Basilique des Saints-Apôtres de Cologne

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Église des Saints-Apôtres
Image illustrative de l'article Basilique des Saints-Apôtres de Cologne
Sankt Aposteln, chevet et galerie naine
Présentation
Nom local Sankt Aposteln
Culte Catholicisme
Type basilique
Début de la construction XIe siècle
Style dominant Architecture romane
Géographie
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Région Rhenanie-du-Nord-Westphalie
Ville Cologne
Coordonnées 50° 56′ 12″ N 6° 56′ 42″ E / 50.9366, 6.94550° 56′ 12″ Nord 6° 56′ 42″ Est / 50.9366, 6.945  

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

(Voir situation sur carte : Allemagne)
Église des Saints-Apôtres

L'église des Saints-Apôtres de Cologne (Sankt Aposteln en allemand), située Place Neumarkt, est une église romane dont la construction remonte au premier âge roman. Elle est l'une des douze grandes basiliques romanes placées sous la protection du Förderverein Romanische Kirchen Köln (Association d'aide aux églises romanes de Cologne).

De pur style roman rhénan, l'église est construite sur un plan tréflé du chœur et du transept. Sa splendide abside rhénane comporte des arcatures aveugles et une galerie naine. Le clocher est couvert d'un toit en mitre.

Le site de la basilique romane[modifier | modifier le code]

Sankt Aposteln est située à l'extérieur de l'enceinte romaine, à proximité immédiate de l'importante porte ouest (Mittleres Westor).

L'enceinte romaine, construite en 70 ap. JC, était longue d'environ 4,5 km et comportait 21 tours et 9 portes.

À la porte ouest, le decumanus (Schildergasse) se transformait en voie romaine : la Via Belgica (ou Via Agrippinensis ) qui reliait Cologne (Colonia Claudia Ara Agrippinensium ) à Boulogne-sur-Mer (Gesoriacum), par Juliers (Iuliacum), Heerlen (Coriovallum), Maastricht (Trajectum ad Mosam ), Tongres (Aduatuca Tungrorum) et Bavay (Bagacum ).

La deuxième enceinte de la ville, construite en 1106 par l'archevêque de Cologne, englobe Sankt Aposteln.

Histoire de la construction de la basilique romane[modifier | modifier le code]

vue de la nef

en cours de traduction

Contexte historique de l'architecture ottonienne[modifier | modifier le code]

L'architecture ottonienne est spécifique au Saint-Empire romain germanique et elle est en partie à l'origine de l'architecture romane européenne. Otton Ier, roi de Saxe est couronné empereur à Rome et fonde le Saint-Empire romain germanique, qu'il place dans l'héritage de Charlemagne. Otton Ier ressuscite un empire qu'il donne en héritage à son fil Otton II en 973. Celui-ci épouse la princesse byzantine Théophano, afin de s'allier à l'Empire d'Orient. À sa mort, son fils, Otton III, lui succède. Encore jeune, sa mère assure la Régence, et réaffirme l'influence byzantine sur l'art ottonien. Influencé par Gerbert d'Aurillac le roi rêve d'un empire universel dont la capitale serait Rome.

L'art ottonien parvient à son apogée autour de l'an mille avec la renaissance ottonienne en Saxe et en Rhénanie. Parallèlement l’Église connait une forte organisation hiérarchique : les idées réformistes marquent l'épiscopat et les abbayes connaissent une expansion fulgurante. Les monuments se placent dans l'héritage de la dynastie carolingienne tout en se laissant imprégner des influences byzantines. Les ateliers monastiques sont à l'origine de l'art ottonien : sculptures, peintures, orfèvrerie, enluminures. Le culte des reliques s'élève, et les cryptes viennent se placer de plain-pied avec la nef. La composition des édifices est modifiée, tout comme le développement de la liturgie. Les grands pèlerinages s'organisent.

À partir du XIe siècle, le style roman rhénan se développe. Il se caractérise par l'existence d'un chœur à trois absides formant un trèfle, comme dans les églises St. Maria im Kapitol, St. Aposteln et Gross St. Martin à Cologne.

Personnages historiques liés à la basilique[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • (de) Cet article est partiellement ou en totalité issu d’une traduction de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « St. Aposteln (Köln) ».
  • Kölns romanische Kirchen, Werner Schäfke, DuMont Buchverlag Köln 1984, ISBN 3-7701-1360-8
  • site de Sankt Aposteln de Cologne