Bassa (peuple du Cameroun)

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Bassa

Populations significatives par région
Autres
Langues

bassa

Ethnies liées

Bakoko, Banen, Yabassi

Les Bassa sont un peuple bantou d'Afrique centrale établi au Cameroun, dans la région située entre les villes de Douala et de Yaoundé, dans les départements du Nyong-et-Kéllé et de la Sanaga-Maritime. On trouve aussi les Bassa dans les départements de l'Océan, du Nkam et du Ntem. Une autre ethnie est lié au bassa : les yambassa.


Ethnonymie[modifier | modifier le code]

Selon les sources, on peut rencontrer de multiples variantes de l'ethnonyme : Basaa, Basa, Basas, Basawa, Bassas, Betjek, Bikyek, Mbene du Nord, Mvele, Mwele, Mwelle, Tupen[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Bassas sont les descendants du Nil en Égypte (d'où leur grande taille et grande corpulence), partant de là, ils ont migré vers le Sud et se sont séparés. On distingue aujourd'hui les Babimbis, les Ñhō lôñg et les Bikok.

Les Bassas ont activement participé à l'indépendance du Cameroun, avec pour principal dirigeant le très charismatique Ruben Um Nyobe appelé « Mpodol », le "tribun", ou « Papy Bassomb ».

La première église catholique fut construite à Mariemberg, petite localité proche d'Édéa, à 60 km de Douala.

La langue[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bassa (langue bantoue).

La langue basaá (ou bassa) appartient au groupe des langues bantou[2]. Elle est parlée par environ 800 000 personnes (5 % de la population camerounaise)[3], autour de la ville d'Édéa, entre Douala et Yaoundé et aussi, minoritairement, dans ces deux capitales, économique et politique.

Elle connaît des caractéristiques phonétiques et grammaticales communes à beaucoup de langues bantoues, comme les classes nominales, le b implosif et un système à tons : ton haut, ton bas, ton bas-haut, ton haut-bas, ton moyen[4],[5]. La langue est transcrite au moyen d'un alphabet latin adapté, comprenant les consonnes, voyelles et accents spécifiques aux langues bantoues[6].

Il existe aussi un alphabet bassa propre à ce peuple, il est non ésotérique.

Spécialités culinaires[modifier | modifier le code]

Les plats camerounais très connus, originaires du pays bassa, sont :

  • Le bongo tjobi
  • Le mintumba, ou pain de manioc, est fait à partir du roui de manioc malaxé et mélangé avec de l'huile de palme, du sel, des épices et du piment, le tout roulé et ficelé dans une feuille de bananier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : RAMEAU, BnF [1]
  2. The Bantu Languages of Western Equatorial Africa, p. 28-40
  3. Michel Malherbe, Les Langages de l'humanité, p. 595
  4. Dominique Nyacka, Joseph Mben Mben, Basogol ba nkal le. Textes basaá pour l'enseignement, p. 14
  5. Pierre Lemb, François de Gastines, Dictionnaire basaá-français, p. 28
  6. Pierre Lemb, François de Gastines, Dictionnaire basaá-français, p. 23-28

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ndebi Biya, Être, pouvoir et génération : le système mbok chez les Basa du Sud-Cameroun, L'Harmattan, Paris, 1987, 134 p. (ISBN 285802782x)
  • Jacques Champaud, Mom, terroir bassa, ORSTOM, Paris, 1973, 56 p.
  • Marie José Hourantier (et al.), Du rituel a la scène chez les Bassa cu Cameroun, A.-G. Nizet, Paris, 1979, 135 p.
  • Jean Marcel Eugène Wognou, Les Basaa du Cameroun : monographie historique d'après la tradition orale, Centre d'études linguistiques et historiques par tradition orale, Niamey, 1985, 201 p.
  • Eugène Wonyu, L'histoire des Basaa du Cameroun, de l'Égypte des Pharaons à nos jours, Éditions Culture et progrès, Douala, 1975, 56 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]