Basile Moreau

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Moreau.
Bienheureux Basile Moreau
Image illustrative de l'article Basile Moreau
Le bienheureux Basile Moreau
Prêtre, Fondateur d'ordre religieux
Naissance 11 février 1799
Laigné-en-Belin (Sarthe)
Décès 20 janvier 1873 (à 73 ans) 
Le Mans
Nationalité Drapeau de France Française
Béatification 15 septembre 2007 à Le Mans
par le cardinal José Saraiva Martins
au nom du pape Benoît XVI
Vénéré par l'Église catholique

Basile-Antoine Marie Moreau, né le 11 février 1799 à Laigné-en-Belin (France) et décédé au Mans (France) le 20 janvier 1873 (à 73 ans), est un prêtre catholique français, fondateur de la Congrégation de Sainte-Croix et d'une communauté de sœurs soignantes et éducatrices, les Marianites de Sainte-Croix.

Biographie[modifier | modifier le code]

Prêtre du diocèse du Mans, Basile Moreau fonde la « congrégation Sainte-Croix »[1], en 1837, pour pallier le manque de prêtres et d’instruction chrétienne dans les campagnes sarthoises après la Révolution.

Malgré l’opposition de l’évêque, il leur adjoint, en 1841, un groupe de sœurs, « les Sœurs marianites de Sainte-Croix », avant d’envoyer ses «  pères, frères et sœurs, unis dans la vie et le travail  » aux quatre coins du monde (Algérie, États-Unis, Canada, Italie, Inde, Bangladesh).

Mais cet audacieux projet de congrégation mixte et tripartite ne dure pas. Après une dissociation imposée par le pape Pie IX, la congrégation de Sainte-Croix, réunissant prêtres et frères, est approuvée en 1857. Désavoué, Basile donne sa démission de supérieur général en 1866. La congrégation des Sœurs marianites est approuvée en 1867.

À la fin de sa vie, Basile Moreau subit une mise à l’écart et de douloureuses humiliations,

Miracle[modifier | modifier le code]

En 1948, une dame canadienne du nom de Laurette Comtois, résidant à Montréal et souffrant de pleurésie, aurait été guérie par l'intercession du père Moreau[2].

Après avoir donné naissance prématurément à un bébé mort-né le 1er juin 1948, elle manifesta des symptômes de toux sèche, de fièvre et de douleur au côté gauche du thorax. Après un diagnostic de pleurésie au poumon gauche, la malade reçut les soins nécessaires pour son cas; cependant sa condition empira. Le 18 du même mois de juin, il fut décidé de pratiquer une thoracentèse. Dans l'intervalle, les religieuses et les novices de la Congrégation de Sainte-Croix, la patiente elle-même, son père et d'autres personnes commencèrent à demander l'assistance divine, par l'intercession du Serviteur de Dieu, Basile Moreau. Une relique du père Moreau fut appliquée dans le dos de Laurette Comtois. Dans la nuit du 17 au 18 du même mois, la malade recouvra complètement la santé; le fluide pleural se résorba rendant la thoracentèse inutile et la fièvre disparut ainsi que toutes les autres infections reliées à sa maladie. Ainsi, cette femme fut déclarée complètement guérie de manière plus rapide que normale.

Béatification[modifier | modifier le code]

Basile Moreau est déclaré vénérable par le pape Jean-Paul II le 12 avril 2003. Le décret validant un miracle attribué à son intercession ayant été promulgué le 28 avril 2006, il est béatifié le 15 septembre 2007 au Mans dans la salle Antarès[3] par le cardinal José Saraiva Martins au nom du pape Benoît XVI.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Sermons - Sermons à des Séminaristes; à des Religieuses et Les grandes vérités. , Montréal, Oratoire Saint-Joseph, 1923, 608 p.

Études[modifier | modifier le code]

  • Henri-Paul Bergeron, Basile Moreau : fondateur des Congrégation de Sainte-Croix : frères, pères, soeurs, Saint-Laurent : Fides, 1995, 231 p. (ISBN 276211831X)
  • Gaétan Bernoville, Basile Moreau et la Congrégation de Sainte-Croix, Paris : Grasset, 1952, 254 p.
  • Albert-F. Cousineau, Principes de vie sacerdotale et religieuse à l'école du vénéré père Basile Moreau, Montréal : Fides, 1952, 262 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]