afférents à la forêt, les vignes, le pâtre, les chevaux, les bêtes à corne, porcs, les poules, oies, et même les chiens. Il y est précisé que "tout particulier, marié ou non, qui voudra tenir ménage, devra, comme bon bourgeois, se soumettre à des obligations légales, sinon il devra quitter le village".

Une communauté israélite[modifier | modifier le code]

Bassemberg abrite dès le XIXe siècle une petite communauté d'israélites, encore inexistence lors du dénombrement de 1784, mais forte de 21 personnes vers 1850. Une synagogue est créée en 1832. Par la suite la petite communauté juive s'établit à Villé.

La guerre 1914-1918[modifier | modifier le code]

La guerre de 1914-1918 transforme la vie du village qui se trouve sur le tracé de la "Londonbahn"[1] qui fonctionne de juin 1917 jusqu'à l'armistice du 11 novembre 1918. il existe alors à Bassemberg une gare et un bâtiment qui sert de dépôt pour recevoir les armes et le matériel pour être acheminés sur la ligne du front. Le 24 novembre 1918, un enfant de Bassemberg, Emile Waechter, 9 ans est victime d'un accident mortel sur la voie en s'amusant sur un wagonnet avec des camarades de jeu. Au cours de la Première Guerre mondiale le village a perdu 13 habitants.

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le village perd au cours de la Deuxième Guerre mondiale 12 de ses habitants.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bassemberg

Les armes de Bassemberg se blasonnent ainsi :
« D'or à la croix d'azur cantonnée de vingt billettes du même, cinq par canton ordonnées en sautoir. »[2].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Utilisation des terres[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours André Barthelme[3]    
2001 2008 André Barthelme    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 265 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
279 252 339 387 429 429 400 423 406
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
399 398 377 380 353 331 306 287 269
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
287 296 296 259 252 244 249 218 217
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
213 216 197 187 234 232 260 264 265
2011 - - - - - - - -
265 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Quirin[modifier | modifier le code]

Église Saint-Quirin.
Vitrail de sainte Odile se trouvant dans l'église de Bassemberg. Don de Joseph et Eugène Deschamps, 1964.

L'église a sans doute été construite autour d'une ancienne chapelle édifiée au XVIe ou au XVIIe siècle. Reconstruite en 1751, elle est agrandie en 1867 lorsque le village connaît une expansion démographique. Bassemberg avait jadis un pèlerinage local comme il en existait un peu partout en Alsace. Les malades atteints de rhumatismes venaient implorer le secours auprès de saint Quirin. Les pèlerins qui venaient essentiellement du Val de Villé, n'avaient pas les moyens de se rendre au village de Saint-Quirin en Moselle où la tête du saint reposait dans un reliquaire. À l'image de la taille du village, Bassemberg ne possède qu'une modeste église dédiée à saint Quirin, martyr romain. Un tableau de 2 m x 3 m placé à droite dans la nef, rappelle le baptême de ce tribun romain converti avec sa fille Balbina par le pape Alexandre Ier (105-117). Tout d'abord martyrisé sur un gril, on lui coupa successivement main, pied et langue pour finalement le décapiter. L'église est éclairée par des vitraux sortis des ateliers Ott Frères de Strasbourg. Dans leurs médaillons centraux, on relève dans le chœur l'Immaculée Conception et saint Joseph, dans la nef sainte Anne, sainte Odile, sainte Madeleine à gauche, saint Antoine, saint Arbogast et saint Florent à droite. Deux piliers en bois soutiennent une tribune où un premier orgue est installé en 1897. Qualifié en 1928 de « vieil instrument sans valeur », il est enlevé en 1958 par Schwenkedel et remplacé par un harmonium, puis orgue électronique.

Ancienne synagogue[modifier | modifier le code]

Située 6 rue Principale, cette ancienne synagogue a abrité le premier lieu de culte de la petite communauté juive du val de Villé. D’abord situé à Bassemberg, la synagogue est transférée à Villé au XIXe siècle pour des raisons essentiellement commerciales. Vendue à des particuliers depuis de nombreuses années, elle est détruite par un incendie en octobre 2011[6].

Petits monuments[modifier | modifier le code]

Calvaires[modifier | modifier le code]

Croix du XVIIIe siècle accolée sur le mur de l'église avec une niche finement taillée.

Bassemberg possède neuf croix encore en parfait état dont cinq remontent au XVIIIe siècle. La croix de l'ancien cimetière est la mieux conservée. Déplacée par la commune pour être mise en valeur, elle est bien protégée par le mur gouttereau est de l'église. Une jolie niche finement taillée décore le fût où figure l'inscription: Meint Testament Soll Sein Am/End Jesus Maria und Joseph Amen (Mon testament à ma fin devra être Jésus, Marie et Joseph. Amen). En bas, sur le piédestal est gravé le millésime 1737. Le calvaire est entouré des noms des victimes des deux guerres mondiales.

Une autre croix de 1737 se dresse sur la limite communale entre Bassemberg et Breitenau, située près d'un réservoir d'eau. Elle souffre malheureusement de salissures dues à deux sapins. C'est une croix-bornes, les lettres B.B. (Bassemberg/Breitenau) sont gravées dans le fût de part et d'autre d'un motif floral. Au pied se trouve une borne dont les armoiries ont été endommagées par le temps et peut-être par des Révolutionnaires. Le blason des Rathsamhausen Zum Stein, un moment propriétaire de la seigneurie de Villé et celui du Grand Chapitre de la Cathédrale de Strasbourg, propriétaire du Comte-Ban, donc de Breitenau s'y dessine. Une autre borne du même type se profile un peu plus loin sur le chemin.

Pierre-Bornes[modifier | modifier le code]

La partie méridionale de l'ancienne forêt de l'abbaye de Honcourt bordée par des bornes de 1757 sert de frontière aux communes de Bassemberg et de Saint-Martin. C'est en parcourant la limite entre Villé et Bassemberg que l'on rencontre quatre bornes de 1769 avec l'emblème de Villé.

Banc du Second Empire[modifier | modifier le code]

À la sortie de Bassemberg, en direction de Fouchy, on remarque sur le côté gauche de la CD 39 un banc en bon état du Second Empire. Il fait partie des cinq bancs de 1854 conservés dans le Val de Villé. Ils ont été érigés en l'honneur de l'impératrice Eugénie de Montijo.

Architecture[modifier | modifier le code]

Ancienne ferme rénovée de type vosgien.

Bassemberg s'est développée le long de la route reliant Villé à Lalaye. L'agglomération épouse la forme d'un village-rue en S étiré. L'habitat a tenu compte de la présence de la rivière. Les bâtiments situés dans la zone inondable ont placé leur cave de plain-pied avec le niveau du sol. Le logis se trouve donc au premier étage. Les maisons ont adopté la disposition de fermes de type vosgien. Les constructions généralement parallèles à la rue, présentent successivement, en partant du mur-pignon avant, l'entrée cintrée du cellier, la porte d'accès au logis, la porte cintrée de la grange, la porte de l'étable. Quelques bâtiments remontent au XVIIIe siècle, ce sont en majorité des édifices de taille modeste. Souvent à cause du manque de place, ils ont été accolés par groupe de deux ou de trois.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Henri Navert, ancien curé de Bassemberg.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Société d'histoire et Communauté de Communes du canton de Villé : Le val de Villé, un pays, des hommes, une histoire, 1995, 482 pages. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chemin de fer militaire allemand qui reliait la gare de Villé au front alors fixé sur la crête des Vosges (Chaume de Lusse).
  2. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  3. [PDF] « Liste des maires du Bas-Rhin au 1er avril 2008 », sur http://www.bas-rhin.pref.gouv.fr,‎ 2008 (consulté le 22 mai 2009).
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. L’ancienne synagogue devenue une habitation détruite par un incendie, sur le site dna.fr