Basilique Saint-Martin d'Ainay

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Basilique Saint-Martin d'Ainay
Image illustrative de l'article Basilique Saint-Martin d'Ainay
Saint-Martin d'Ainay
Présentation
Culte Catholique romaine
Type Basilique
Rattachement Archidiocèse de Lyon
Protection Classé MH en 1840
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Commune Lyon
Coordonnées 45° 45′ 13″ N 4° 49′ 38″ E / 45.753713, 4.827259 ()45° 45′ 13″ Nord 4° 49′ 38″ Est / 45.753713, 4.827259 ()  

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La basilique Saint-Martin d'Ainay est une ancienne église abbatiale de style roman (XIIe siècle) située dans le quartier d'Ainay, sur la presqu'île de Lyon. Elle est élevée au rang de basilique en 1905.

La basilique fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[1].

L’abbaye d'Ainay[modifier | modifier le code]

Les moines de l'abbaye d'Ainay prétendaient sur la base d'un écrit de Grégoire de Tours que la basilique avait été fondée au Ve, à l'emplacement de la découverte des restes des martyrs de Lyon, et présentaient à la vénération un sac de cendres et une pierre sur laquelle Pothin aurait posé sa tête. Cette origine est considérée avec septicisme par les travaux historiques récents, compte tenu de l'imprécison du texte de Grégoire, de la difficulté pour situer pécisement le lieu qu'il nomme Ad Athanacum et de l'alternative d'une autre tradition qui situe l'invention des restes des martyrs à Saint-Nizier[2].

Un prieuré bénédictin est fondé sur la presqu'île lyonnaise en 859, à l'époque de l'archevêque Aurélien.

L'établissement est élevé au rang d'abbaye, des grands travaux débutent : construite à la fin du XIe siècle suivant la volonté du père abbé Gaucerand, l'église abbatiale est dédiée le , et sous le vocable de saint Martin par le pape Pascal II (1099-1118)[3]. Cette église est l'une des rares églises romanes conservées à Lyon.

Au XIIIe siècle, sous le règne de saint Louis, lors du premier concile de Lyon, réunit par le pape Innocent IV pour excommunier l’empereur Frédéric II, il reconnaît à l’abbaye la prééminence sur 71 églises, abbayes et prieurés de la Bourgogne à la Provence. L'abbaye d'Ainay est alors l'une des plus puissantes du royaume de France.

À la Renaissance, le monastère possède un port, son abbé habite un palais et les moines disposent d’importants bâtiments avec cloître, jardin et vigne. La vie monastique se relâche : en effet, l'abbé est désormais nommé par le roi, selon le régime de la commende : sa puissance temporelle ne diminue pas mais la vie spirituelle s'en ressent.

En 1562, pendant les guerres de religion, les troupes du baron des Adrets détruisent une partie des bâtiments : le cloître est rasé, l'église dévastée. En 1600, Henri IV séjourne à l'abbaye à l’occasion de son mariage avec Marie de Médicis qui se tient en la cathédrale de Lyon.

Église paroissiale et basilique[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIIe siècle, le monastère a disparu. L'église et les bâtiments restants ont été confiés à un chapitre séculier en 1685. L'église devient paroissiale et, le 27 janvier 1780, perd le titre d'abbatiale'.

Louis XIII y séjournera avec son ministre Richelieu, puis Louis XIV y logera quatre fois.

À la Révolution, le monastère est confisqué, le palais des abbés est rasé. L'église devient un grenier à blé, ce qui évite sa destruction.

L'église est rouverte aux fidèles en 1802. Classée monument historique en 1844, elle est restaurée au cours du XIXe siècle selon un style néo-roman. Les architectes Pollet et Benoît la restaurent dans un esprit « pur roman », détruisant les dernières traces du cloître, et l'agrandissant par l'adjonction de chapelles collatérales.

Plaque commémorant son élévation par le pape Pie X au rang de basilique mineure.

Elle est élevée au rang de basilique mineure par le pape saint Pie X le 13 juin 1905.

Architecture[modifier | modifier le code]

Ancien plan de la basilique.

Tous les styles architecturaux se retrouvent dans la basilique d'Ainay : pré-roman dans la chapelle Sainte-Blandine, roman pour toute sa structure principale, la chapelle Saint-Michel est gothique, l'ensemble a été restauré et agrandie au XIXe siècle par des adjonctions néo-romanes.

La basilique garde, malgré son histoire mouvementée, une réelle unité de style.

La nef mesure 17 mètres de large tandis que l'édifice est long de 37 m.

Vitraux[modifier | modifier le code]

Les vitraux de la chapelle Saint-Michel (1893)et de la crypte de la sacristie (1894) sont du peintre verrier Lucien Bégule (1848 - 1935)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Notice no PA00117800 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. L'abbaye d'Ainay, des origines au XIIe siècle : actes du colloque tenu à l'Université catholique, 26-27 janvier 2007, p. 6
  3. L'abbaye d'Ainay, des origines au XIIe siècle : actes du colloque tenu à l'Université catholique, 26-27 janvier 2007, p. 5

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-François Reynaud et François Richard (dir.), L'abbaye d'Ainay : des origines au XIIe siècle, Lyon, Presses universitaires de Lyon,‎ 2008, 302 p. (ISBN 978-2-7297-0806-1, notice BnF no FRBNF42414418s)
  • Jean-François Reynaud et Pierre Aubert (Photographies), l'âme romane de Lyon : Basilique Saint-Martin d'Ainay, Lyon, groupe esprit public,‎ 1997, 95 p. (ISBN 2-9510078-2-5, notice BnF no FRBNF36992799x)
  • Eric Thiou, "Les nobles chanoines du chapitre d’Ainay de Lyon (1685-1789)", Editions Mémoire et Documents, Versailles, 2005, 220 p.
  • Jean Guillemain, "Un monument de la réforme grégorienne : la mosaïque du sanctuaire d’Ainay", Bulletin de la Société historique, archéologique et littéraire de Lyon, t. 32 (2002), 2004, p. 89-159.
  • L'abbaye d'Ainay : légendes & histoire, Musée historique de Lyon, 1997, 119 p., catalogue d'exposition, Octobre 1997 - Février 1998, (ISBN 2-901307-11-6).
  • La Basilique Saint Martin d'Ainay, Lyon, (n.d.), 34 p., Les Amis de Saint Martin d'Ainay, (ISBN 2-9510078-X).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]